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La force des Maux ( En cours)

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Macab
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PoissonsBuffle
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MessageSujet: La force des Maux ( En cours)   Ven 3 Nov - 17:44

Titre : La force des maux
Auteur : Macab ou tite_sarah_ss_harm
Mail : sarharmrabkenzie@hotmail.com
Personnages : Harm, Mac, Deanna, Alexei et le reste du staff.
Résumé : Sarah Mackenzie vit enfin le bonheur avec l’homme qu’elle aime, qu’elle a choisi. Elle n’aspire plus qu’à devenir la mère qu’elle a toujours souhaité devenir. Mais, Mackenzie rime avec douleurs.
Aucun Spoilers
A/N : Ceci signe ma dernière fanfiction JAG. J’ai passé neuf années à rêver et six années à rédiger. Les fanfictions m’ont permise de découvrir des gens formidables, des talents cachés. L’écriture est un exutoire, une échappatoire. Ne jamais se décourager, car c’est toujours par la persévérance qu’on s’améliore. Confronter ses envies, ses peurs dans l’écriture de la mise en scène d’un couple idéalisé, aimé, recherché est une expérience inoubliable. Je vais bien sûr terminer toutes les autres fics en cours.
Je n’abandonne pas JAG, au contraire, je passe simplement à d’autres écrits, plus centrés sur des projets personnels longtemps mis de coté.
Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont toujours soutenues par leurs critiques positives ou négatives, toujours constructives.
Mes relectrices attitrées comme occasionnelles sans qui je n’aurai pas avancé. Angélique, Delphine, Marjorie, Hélène (Samh), Marlène, Kim merci du fond du cœur. Ma sucrette merci encore pour le titre, pour ton écoute et tes conseils concernant cette fic mais aussi pour une certaine partie de cette histoire. Je sais que la Russie te tient à cœur !
Merci aussi aux lecteurs  Very Happy C’est aussi grâce aux feedbacks qu’on évolue.

Cette fic est un cadeau pour Lilimac.

Je posterai environ une fois par semaine, le découpage de la fic était très difficile, la longueur des chapitre peut varier.
Je l’ai entamée en juin et elle est toujours en cours d’écriture, mais j’ai pas mal de pages d’avance lol

Bon vent et bonne mer à tous
En espérant que vous apprécierez !



***1***


Prologue


Il y a des jours où l’on se lève et où l’on se dit que tout n’ira pas comme il faudrait. On sent en soi un malaise, un sentiment étrange qui se situerait entre la tristesse et de dépression. Est-ce ça la mélancolie ? Pourquoi nous prend-elle tellement aux tripes quand on ne s’y attend pas ? Pourquoi certains ont-il le droit d’être heureux et d’autres doivent-ils subir les affres d’un chemin tortueux ? On est unique et pourtant ces sentiments là des millions de gens l’ont vécu. Faut-il souffrir pour atteindre une certaine joie ? Faut-il donner jusqu’à en perdre son énergie pour arriver à se faire aimer ? Qui a décrété que l’amour de l’autre serait la clé d’une paix intérieure ? Qui a dicté la loi de l’amour sur ce monde ? Mais pour aimer, il faut trouver ce que l’on voit, ce que l’on touche, ce que l’on regarde, ce que l’on respire et ce que l’on entend à son goût. La subjectivité ! Je ne crois plus en cette subjectivité…Il y a de choses qui prouvent que la subjectivité n’existe pas. Pourquoi telles femmes subliment-t-elle tous les hommes ? Ce n’est pas une histoire de couleurs de cheveux, de yeux ou bien de corps. Tout est écrit, tout est marqué, le monde est imbibé d’une mode à suivre. Dans ce monde ancré dans une spirale pas tant aléatoire que ça, il reste une lueur d’espoir.
L’espoir…C’est ce qui fait croire aux pauvres qu’ils seront un jour mieux lotis, c’est ce qui fait croire aux femmes et aux hommes délaissés qu’un jour on les reconnaîtra, c’est faire croire aux célibataires que chaque pot à son couvercle, c’est enfin faire croire aux malheureux qu’un bonheur peut s’ouvrir à eux…
La terre tourne autour du soleil. Chaque révolution apporte son lot de joies et de peines.

La vie de Sarah Mackenzie avait subi beaucoup de changements, mais le plus important allait sans doute arriver au moment où elle se croyait enfin protégée de tous maux.

A suivre...
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Didine
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BélierChèvre
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MessageSujet: Re: La force des Maux ( En cours)   Ven 3 Nov - 21:46

Je n'ai pas encore commence à lire car j'ai pas la tête à ça aujourd'hui, mais promis dès que tu auras mis quelques mises à jour, je commençerais la lecture et mettrais un comm, construit.

Quel dommage que tu arrêtes.

Cela n'a rien à voir, mais tes fics interrompues dont un AU vont-elles être finies ? Embarassed Plus un NC avec une certaine finou. Embarassed
_________________



"Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur."Julien Green
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Macab
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PoissonsBuffle
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MessageSujet: Re: La force des Maux ( En cours)   Sam 4 Nov - 0:11

Comme je l'ai mis dans la note de l'auteur ( mais je sais que tu n'as pas lu mdr) oui je termine toutes mes fics en cours et ensuite j'irai voguer sur d'autres récits Wink
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Macab
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PoissonsBuffle
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MessageSujet: Re: La force des Maux ( En cours)   Lun 6 Nov - 18:59

0700 Heure Locale
Appartement de Sarah Mackenzie
Georgetown


Tout avait commencé par une poignée de main et tout s’était éteint avec une accolade amicale.
Leurs adieux signaient la fin d’une belle complicité qui avait fait battre leur cœur à toute allure, qui avait donné de nombreuses contrariétés toujours arrangées. Harmon Rabb Junior était sur le pied de guerre pour le départ sur le Patrick Henry. Son rêve de recouvrer sa vision nocturne défaillante s’était réalisée grâce à une opération chirurgicale menée avec succès. Sentir le manche vibrer quand il changeait de direction, percevoir les montées s’adrénaline prendre part de tout son être, c’était cela à quoi il aspirait. L’estomac de Mackenzie se noua, son cœur se serra et sembla s’interrompre de battre durant quelques secondes. En apnée, elle le dévisageait dans ce bureau à l’atmosphère tamisée. S’il faisait complètement jour dehors, la nuit régnait totalement dans l’âme du Major. Leurs regards parlaient. Les mots sortaient mécaniquement. Avec toute la retenue qu’il convenait. Un sous-entendu sur l’amour de la part de la jeune femme fut le dernier effort pour le retenir. Elle n’avait pourtant qu’une envie, celle de l’agripper, de ne plus jamais le lâcher, lui avouer ô combien elle l’aimait et ô combien sa vie ne serait plus la même sans lui. Respect ? Peur ? Timidité ? Echec ? Elle ne savait elle-même pas très bien ce qui l’en empêchait. Elle avait tenté un pas en avant et fait le premier temps de la danse. Pour une fois, il y avait répondu en amorçant le second pas du tango fébrile. Mais la musique s’arrêta d’un seul coup quand elle saisit qu’il partait malgré l’aveu implicite. Alors, elle ferma les yeux et laissa ses larmes valser. Elles, uniquement, détenaient le pouvoir d’être entièrement libres.

_ Pourquoi suis-je toujours la seule à pleurer ?



