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Trois mètres au-dessus du ciel (Terminée)

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Jacqueline
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ScorpionSinge
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MessageSujet: Re: Trois mètres au-dessus du ciel (Terminée)   Sam 14 Juin - 21:52

Belle fic merci beaucoup
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nady
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BalanceDragon
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MessageSujet: Re: Trois mètres au-dessus du ciel (Terminée)   Jeu 26 Juin - 13:50

merci Wink

_________________________________________

Chapitre sept



Il y a avait peu de monde, comme souvent les soirs de semaine. Le bois ciré du comptoir reflétait les lueurs pâles de lampes et le reflet de son verre. Le jukebox jouait Don’t be cruel d’Elvis Presley. Harm expira. Il amena son verre de bourbon à ses lèvres et but une gorgée d’un coup sec. Sa gorge se réchauffa et il sentit la chaleur de l’alcool descendre jusqu’à son estomac. Il ne savait pas combien il en avait bu. Il ne savait pas depuis combien de temps il était là. Il savait juste que ça faisait du bien.

Sa tête bourdonnait depuis déjà quelques minutes. L’alcool faisait son effet. Il était assis au bout du comptoir, sur un haut tabouret. En face de lui, des verres propres de toutes tailles étaient disposés en rangées. Le miroir qui longeait le font du bar donnait l’impression que l’endroit était immense. Pourtant, Meloni’s était un café de proximité, petit et accueillant qui ne permettait pas de recevoir plus d’une trentaine de personnes. C’était pour ça qu’il y venait si souvent au début. Du moins, c’était ce qu’il pensait. Au fur et à mesure, il s’était aperçu que cet endroit lui rappelait Mac. Il ne savait pas pourquoi.


Mac.



Il reprit son verre et le termina en une gorgée. En faisant signe au barman de le lui remplir à nouveau, il vit son reflet dans le miroir en face de lui. Il avait l’air fatigué, triste et fatigué. Ses traits étaient plus creusés, plus marqués et sa peau plus pâle. Ces deux dernières années, il s’était senti vieillir à une vitesse fulgurante. Son visage reflétait un désespoir profond et sourd, et les quelques rides qui étaient apparues ne laissaient aucun doute sur ce qu’il avait pu endurer : elles traçaient des lignes sur son visage comme pour lui rappeler à jamais qu’il avait pleuré.

Depuis qu’il était tout petit, Harm s’était efforcé à grandir vite, à devenir un homme. Il avait des ambitions, des rêves qu’il avait tout fait pour atteindre. Aujourd’hui, il se demandait s’il n’y avait pas quelque chose de plus important que tout ça. S’il ne s’était pas focalisé sur des choses qui finalement, étaient aussi dérisoires que d’être assis seul, à noyer son chagrin dans l’alcool.

D’un geste fébrile, il passa une main dans ses cheveux et vint masser sa nuque. Ses muscles lui faisaient mal, son corps entier lui faisait mal. Tout le faisait souffrir. A chaque fois qu’il l’imaginait, à chaque fois qu’il réentendait sa voix dans sa tête, il sentait son cœur et sa gorge que se serraient. Finalement, il aurait voulu rester comme avant, impassible et seul, parce qu’aussi paradoxal que ça puisse être, il avait eu beaucoup moins mal.

D’un mouvement défaitiste, il amena son verre à ses lèvres et aspira une gorgée. Elle était partie à Orlando. Elle l’avait quitté sans un mot et elle avait encore le culot de revenir et lui demander depuis quand il n’était soi-disant plus amoureux d’elle. C’était injuste, injuste et complètement insultant. N’était-ce pas elle qui avait décidé du jour au lendemain de fuir comme une voleuse ? Harm était conscient qu’il ne savait pas tout, qu’il y avait sûrement autre chose derrière toute cette histoire qu’il n’arrivait pas à comprendre. Mais il n’avait pas envie de chercher des raisons et des explications. Elle était partie, elle s’était jouée de lui. Point final.

Comment pouvait-elle douter de ce qu’il ressentait pour elle ? Il savait que Mac avait toujours eu une certaine propension à se méfier. Au début de leur relation, c’était elle, curieusement, qui avait eu le plus de mal à se livrer. Pourtant, il avait réussi à lui prouver qu’il était sincère et il avait toujours été persuadé qu’elle n’en douterait jamais.