Soudain, ses yeux se réouvrirent brutalement. La sonnerie stridente du radio réveil la tira en sursaut de ce cauchemar qui revenait sans cesse. Elle se retourna péniblement pour éteindre ce qui agressait ses oreilles. Elle était emprisonnée dans de puissants bras qui ne la lâchaient pas. Des bras forts mais lourds. Ils étaient comme un poids mort sur elle. Elle chatouilla avec ses ongles la partie la plus poilue du membre posée sur sa taille. Aucune réponse de la part de l’homme qui partageait son lit. Elle se dégagea alors de l’étreinte et se leva. Elle attrapa en bout de lui sa robe de chambre de soie bleue nuit, tâta du pied pour trouver ses pantoufles. Elle glissa ses petons dans les chaussons frais ce qui la fit frissonner. Mac se dirigea vers la cuisine, où machinalement elle tourna le bouton sur le mode « on » de la radio et reconnut la voix monotone du journaliste. Elle ouvrit son réfrigérateur, en sortit une bouteille de jus de fruit multi - vitaminé puis versa le liquide orangeâtre dans le verre de la veille posé sur le plan de travail proche de l’évier.
Elle ferma quelques instants les paupières, écouta attentivement les prévisions météorologiques et son horoscope. Elle fila sous la douche.
Avant de se mettre totalement sous l’eau bouillante, elle s’observa dans la glace qui commençait à s’embuer. Du revers de la main, elle essuya le miroir. Ses yeux glissèrent sur toute la partie de son corps visible puis ses mains s’arrêtèrent sur son ventre toujours plat. La conception d’un enfant préoccupait ses pensées depuis un certain temps, mais la nature semblait paresseuse. Elle espérait qu’aucun des deux n’eût de problème à ce niveau. Sarah avait pensé faire des tests de fertilité pour savoir si le souci pouvait provenir d’elle. Mais la peur lui tenaillait les tripes et elle ne pouvait imaginer un résultat positif la concernant. Son compagnon désirait tant un petit être né de leur union qu’elle ne voulait pas le décevoir. Car l’une des plus grandes angoisses intérieures de Mackenzie était de déplaire aux gens qu’elle aimait.
Elle secoua la tête de gauche à droite et pénétra dans la cabine de douche. L’eau dévala du sommet de sa tête jusqu’à ses pieds en couvrant une grande partie de son corps à la peau si fine. Sa main attrapa le gel douche qu’elle appréciait tant et l’éponge. La mousse que cela engendra vint couvrir ses membres. Elle frotta doucement tout son corps et se délecta de l’instant. Elle aimait se sentir ainsi. Mac avait de merveilleux souvenirs de son enfance, avec sa grand-mère iranienne qui l’emmenait dans les hammams des petites rues sombres d’Arak, la ville d’Iran où elle passait ses vacances. Le temps s’écoulait toujours trop rapidement. Elle se força à sortir après avoir, au préalable, asperger ses cuisses et ses jambes d’eau glacée qui favorisait la circulation sanguine. Le Major marchait beaucoup dans une journée et avec ses hauts talons, elle voulait s’éviter d’avoir les jambes lourdes.
Elle s’enroula dans son peignoir en éponge rose et noua une serviette sur sa tête. Le vasistas de la pièce était ouvert afin de faire sortir la vapeur.
Mac passa de nouveau dans sa chambre. Son homme dormait toujours à poings fermés. Sur le ventre, en travers du lit, il avait un de ses bras coincé sous le traversin tandis que l’autre gisait étendu à moitié sur le matelas, à moitié dans le vide. Elle sourit en le voyant ainsi. Elle essaya de ne pas faire trop de bruit avec les portes de l’armoire grinçantes. Sarah décrocha son traditionnel uniforme. Tous les jours, ses vêtements ne variaient guère. Mis à part les sous-vêtements. Elle aimait les ensemble, elle en possédait trop sans doute, mais elle adorait l’épater.
Avec son genou, elle repoussa le tiroir incrusté dans l’armoire d’où elle venait de prendre un string et un soutien-gorge et ferma doucement les portes du meuble. La seconde sonnerie du réveil, vingt minutes après retentit. Elle sursauta et entendit un grognement de mécontentement. Tout à coup, elle lâcha tout ce qu’elle avait dans les mains, et prise d’une folie soudaine, elle sauta sur le lit. Elle déposa un baiser sur le talon d’Achille puis remonta le long du mollet en prenant soin de bien appuyer chaque bisou là où elle connaissait ses points faibles. Mac retira sa serviette qui pesait lourd sur sa tête, et les cheveux encore mouillés vinrent chatouiller les jambes musclées de son amant.
Elle arriva au niveau des fesses. Elle déposa un baiser humide puis mordit gentiment la chair tendre. Il bougea et elle comprit, d’où elle était, qu’il souriait dans l’oreiller. Ses mains continuèrent la remontée le long de son échine, le griffant par ci par là, avec parcimonie.

_ Debout, lui susurra-t-elle dans l’oreille.

Complètement allongée sur lui, il pouvait sentir le corps ruisselant encore de gouttes froides. Il huma et reconnut le parfum sucré de la pêche du gel douche.
Elle lui titilla le lobe de l’oreille alors que ses cheveux faisaient réagir le corps de son mari.
Elle se décala pour lui laisser la place de se retourner. Il avait encore les yeux clos. Mac reprit sa position initiale.

_ Mon ange, il est l’heure…déclara-t-elle

Mais, elle saisit tout de suite que les choses seraient plus longues.

_ De te faire l’amour, oui, je sais, fit-il d’une voix rauque.

Elle enfouit son visage dans son cou, suçant violemment sa peau. Elle allait lui laisser une marque de son amour.

Harmon Rabb Junior ouvrit les yeux. Mais Sarah se releva tout en attrapant la serviette déjà au sol. Elle l’enroula autour de sa peau moite, ramassa tous ses vêtements et jeta un dernier regard plein de malice à l’homme de sa vie.

_ Nous n’avons pas le temps, Matelot. Tu te serais levé plus tôt…Tu aurais pu obtenir quelques bonnes grâces de ma part.

Elle lui fit son plus beau sourire tandis qu’elle s’habillait maintenant devant lui, comme une douce torture. Harm s’assit dans le lit plusieurs secondes, avant d’étirer tout le haut de son corps tel le lion qui se meut.
Il frotta ses yeux bleu océan et se décida, enfin, à se mettre debout. Il fit le tour du lit, chercha à prendre la serviette mouillée de sa partenaire, mais il ne put résister à l’envie de défaire les agrafes du soutien-gorge rouge cramoisi. La poitrine opulente et ferme de Mac nourrissait en lui de nombreux fantasmes. Même si l’écrin donnait un aspect esthétique aux seins, il les préférait libres de leur prison de dentelle. Sarah avait la chance d’avoir encore une bonne tenue pour son âge. Ils n’avaient pas encore la forme « du gant de toilette » tant redoutée des femmes.
Avant qu’elle ne puisse lui dire quoi que se soit, elle sentit ce qui l’enserrait se défaire.

_ Harm, gronda-t-elle.

_ Trop tentant, dit-il en s’éloignant.

Elle réitéra son geste et finit de se parer de son uniforme kaki représentatif de la section des Marines. Dire qu’elle était fière et honorée de le porter serait un euphémisme. Servir son pays, était pour cela qu’elle se sentait si importante.

_ Je t’ai sorti tes affaires, chéri !

Mac connaissait Harm comme si elle l’avait conçu, ou presque. C’était la même rengaine depuis qu’ils se côtoyaient et qu’ils partageaient leur vie communément. Chaque matin, il les mettait en retard et chaque matin, l’Amiral rouspétait un peu plus.



Finalement, le Capitaine de Corvette n’avait pas saisi son vol à Andrews. Après mûre réflexion durant le voyage qui le menait à la base, son esprit avait vagabondé sur ce qui aurait pu être. « Et s’ils se mettaient ensemble ? », « et s’ils étaient fait l’un pour l’autre ? » ; « et si la mer les séparait définitivement ? ». Certes le fait de pouvoir remanier le manche, de sentir son corps résister à la force des poussées, de dominer enfin ses impulsions harponnaient ses tripes au plus profond de lui-même, mais il y avait toujours l’amour en jeu. Sa collègue n’avait pas tort sur ce point. Il avait déjà eu l’occasion de connaître les sensations de voler, mais il n’avait pas encore eu celle de serrer la femme pour qui il éprouvait tant de sentiments. Dans ses cas là, le plus excitant reste sans doute l’inconnu. Oui, l’incertitude, l’ignoré avenir procurait des ailes ! Et quelle ironie ! Harmon Rabb Junior allait planer sur des terres inconnues, des monts et des vallées secrets et mystérieux pour lui : il piloterait l’avion de l’amour Mackenzie.
Ce jour là, la pluie n’avait cessé de tomber en soirée. Le soleil pourtant si présent en début de journée avait laissé place à des gros nuages gris.
Dans ses pénates, assise en tailleur sur son sofa, les yeux rivés sur le verre de thé glacé dans lequel les glaçons avaient fondu à un rythme très lent, Sarah se préparait psychologiquement à appréhender une vie sans son meilleur ami. Avec qui allait-elle se disputer ? Avec qui parierait-elle des dîners ? Qui allait-elle taquiner ? Un gros soupir traversa son corps. Tandis que son esprit vagabondait à se remémorer chaque instant passé ensemble, les coups sur sa boite de bois la firent revenir à la réalité.
Et quelle ne fut pas sa surprise quand elle vit par le judas l’uniforme blanc traditionnel. Les insignes du capitaine de Corvette sur les épaules. Son cœur battit à la chamade ! Comment pouvait-il être devant le seuil de sa porte alors que ses six heures devraient être posées sur un siège peu confortable ? Elle lui ouvrit et ses yeux s’illuminèrent. Le teint fatigué disparut en un clin d’œil. Il la dévisagea et comprit que tout se jouait à cet instant précis. Il laissa tomber au sol son sac et son attaché-case, ce qui provoqua un bruit sourd dans tout le couloir. Puis, encouragé par une pulsion, il lui saisit le visage et déposa sur ses lèvres douces et tièdes le plus doux des baisers.
Mais aucun mot ne vint perturber ce qui venait de se passer quand il stoppa son action. Ils se regardèrent simplement, enlacèrent leurs doigts. Elle l’invita à pénétrer dans son appartement faisant fi des affaires toujours posées sur le pas de la porte. Ils s’installèrent à nouveau dans le canapé le plus silencieusement du monde. Du bout de son doigt, elle traça les lignes de ses petites rides apparentes et observa à sa guise le visage de son partenaire. Instant totalement surréaliste. Ils s’avouait sans mot leur amour. Aucun des deux ne voulait poser des paroles mal choisies, des termes non appropriés sur ce qu’ils ressentaient. Les gestes et les regards parlaient pour eux. Ils prenaient leur temps comme à leur habitude. Mais cette fois-ci, la relation qu’ils allaient entamer serait bien plus puissante que leur amitié.


Mac fit la vaisselle de la vieille en attendant que son petit-ami soit enfin prêt. Parfois, elle le taquinait en lui disant qu’il était pire qu’une femme pour le temps qu’il pouvait passer dans la salle de bain. Elle savait que cela le faisait partir au quart de tour et elle adorait le voir s’enflammer. Maligne, malicieuse, coquine, chipie, voilà ce qu’elle aimait être avec lui. Il est vrai qu’il lui avait appris à ne plus jouer avec les autres dans le sens où, lorsqu’elle n’allait pas bien, elle pouvait le montrer et Harm était constamment là pour l’écouter, la rassurer et lui prouver qu’il l’aimait. Une simple accolade, un bisou, une main chaleureuse sur sa cuisse, des gestes anodins qui lui démontraient que tout cela n’était pas un rêve. Ouverte et épanouie, elle devenait une de ses femmes qui rayonnent à des kilomètres environ quand le bonheur frappe à leur porte.

_ On peut y aller, hurla son amoureux du salon.

_ J’arrive !

_ On va finir par être en retard Mac !

Elle crut s’étouffer. Elle arriva dans la même pièce que lui et balança le torchon vrillé.

_ Te fous pas de moi, tu veux, explosa-t-elle de rire.

_ Tu me cries toujours dessus que je suis le dernier prêt ! Tu vois que tu es de mauvaise foi, Mackenzie !

Elle prit sa mallette, son calot et son trousseau de clés sur le meuble près de l’entrée, laissa passer Harm devant elle, en profita pour le pincer et claqua la porte avant de donner un coup de clé.
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sedb
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BélierDragon
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MessageSujet: Re: La force des Maux ( En cours)   Lun 6 Nov - 19:13

J'aime cette histoire, moi. A quand la suite ?
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Macab
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PoissonsBuffle
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MessageSujet: Re: La force des Maux ( En cours)   Ven 10 Nov - 13:16

Merci pour les commentaires Very Happy

Désolée pour le découpage mais j'ai un peu peiné!
0800 Heure Locale
Quartier Général du JAG

Falls Church
Le trajet pour relier Georgetown à Falls Church ne devait compter que quatre ou cinq kilomètres, ce qui était insignifiant quand on voyait la grandeur de la Capitale Fédérale des Etats-Unis. Et pourtant le trajet durait généralement une bonne demi-heure. Le trafic était insoutenable, les embouteillages incessants, et les voies rapides ne dégorgeaient aucun autres axes secondaires. Les gens partaient tous irrémédiablement à la même heure provoquant de nombreux bouchons.
Ils le savaient tous les deux mais cela ne changeait rien à la donne. A l’instar des autres concitoyens, ils ne modifiaient pas leurs habitudes. Le plaisir de râler, le klaxonner voire d’insulter intérieurement son prochain, voilà qui mettait du piment dans une vie monotone réglée comme une horloge suisse. Bien que la vie de militaires ne soit pas exactement ennuyante. La plupart du temps l’un des deux partaient pour une enquête sur un navire de guerre ou bien dans un pays où les troupes de la Nation tentaient de remettre un peu d’ordre. Lorsqu’ils n’étaient pas affectés ensemble. Mais depuis qu’ils avaient révélé leur liaison, les missions avaient pris une autre tournure. Le Pacha évitait toutes affaires à l’extérieur avec ses deux meilleurs éléments réunis. Mac avait été détaché officiellement à la CIA mais officieusement, elle gardait son statut de Major au sein du JAG. Elle était une Marines, une avocate et n’avait absolument rien en commun avec tout le personnel qui travaillait pour un organisme plus connu pour ses espions et ses agents secrets que pour leur véritable activité.
Heureusement pour eux, le parking de leur lieu de travail comprenait des places assez suffisantes et surtout nominatives pour y garer les voitures. Le planton à la guérite était un jeune quartier-maître dont la bonne humeur animait toujours son visage malgré les jours qui passaient.