Mac était une rose rare, que la souffrance n’avait pas épargnée. Elle avait des épines fines mais aiguisées qui pouvaient vous faire mal avec une telle douceur. Elle était un paradoxe à elle seule, un subtil mélange de joie et de mélancolie. Mac était douce et tendre, mais aussi morcelée que son passé. Tous les deux, ils avaient surmonté de rudes épreuves, s’étaient disputés, s’étaient séparés. Et toujours, oh oui, toujours, ils avaient mis du temps pour se retrouver.


Bien sûr, je te pardonnerai.


Bien sûr.


Mais je te ferai souffrir un tout petit peu avant.


Harm avala d’un coup le nouveau verre de bourbon que le barman lui tendait et se prit la tête entre les mains. Ses yeux étaient devenus lourds tout à coup et il n’arrivait plus à les rouvrir. Ses oreilles bourdonnaient et il avait l’étrange impression de perdre l’équilibre. Sans rien voir, il sentait le monde qui tournait autour de lui. Il entendit des bruits, puis des murmures. Puis, soudain, une espèce d’explosion au loin. Il s’imaginait des gens courir et crier tout près de lui. Quelque chose était en train de se passer. Il sursauta au bruit d’une détonation et se tint au recoin de bar pour ne pas tomber en arrière.

Il fallait faire vite.

Les bruits se rapprochaient. Ils arrivaient. Il devait se dépêcher. Il fallait trouver un abri, un endroit où il serait en sécurité. Mais d’abord, il devait trouver Mac. Il devait la protéger.

Mac ?

Où était-elle ?

Il devait la trouver. Il devait la mettre en sécurité et puis ensuite se débarrasser de leurs ennemis. Il était dans l’USS Seahawk. Et les murs bougeaient tout seul. Vraiment. Le bateau bougeait parce que les attaques étaient de pire en pire.

En plus, elles duraient vraiment, vraiment longtemps. Elles ne ressemblaient pas à ce qu’il avait déjà vécu. Au lien de ça, elles poussaient et broyaient et complètement battaient les murs d’un rythme bizarre. On aurait dit de la musique. Des attaques ennemies avec du rythme.

Le porte-avion allait peut-être couler. C’est ce qui pouvait arriver dans les batailles navales. Il devait trouver une porte de bois. Parce que si tout coulait… non, non, non. S’ils devaient mourir, il allait sauver Mac. C’était son devoir. La sauver. C’était son devoir de la sauver.

Il la mettrait sur une porte de bois, comme dans Titanic. Il se mettrait sur elle et il la tiendrait éveillée jusqu’à ce que les secours arrivent.

Merveilleux. Il allait mourir au-dessus de Mac. Tout contre elle. Il allait positionner son corps sur elle et fermer ses yeux et… mourir. Il lui tiendrait chaud et elle serait sauvée. Elle serait protégée et complètement à l’abri en-dessous de lui.

Oh non… Les explosions duraient vraiment très longtemps et résonnaient comme si elles suivaient une chanson du King.

Quelque part juste à côté de lui, il entendit quelque chose craquer. Il se mit debout et se retint au bar sous l’effet d’une nouvelle explosion qui le faisait tournoyer.


Ooh, ooh, ooh,
I feel my temperature rising
Help me, I’m flaming



Voilà qu’il entendait Elvis derrière toutes ces détonations. C’était probablement les bruits qui se rapprochaient. Il devait trouver Mac. Il allait bouger. Vraiment, il allait bientôt lâcher le recoin du bar et…

−Mon dieu, Harm.

Génial, ça serait beaucoup plus facile.

−Mac, commença-t-il.

Il avait vraiment soif. Il devrait trouver de l’eau s’il ne mourait pas. Ses mains étaient posées à plat contre quelque chose. Le bar. Il était appuyé contre le bar. D’accord, la prochaine chose à faire était de se mettre sur Mac.

Non, non. D’abord il devait trouver une porte de bois. Une fois qu’il l’aurait trouvée, il mettrait Mac dessus et se coucherait sur elle. Et quand le bateau coulerait, elle serait à l’abri. Elle flotterait et il lui tiendrait chaud.