Mac prit les deux attachés-cases posés sur le siège arrière, son calot, la casquette de la Navy de son compagnon et sortit de la voiture comme une flèche. Elle jeta un rapide coup d’œil sur les grandes fenêtres du bureau de l’Amiral, qui ne laissait rien paraître puisque les rideaux étaient mi-clos. L’ombre de la grande carrure de Chegwidden ne pouvait être détectée.
Le couple Roberts arriva au même moment. Harriet et Bud étaient leurs amis depuis qu’ils les avaient rencontrés. Ils avaient suivi leur début de relation houleuse et avaient tout fait pour jouer les marieuses ! Harm aimait secrètement donner des conseils au jeune subalterne malgré le fait que cela puisse le mettre mal à l’aise, tandis que Mac et Harriet avaient lié une solide amitié. Mais il arrivait aussi que le lieutenant Sims demandât conseil à un homme et Bud Roberts à une femme. Après un mariage mouvementé, le jeune couple avait trouvé la quiétude et allait maintenant accueillir un nouveau petit être dans leur famille. AJ était né dans les locaux, ce qui lui valait une destinée toute tracée selon Bud. Harriet attendait une petite fille, qu’il appellerait Sarah, en l’honneur de leur amie, toujours présente.
Sarah en avait eu les larmes aux yeux lorsqu’Harriet, un peu stressée était entrée dans son bureau pour le lui annoncer.
La grossesse rendait rayonnante le lieutenant Sims et Mac pensait de plus en plus à donner à Harm un cadeau de ce genre. Elle avait arrêté la pilule peu de temps après leur première nuit ensemble, sachant qu’il faudrait un peu de temps. Elle était du genre stressée, son cycle n’avait jamais été très régulier et elle pressentait que l’arrivée d’un bébé pourrait prendre du temps. Mais, elle comprit que quelque chose ne tournait pas rond quand elle vit la rapidité à laquelle son amie pouvait tomber enceinte. Chaque femme est unique et particulière ce qui confère donc des aptitudes variées et des dispositions singulières. Mais l’envie d’avoir un enfant se faisait pesante pour Mackenzie, qui gardait bien évidemment tout ceci au fond d’elle, sans rien évoquer. Elle s’était acheté un kit pour savoir le moment où elle ovulait. Elle se faisait très câline et extrêmement amoureuse, en y mettant tout son cœur à chaque fois qu’ils faisaient l’amour. Non pas qu’elle n’aimait pas avoir de relation avec lui, mais parfois, il lui arrivait à n’être pas totalement dans la partie, des problèmes l’obsédant. Ce qui manquait à sa vie privée aussi, c’était une meilleure amie comme elle avait pu avoir étant adolescente. Une personne qu’on peut appeler sans même se demander si on la dérange, lui dire ses maux du cœur, lui parler, l’écouter, être là pour quelqu’un et que quelqu’un soit là pour vous. Harriet s’avérait être la femme en qui elle avait le plus confiance mais certains mots n’arrivaient pas à sortir de la bouche du Major. Il s’agissait d’une retenue due au métier sans doute. Elle n’envisageait surtout pas d’en toucher le moindre vocable à son amant.


_ Major, Capitaine ! s’enthousiasma Sims, heureuse de voir ses collègues


Mac s’approcha de son amie, lui fit la bise malgré leur uniforme et passa sa main sur le ventre rebondi. Elle aimait cette sensation.


_ La future Marines ne bouge pas de trop ? demanda Sarah


Harriet secoua la tête de droite à gauche.


_ Elle fera sans doute partie des Calamars ! Une de plus ! maugréa Mac.


Harm passa sa main dans le dos de sa petite amie et lui souffla à l’oreille :

_ On en fera une qui te ressemblera.


A ces mots, elle se raidit. Il sentit la tension prendre part du corps du Major. Ils se dirigèrent tous dans le bâtiment principal, prêt à effectuer leur journée de labeur. Harm devait défendre une jeune recrue accusée d’avoir détournée de l’argent afin de payer de quoi nourrir son enfant, sa solde ne suffisant pas pour subvenir à ses besoins. Roberts accusait. Le procès allait encore être un véritable spectacle d’argumentation, confrontant le maître et l’élève. Harriet s’occupait de classer les anciens dossiers aux archives. Son état ne lui permettait pas de mener grand train, et l’amiral soucieux de ne pas devoir remettre à nouveau un enfant au monde dans son bureau lui avait proposé ceci.
Quant à Sarah, elle planchait sur une lourde affaire de meurtre avec préméditation, ce qui allait la mener à Phoenix pour quelques jours. Elle redoutait un peu de devoir quitter son cocon bien installé mais cela lui permettrait sans doute de réfléchir au sens qu’elle allait donner à sa vie. Elle penserait au rendez-vous tant redouté et verrait si oui ou non elle ferait ses tests. Pour toute femme ou tout homme c’était une épreuve. On confrontait ce qui faisait l’essence même de notre être à un médecin qui dirait par l’affirmative ou la négative si vous êtes apte à donner la vie. Bien que les hommes cachaient leur jeu et leurs sentiments, il s’avérait que mettre son sperme à l’épreuve remettait en cause bien des principes de virilité. L’ego était confronté à la science.
La société tend à donner une image de la maternité comme un but à la vie. Tomber enceinte, avoir un enfant semble apparaître comme étant un accomplissement de soi. Pour la femme, ne pas pouvoir donner naissance générait une pression de plus. Un stress qui renvoyait à l’être qu’il n’était pas « normalement constitué ». Beaucoup de femmes ne pouvant concevoir disent qu’elles ne pourront jamais se sentir comme de vraies femmes, qu’aux yeux des autres elles sont incomplètes. La technique d’aujourd’hui offre de nouvelles possibilités comme les fécondations in-vitro, les inséminations artificielles et lègue un nouvel espoir dont se nourrissent des femmes. Et puis, avoir un enfant ne signifie pas le porter durant neuf mois exclusivement. L’adoption, la mère porteuse sont des moyens d’obtenir ce qui est tant désiré. Finalement, l’amour est un sentiment puissant qui engendre beaucoup de questions. Car il est celui qui pousse un homme et une femme à produire un petit être pour qu’il soit le reflet de ce qu’ils ressentent si fortement. Il est celui qui fournit le plus de doutes sur soi et sur l’autre, qui remet en question la notion de confiance, d’envie, de vouloir, de pouvoir. Il donne des ailes comme il en coupe, il fait de soi un être épanoui ou bien totalement l’inverse. Sarah Mackenzie pouvait percevoir, à la limite du palper tout ça.


Le ton fort de deux voix masculine sur le plateau central ramena Mac à la réalité. Son stylo avait glissé malencontreusement sur un papier faxé, ce qui avait laissé une trace noir indélébile dessus. Intriguée, le sourcil relevé par reflex, elle alla instinctivement voir pourquoi une telle esclandre avait lieu.
Elle vit son collègue, compagnon et amant entrain de rugir contre l’Amiral. Celui-ci tout aussi rouge de colère que le Capitaine. Les deux hommes pointaient de l’index comme voulant se défier. Harm n’avait jamais agi ainsi, avec autant d’insubordination. Les regards noirs qui jetaient des flammes et qui remplaçaient les mots permirent à tout le personnel de comprendre qu’il ne fallait pas s’arrêter pour les observer. Car qui se frotte à un Pacha courroucé s’y pique.
Elle ne connaissait pas les causes de cette rixe mais elle allait très bientôt le découvrir. Son amie Harriet se sentait gênée, au point que ses joues étaient en feu. Les yeux tantôt rivés sur le sol, tantôt rivés sur les officiers qui se trouvaient là. Harm pénétra dans le bureau précédant Chegwidden qui ne manqua pas de claquer la porte, signal d’un imminent danger. Non seulement Harm avait dépassé largement les bornes mais en plus il était sous le coup de plusieurs plaintes de juges d’audience pour son arrogance durant les cours martiales. Les affaires au bureau tournaient au vinaigre et Mac ignorait le pourquoi du comment ! Elle avait pourtant tout fait afin d’essayer d’arranger les choses en tentant de discuter avec un marin plus têtu qu’un âne. Même la carotte au bout ne marchait pas. Sarah se demandait si Harmon ne lui cachait pas un projet ou une mission, mais elle restait immanquablement dans l’expectative d’une réponse correcte, claire, nette et précise de son conjoint. Avec lui, Mac comprit qu’il ne faillait pas être pressé. Il se livrait quand il en éprouvait le besoin, quand les choses commençaient à l’empêcher de fermer les yeux durant plusieurs nuits, quand le mal le rongeait de l’intérieur depuis trop longtemps frôlant bientôt avec les limites du raisonnable.
Elle n’avait pourtant jamais eu peur des réactions qu’il pouvait éprouver. Ses accès de violence n’était jamais dirigé contre les personnes qu’il côtoyait. Le simple fait de s’énerver brutalement était rare chez lui. Oui, parfois, les mots dépassaient sa pensée mais jamais ses poings ne frappaient sans raison. Et s’attaquer à son supérieur hiérarchique en lui manquant autant de respect ne pouvait être qu’un acte résolument sérieux. Harm avait la fâcheuse tendance à se laisser guider par ses émotions. Trop souvent d’ailleurs, ce qui lui valait un caractère impulsif mais paradoxalement une impulsivité contrôlée. Les décisions qu’il prenait semblaient souvent complètement folles mais pesées.
La recherche de son père avait profondément marqué toute une partie de sa vie. Partir dans un pays où la langue parlée posait une immense barrière de langue, chercher jusqu’à en mourir l’homme qui avait bercé des souvenirs d’enfant, déformés. Qui laissaient un goût de héros aux yeux d’un petit garçon. Un père qui n’avait jamais connu le 6ème anniversaire de son fils ni ceux qui suivirent. Un père qui avait finalement refondé une famille en laissant derrière lui un autre garçon. Un jeune homme qui avait pu profiter un peu de lui. Mais la destinée de cet homme, Harmon Rabb Senior, était toute imprimée…Il ne pourrait bénéficier de l’immense plaisir d’avoir à ses côtés et jusqu’à la fin de sa vie, ses deux enfants.
Au final, les deux passés des conjoints avaient plus de points communs qu’ils ne pouvaient y paraître. Le père d’Harm l’avait en quelque sorte abandonné tandis que la mère de Mac l’avait laissée. Il avait vécu avec sa mère, elle son père. En lui sommeilla, durant très longtemps, rage et peine, un sentiment d’inaccompli. En elle, ses vieux démons effacés la tiraillaient seulement lorsque ses yeux rencontraient une bouteille de whisky. Rien n’était plus achevé que son passé. Et rien n’était plus incertain que son futur.


Son cœur rata un battement quand son esprit s’imagina le pire. Qu’est ce qui pourrait détruire le plus son homme hormis le fait qu’il ne puisse plus voler ? Son ventre devint dur, elle sentit ses propres intestins se nouer. S’il en venait à quitter le JAG, à mettre au placard son uniforme, pour lui sonnerait la chute aux enfers. Pour elle, cela signifierait qu’elle représenterait tout ce qu’il ne serait plus. Tout ce qu’il ne pourrait plus obtenir. Un peu ce qu’elle ne pouvait lui donner. L’enfant désiré.
Elle se hâta de chasser cette idée qui la taraudait en secouant la tête de droite à gauche. Bientôt, elle serait en mission à Phoenix, dans un hôtel inconnu, sur une terre nouvelle, un état inexploré, un endroit où elle pourrait choisir. Mais au fond d’elle, elle n’ignorait pas que la solution soit d’une évidence même. Entre peur et souffrance, elle préférait la souffrance à la peur car au moins, dans un des cas, elle serait fixée à jamais sur le sort que lui avait réservé l’avenir.

Elle vit la porte du bureau s’ouvrir sur un Harmon Rabb, éprouvé. Il passa devant elle, posa sa main sur sa hanche pour lui donner une petite accolade et une légère caresse tout en lui souriant. Mais c’était ce sourire faussé par un regard de ténèbres. Son instinct de femme ne l’aurait-elle pas trompée ?


_ Qu’est ce qui s’est passé ? murmura-t-elle


Mais elle n’eut aucune réponse verbale. Elle attrapa sa main au vol quand il retira la sienne de son point de chute. Elle n’avait pas pour habitude de donner des gestes qui pouvaient relever de l’intimité entre deux militaires en public et surtout dans l’enceinte même de son lieu de travail, mais elle perçut que les choses devaient être assez grave pour qu’il agisse ainsi.


_ Je pars pour la Russie, déclara-t-il.

A suivre
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MessageSujet: Re: La force des Maux ( En cours)   Ven 10 Nov - 16:11

Géniale...
La suite, SVP........
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MessageSujet: Re: La force des Maux ( En cours)   Mar 14 Nov - 14:16

_ Quoi ? répondit-elle étonnée.

_ D’après des informations que j’ai reçues ce matin, mon père est vivant.

_ Impossible Harm ! Tu sais comme moi, que ton père est enterré dans la taïga russe, où personne ne peut dire exactement l’endroit. Ce fut déjà un miracle que tu puisses retrouver ton demi-frère. Ton père est définitivement mort, chéri.

Ses yeux s’assombrirent encore plus. Comme s’il avait placé en sa femme trop de confiance. Elle était la seule à pouvoir le soutenir dans cette épreuve, la seule à le suivre malgré ce qu’ils avait découverts. Et en un instant, elle venait de ruiner toutes ses espérances. Elle avait simplement réagi comme n’importe quel quidam. Comme l’Amiral. On ne peut être déçu que par des gens qu’on aime. La plus grande peur de Mackenzie était de le dépiter, et malheureusement pour elle, sa première fois venait de se produire. Une longue série de déceptions qu’elle engendrerait mais dont elle ignorait le tout. Elle posa sa main sur son bras qu’il dégagea de toute étreinte dans un geste brusque. Il alla s’enfermer dans son bureau, en prenant le plus grand soin de bien baisser les stores, afin que personne ne puisse l’observer.
Il avait déjà été seul dans sa recherche de se père idolâtré lors de son départ pour les VietNam à 16ans, ce n’était pas vingt années plus tard que cela le perturberait. Certes, il avait un travail, un couple en construction et en épanouissement, des amis et une plus grande maturité. Mais, ses cauchemars et ses renseignements reçus à répétition depuis plusieurs semaines le mettaient nerveusement à bout. Sans doute pour la dernière fois de sa vie, il irait chercher celui qui lui avait tant manqué. Après, il serait trop tard. Pour lui, pour eux.
De son côté, Sarah ne savait pas comment se comporter. Devait-elle aller le voir, en signe de soutien ? Mais, ses paroles venaient de lui faire comprendre le contraire. Elle voulait lui éviter des maux inutiles, des espoirs vains.
L’incertitude est le sentiment le plus déroutant. Il n’est pas seulement à l’origine d’émission d’hypothèses plus que farfelues, il est aussi le seul à pouvoir mettre un homme face à lui-même. Quand l’incertitude prend part de tout un être, la remise en question semble inévitable. Les questions se succèdent, les réponses n’aboutissent jamais à la satisfaction. Finalement, il se dessine un cercle vicieux, un cercle dont la question du départ reste dans l’expectative.
Mac ne désirait qu’une chose : le sauver de sa perdition future. Oui, au tout au fond d’elle, elle pressentait comme une évidence. S’il partait, il signait un contrat dont ils n’auraient connaissances qu’au fil du temps. Pactisé avec le diable aurait été geste identique. A l’aveuglette, il se jetait corps et âme à la recherche, une nouvelle fois, de son père défunt ; corps et âme il l’entraînait avec lui malgré toutes ses bonnes intentions. Un coupe gardera toujours sa définition numérique et non poétique. Un coupe avait toujours été deux personnes et non deux ne formant qu’une. La différence était là. Lui s’obstinait, elle restait en arrière. Une danse désordonnée, qu’ils avaient connu de trop nombreuses fois pour que ce dernier tango ne soit pas sans fracture. Mais seul l’avenir pourrait venir contredire ce tourbillon de pensées.



Et en ce futur, Sarah Mackenzie espérait…

A suivre...
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MessageSujet: Re: La force des Maux ( En cours)   Mer 15 Nov - 11:27

Olala, trop intéressant, la suite....
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MessageSujet: Re: La force des Maux ( En cours)   Lun 20 Nov - 18:54

***2***

2000 Heure Locale
Appartement de Sarah Mackenzie
Georgetown



Dans l’appartement du Major régnait un calme presque absolu. Seule la télévision qui tournait dans le vide donnait un bruit de fond. Il était attablé dans la salle à manger, elle préparait sa valise. Leurs yeux, durant le dîner, exprimaient tous les deux les mots qu’ils voulaient échanger mais dont leurs bouches ne pouvaient articuler. Harm la suppliait d’éviter toutes questions ou d’émettre toutes conclusions trop hâtives. Mac lui faisait comprendre qu’elle était effrayée à l’idée de le laisser seul durant quelques jours. Elle lui transmettait aussi son inquiétude vis à vis de son comportement, trop excessif, trop impulsif encore à son goût. Mais qui était-elle pour lui dire ce qu’il devait faire ? Elle avait perdu son père, il l’avait poussé à le retrouver malgré ses réticences. Pour ne rien regretter. Cela avait été l’occasion de revoir sa mère. Deanna Mackenzie. Avec le temps, elle avait pris de l’embonpoint. Ses cheveux étaient gras, ses rides plus prononcées, mais elle restait la femme qui l’avait aimée durant quinze années de sa vie. Juste avant qu’elle ne parte poussée par la pression d’un mari alcoolique, d’un mari qui ne savait montrer son attachement que par les coups. Joseph Mackenzie éprouvait des sentiments à l’égard de sa famille. Sa fille avait été la perle de ses yeux à l’instant même où il l’avait tenue, menue, dans ses bras. Mais, au fil des années, « Jo » avait laissé ses faiblesses guider sa vie. L’ennui l’avait mené à la bouteille, et la bouteille à sa nouvelle compagne. La boisson. Elle enivrait les sens, elle brouillait toutes perceptions. Elle faisait passer de l’état mélancolique à un état euphorique pour finir pathétiquement. Car la joie n’est qu’un effet éphémère. Pour l’apprécier, il faut savoir s’arrêter à temps. Mais, comme tout défi, l’homme veut aller plus loin, tester ses limites. Et la faiblesse de l’homme appelle d’autres faiblesses. Le seul moyen de s’exprimer une fois soul, l’unique façon de dire son mal était de le faire partager. Taper, encore et encore. Crier, hurler, exiger, frapper. Faire ressentir à ceux qu’on aime tout le mal qui s’empare de l’être. Lui faire découvrir la souffrance dans laquelle la personne se trouve. Jo aimait. Oui, il aimait la boisson. Sa femme avait un corps parfait : la forme d’une bouteille. Il pouvait l’aimer toute la nuit et toute la journée comme il pouvait la briser pour mettre fin à ses maux. Or, sa véritable compagne, Deanna, elle, lui rappelait toujours sa condition malgré les coups. Elle se relevait chaque fois. Un jour, il l’aurait peut-être tuée. Sans doute. Mais chaque coup rendait Deanna Mackenzie plus dépitée et plus amère.
A l’aube des quinze ans de sa fille, tandis qu’elle était partie dormir chez son amie, Deanna subit le même rituel. Jo s’affala ivre mort sur son fauteuil après avoir cogner, toujours plus fort. En boule, les larmes ruisselantes sur des joues rougies par la douleur, les yeux totalement vides, Deanna ne criait plus. Ce soir, elle savait qu’elle quitterait tout. Lui, elle. Sa fille. Quelle mère pourrait abandonner son enfant ainsi ? Sans même lui laisser un mot, sans même lui dire au revoir. Pourquoi n’aurait-elle pas été la chercher ? Finalement, la seule compagnie qu’elle s’autorisa était le chien de la maison. Celui que Sarah adorait. Car les raisons de l’abandon de la propre chair de sa chair avaient été réfléchis. Mais, Mac attendait toujours les réponses qu’elle n’aurait sans doute jamais puisque l’unique entrevue qu’elle eut avec sa mère s’était soldée par un échec.
Alors, qui pouvait-elle prétendre être, si elle, Sarah Lisa Mackenzie, empêchait l’homme de sa vie placer de nouveau ses pas d’homme dans celui de son père, ce héros finalement inconnu.
En bouclant les passants de sa valise machinalement, son regard se posa sur une photo traînant sur le bois contreplaqué de la table de nuit. Harm se trouvait derrière Sarah, ses bras l’entourant à l’instar d’un réflexe de protection et d’amour. Les mains de la jeune femme étaient sur celles de son amant. Elle se souvenait parfaitement du jour de cette photo. Harriet était l’instigatrice de ceci. L’annonce de leur mise en ménage apparaissait comme une consécration tant attendue par leurs amis.
Elle prit sa valise et la posa près de la porte. Elle commença à déboutonner son uniforme pour passer sa nuisette. Il se faisait tard, son avion décollait tôt le lendemain. Elle escomptait une nuit pleine d’amour et de tendresse entre eux, mais les méandres de la vie changeaient ses plans. Les femmes avaient le pouvoir de faire souvent ce qu’elle voulait de leur homme, sachant très bien les manipuler par des tours de passe-passe grâce à leurs charmes. Malheureusement, l’atmosphère était trop tendue et trop sérieuse pour qu’elle ne s’attaque à une embarquée érotique.
Lui était toujours attablé, les yeux rivés sur le dossier qu’il avait ressorti du carton dans lequel, quelques années auparavant, il y avait glissé tous les papiers correspondant à la mort de son père. Elle vit, avec les reflets de la lumière émise par la lampe allogène, que le bracelet d’un parent disparu tenait sa place sur la table aussi. Elle se demandait comment elle avait pu croire qu’il était totalement guéri de ses maux. Et comment il pouvait être aussi crédule. La maîtresse de son père leur avait certifié qu’il était décédé en héros, en voulant sauver une jeune femme d’un viol collectif. Mais le sujet « Harmon Rabb Senior » était loin d’être clos. Les nuits du Capitaine étaient peuplées d’un doux mélange de souvenirs véritables et imaginés.
Elle soupira, déposa sa montre sur le bord de sa table de nuit, régla le radio réveil. Elle s’allongea dans les draps de coton bleutés et se pelotonna. En position fœtale, elle se entait en sécurité où qu’elle soit. Dans l’appartement, plus un bruit ne régnait mis à part les bruits de feuilles. Elle l’entendit se lever et se diriger vers la cuisine. Elle pensa alors qu’il allait se refaire une tasse de café bien chaude et qu’elle allait passer la nuit, seule, dans ce grand lit. Mais, son sixième sens l’avait trompé. Il avait simplement reposé son mug dans l’évier, éteint la lumière et venait dès à présent prendre place dans le lit. Il ne mit que quelques secondes pour enlever tous ses vêtements dans le plus grand silence. Il s’installa au côté de sa compagne. Sous les draps, il vint positionner son corps à la forme fœtale de Sarah, plaça un de ses bras autour de la taille de celle-ci, vint nicher ses lèvres à la base de sa nuque. Elle se détendit alors, et se laissa étreindre. Sa main vint se placer sur celle de son partenaire et ils croisèrent leurs doigts. Elle sentit une légère pression sur son ventre plat venant d’Harm. Il s’appuya sur son coude, cala sa tête sur sa paume et surplomba ainsi Mac. La chambre était dans la pénombre. Il ne pouvait voir que certains traits. Il commença à déposer de tous petits baisers sur le visage de celle qu’il choyait.


_ Je t’aime, murmura-t-il au creux de son oreille.


Elle tressaillit quand elle sentit le souffle chaud de sa respiration près de l’une de ses zones érogènes.
Il ne le lui disait que très rarement, mais toujours à des instants où elle ne s’y attendait pas. Après qu’ils aient fait l’amour la première fois, elle s’était attendue à ce qu’il le lui dise, comme dans tous les rêves d’amour de jeunes femmes avec celui qui nous est prédestiné. Mais, il n’avait prononcé les mots qu’elle attendait tant, qu’une semaine après, alors qu’il passait derrière elle pour attraper une tasse de café dans la kitchenette du JAG. Un « je t’aime » susurré, dont l’intonation laisser penser qu’il avait eu envie d’elle à cet instant précis. Elle aurait tout quitter pour lui dans la seconde qui aurait suivie si Tiner n’avait pas brisé involontairement ce moment précieux. Elle était restée de dos, mais un sourire illuminait son visage et ses yeux brillaient de mille feux. Mais avait-il vraiment eu besoin de le voir ? Elle lui avait révélé qu’elle tenait à lui plus que tout quand elle s’était livrée pleinement à lui sans aucune retenue. Les mains de son amant lui brûlaient la peau. Ses baisers l’embrasaient, ses caresses la faisaient trembler des pieds à la tête. Elle quittait la terre quand elle s’évadait avec lui pour des plaisirs charnels. Elle n’était ni au Paradis, ni à Washington, mais elle se trouvait dans un monde de volupté et de concupiscence que chaque être atteint, quand enfin, deux êtres ne font plus qu’un, et que l’autre est simplement la partie manquante de votre vie affective, sentimentale et charnelle. Celle qui complète l’être et qui donne des ailes. Celle pour qui le cœur explose au simple regard, à la simple énonciation de son prénom. Sarah Mackenzie était bien plus qu’amoureuse. Elle dépassait tout cela. Elle se voulait être pour lui ce que l’air est au poumon.
Il la fit se tourner vers lui afin qu’il puisse l’embrasser. Elle sut que ce soir, il n’irait pas jusqu’au bout, mais qu’ils passeraient simplement une partie de la nuit à se caresser, à s’embrasser, à être l’un contre l’autre avec toute la candeur possible. Quoiqu’on pouvait en dire, Harm était sans doute le plus romantique des deux. Oh, bien sûr, ils avaient leurs pulsions, mais il aimait prendre soin d’elle délicatement. Elle n’avait jamais eu à lui demander, c’était instinctif. Comme s’il connaissait les envies profondes des femmes. Elle n’était pas la première qu’il touchait, mais elle espérait être bien la dernière. Il avait sans doute appris au fil de ses expériences à déceler les moindres petits signaux de l’amour.


_ Harm ?


_ Oui, souffla-t-il


Elle l’obligea à le mettre sur elle pour qu’elle sente le poids du corps de son futur époux et père de ses enfants. Elle aimait la façon dont il retenait son corps afin qu’il ne l’écrase pas trop. Elle le trouvait incroyablement beau dans ces instants là.


_ Moi aussi, je t’aime.


Il lui sourit et leurs yeux s’accrochèrent. Leurs langues jouèrent durant des minutes interminables. Elle oublia ce qui l’attendait la-bas à Phoenix. Car, finalement, sa réflexion était toute faite. Elle avait pris la décision de passer des examens là-bas, plutôt qu’à Bethesda, hôpital où elle était susceptible de rencontrer quelqu’un qu’elle connaissait. Oui, elle allait avoir rendez-vous dans une clinique privée pour y passer ses tests de fertilité. Mais, cela attendrait demain. Pour Harm, elle était prête à tout. Prête à mettre à l’épreuve sa féminité, sa faculté à concevoir un être de l’amour : l’essence même d’une femme.

A suivre
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MessageSujet: Re: La force des Maux ( En cours)   Mar 21 Nov - 18:43

Toujours aussi bien, merci.
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MessageSujet: Re: La force des Maux ( En cours)   Jeu 30 Nov - 12:07

Merci Bcp !


0630 Heure Locale
Chambre de Sarah Mackenzie
Georgetown


Enlacés tendrement, front contre front, le réveil les fit sursauter en même temps. La nuit avait été parfaite et délicieuse. Elle s’étira tandis qu’il en profita pour l’emprisonner de ses bras puissants.
Elle se mit à rire quand il la chatouilla et qu’il entama un assaut de bisous digne d’un Marines.

_ Arrête, dit-elle en passant la paume de sa main sur sa peau râpeuse à cause de la barbe naissante.

Elle se dégagea et sortit de sous les draps. Il l’observa puis se laissa tomber lourdement sur les oreillers avant de se rendormir aussi vite qu’il ne s’était éveillé.
En peu de temps, le Major était fin prête pour partir à l’aéroport. Harm ne pouvait l’accompagner malheureusement. Elle se pencha au dessus de lui, et déposa un baiser sur le bout de son nez. Il ouvrit les yeux, son regard transperçant la couleur chocolatée des iris de la jeune femme.

_ Fais attention à toi mon amour.

_ Tu oublies que je suis un Marines !

Il lui sourit à nouveau, se mit debout et l’accompagna lentement jusqu’à la porte d’entrée. Ils se serrèrent l’un contre l’autre, se délectèrent de ces quelques minutes avant que le klaxon persistant du taxi ne les avertisse qu’il était là.

_ Je t’appelle ce soir, lui dit-elle en l'étreignant une dernière fois.

Elle ferma la porte après un dernier adieu des yeux. Elle le laissait seul face à ses démons et elle partait seule face aux siens. Demain soir, elle l’appellerait après ses tests à la clinique. De nombreux secrets régnaient sur leur couple.
Comme dans tous les taxis, elle prit place à l’arrière en indiquant l’aéroport de Dulles. Sa ceinture bouclée, elle regarda sans vraiment le faire le paysage urbain défiler. Il n’y avait pas grand monde sur les axes principaux. Le soleil montrait à peine ses faibles rayons chauds et la bise fraîche qui s’infiltrait par l’ouverture légère de la fenêtre du conducteur lui piquait les joues. La radio diffusait les nouvelles du jour. Le conflit Israëlo- Palestinien ne s’arrangeait pas, et le gouvernement américain se posait la question d’un débarquement de forces armées. Le présentateur passa ensuite le relais à une dame qui présenta la météo générale sur tout le pays avant de s’attacher à la capitale fédérale des Etats-Unis. Une page de pub et l’horoscope quotidien attira son attention. Elle n’était pas friande de ce genre de choses mais Harm lui en raffolait. Sous ses airs d’homme raisonné, il croyait au destin bien plus qu’il ne laissait y penser. Mais le sort en avait décidé pour elle. La sirène de la police l’empêcha d’entendre les prédictions journalières de ses astres.
La voiture se stoppa devant les portes vitrées du bâtiment, elle paya et récupéra sa valise posée sur le trottoir réservé aux attentes de taxis. Elle pénétra dans l’aéroport fourmillant déjà de toute une population hybride. Les agents de sécurité fatigués de leur nuit de travail, la relève des agents d’entretien, les voyageurs, les hôtesses, quelques pilotes de ligne, les stewards et enfin les bagagistes. La voix féminine immuable annonça les départs et les arrivées. Les cliquetis des morceaux de plastiques coulissants indiquèrent les changements sur le tableau. Elle vérifia la porte d’enregistrement pour Phoenix, l’heure de son départ et avança jusqu’au guichet. On vérifia son billet, son passeport, fit passer son attaché-case et sa valise aux rayons-X puis elle-même sous le portique.
Il lui restait encore deux heures environ à tuer avant de s’installer dans son siège de la classe affaire de l’avion. Elle décida de mettre son temps à profit en allant boire un café dans un des nombreux bistrots présents dans l’enceinte du bâtiment tout en préparant son dossier.
A une table, elle prit place, commanda une grande tasse de café avec une touche de lait. Elle sortit son dossier sur lequel elle fut surprise de trouver un petit post-it estampillé de l’écriture de son cher et tendre. Elle sourit à l’attention dont il avait fait preuve une fois de plus. Elle attrapa son stylo et ouvrit la sous-chemise. Elle farfouilla dans ses notes et ses feuilles avant de tomber sur le bon papier. Seulement voilà, dans ses affaires, elle avait glissé toute une brochure sur les moyens d’avoir des enfants en dehors de la conception par voie naturelle. Ainsi que le petit carton de la clinique lui indiquant son rendez-vous. Son esprit ne fit alors qu’un tour. Harm aurait-il pu avoir eu connaissance de son projet ? Elle y réfléchit pas plus d’une minute, avant de se rendre compte que jamais il ne fouillait ni dans ses dossiers ni dans son attaché-case. Et encore moins dans son sac à main.
Au lieu de se concentrer sur la mission que l’Amiral lui avait donnée, elle ne pouvait se détacher des explications que fournissaient la feuille A4 de papier glacé. Adoption, mère porteuse, don d’ovules, insémination artificielle. Les choix étaient nombreux. Elle secoua la tête de droite à gauche en soupirant bruyamment. Elle ne savait même pas si elle avait un problème alors pourquoi s’acharnait-elle à lire ceci ? Prédiction ? Combattre le sort ?


TBC
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MessageSujet: Re: La force des Maux ( En cours)   Mar 5 Déc - 14:07

J'avais du retard, mais j'ai tout lu d'une traite.

Magnifique fic.

J'aime comment ils sont ensemble, tendres, attentionnés, amoureux.

J'espère qu'il y aura un petit être qui naîtra de leur amour.

Pour Harm, cela m'inquiète un peu, j'espère qu'il trouvera la paix de l'esprit, et que Mac sera là pour l'aider au cas où.
_________________



"Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur."Julien Green
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MessageSujet: Re: La force des Maux ( En cours)   Sam 9 Déc - 12:09

Merci Didine pr le commentaire, ca fait très plaisir Very Happy

Petite suite, dûe a un découpage pas facile!
De son côté, le capitaine Rabb préparait lui aussi sa valise. Il avait décidé de ne rien dire à Sarah mais il partait pour la Russie en fin de matinée. Il estimait qu’en trois jours il aurait le temps de vérifier les dires qu’on lui avait fait parvenir. Il ne voulait pas l’inquiéter et avait donc fait transférer tous les appels provenant de l’appartement sur son téléphone portable. Il croisait les doigts pour qu’il ne se trouvât pas dans une contrée perdue de la taïga.
Il se sentait tout de même mal à l’aise, parce qu’il avait menti par omission à la femme qu’il aimait. Mais elle n’avait pas compris que c’était l’une des choses les plus importantes de sa vie. Il avait consacré son adolescence, et une partie de sa vie d’adulte à découvrir la vérité. Et la réponse qu’on lui avait fournie n’avait pas été celle escomptée.
Il tira le draps au bout du lit, ouvrit la fenêtre en grand et laissa le tout ainsi. S’il y avait une chose qu’il n’aimait pas faire c’était bien le lit. Chez lui, il était obligé mais chez Mac, il savait qu’elle lui crierait encore dessus. Il aimait la voir en colère et cela l’amusait. Son regard presque nacré devenait sombre et ses sourcils descendaient en flèche. Il adorait son expression et il avait toujours envie qu’elle le gronde pour qu’il se fasse pardonner après, à sa manière. Autrement dit, sur un lit frais et non fait ! Finalement, à quoi cela servait-il de faire un lit si c’était pour le défaire en quelques secondes après ?
Son regard se posa sur la table de nuit. Elle avait oublié sa montre. Il la prit entre ses doigts et joua avec le bracelet argenté. Elle n’en avait pas besoin puisqu’elle savait l’heure de n’importe quel endroit où elle se trouvait. Ce mystère l’avait séduit. Il lui avait demandé bien des fois son secret mais elle lui rétorquait qu’elle avait des origines suisses. Il sourit en repensant à sa réponse. Dans sa tête, il pouvait entendre le timbre de sa voix et de son rire. Mais aussi de cette petite particularité qu’elle avait quand elle plaisantait : elle avait légèrement tendance à monter dans les aigus.
A cet instant là, Mac montait dans le ciel de Washington pour rejoindre Phoenix.
Il s’attela à finir sa valise et partit lui aussi sur les mêmes traces que sa femme des heures auparavant afin de rejoindre son père. Son héros.

A suivre
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MessageSujet: Re: La force des Maux ( En cours)   Dim 10 Déc - 0:22

ils sont trop beau tout les 2 ensemble mais c'est dommage qu'ils ne se disent pas tout.
En tout cas c'est une superbe preuve d'amour qu'elle lui offre la je trouve en allant passer ces tests qui pourrait remettre en cause sa capacité à concevoir.
Harm aurait du lui dire qu'il partait des maintenant en Russie car s'il lui arrive quelque chose elle ne saura pas ou il est.
Vivement la suite! Very Happy
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La force des Maux ( En cours)

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