−I’me faut une porte, dit-il en secouant la tête, alors que ses mots se mélangeaient dans son esprit.

Il remarqua qu’il ne voyait plus rien. Tout était noir. Il n’arrivait pas à apercevoir Mac. Evidemment, pensa-t-il immédiatement, il avait ses yeux fermés. Quand les avait-il fermés ?

A côté de lui, il entendit un éclat de rire. Il tendit la main et sentit une chose molle. Quelque chose lui attrapa le bras, puis lui encercla la taille.

−Harm, dit une voix douce à côté de son oreille.

Il était appuyé contre un mur, ou du moins contre autre chose que le bar. Il s’agrippa et sentit le mur bouger. C’était un mur vivant… vivant et mou, et chaud et… vraiment confortable. Le mur avait des bras et ils l’encerclèrent plus fort. Il bougeait encore. Surement à cause des explosions qui continuaient à se faire entendre, se dit Harm. Des explosions au rythme d’une batterie et d’une guitare électrique. Si la situation n’était pas si terrible, Harm aurait pu se mettre à danser.

Mais l’heure était grave. Plus il avançait à côté du mur qui bougeait, plus il entendait les bombardements qui se rapprochaient. En plus, il n’était pas sûr que Mac soit bien près de lui et il n’avait toujours pas trouvé de porte. Il lui fallait une porte. Une porte de bois. Il fallait qu’il mette Mac dessus. Vraiment. C’était la première chose qu’il devait faire. Il devait sauver Mac.

−I’me faut une porte en bois, bredouilla-t-il encore une fois d’une voix rauque.

Il tenta de se retourner pour regarder autour de lui mais il ne voyait rien. Il perdit l’équilibre et une main le rattrapa. Il sentit une odeur. Il connaissait cette odeur. Il aurait pu la reconnaitre n’importe où, même au milieu de la fumée des explosions. Cette odeur, c’était un parfum doux et envoûtant, fruité et léger qu’il avait appris à connaitre.

−Mac, murmura-t-il plein d’amour.

Un nouveau branlement de combat retentit et il sursauta. Une porte. Vite. Une porte. Il devait protéger Mac.

Il devina qu’elle l’entrainait vers l’extérieur. Dès qu’il sentit l’air frais, son esprit ne fit qu’un tour. Elle l’emmenait vers le pont du navire. Et qui disait passage de l’intérieur à l’extérieur, disait porte. Enfin, il en avait trouvé une.

Il lâcha Mac et écarta les bras à l’horizontale, ainsi il ne pourrait pas rater l’embrasure. Il avança à petit pas en zigzaguant et se sentit valser dans tous les sens. Les secousses étaient vraiment puissantes. Il était temps qu’il mette Mac à l’abri. Il trébucha sur ce qui semblait un débris, ou du moins ce qu’il restait d’une chaise et tenta de se rattraper de justesse.

−Harm ! Doucement. Tiens-toi à moi, dit Mac en souriant.

−J’ai trouvé notre porte, répliqua-t-il d’un air vainqueur.

Sa tête tournait. Vraiment, vraiment, fort. Etonnant parce que Mac avait l’air d’aller bien. En même temps, se dit-il, Mac avait toujours été la plus résistante. Mais quand même… C’était lui le pilote, non ? Il devait avoir l’habitude des secousses. En même temps, quand il y repensait, il n’avait plus volé depuis longtemps, et manquait cruellement d’exercice. Comment en était-il arrivé là déjà ?

Ah oui, il n’était plus pilote. Il n’arrivait plus à se rappeler pourquoi. Surprenant ! Il oubliait très peu de chose, normalement. La seule chose dont il se souvenait était d’avoir vu Mac dans le bureau de sa mère. Attendez… Que faisait Mac dans le bureau de sa mère ? Ca aussi il avait oublié. Ce qu’il n’avait pas radié de sa mémoire, au contraire, était cette sensation de bonheur absolu qu’il avait ressentie dès qu’il s’était retrouvé en face d’elle. Il ressentait toujours ça quand il la voyait. Mac était le soleil de sa vie, pensa-t-il en souriant béatement.

Etonnamment, il se rappelait avoir été profondément choqué en l’apercevant. Il ne savait pas non plus pourquoi parce que bon, logiquement, il n’avait aucune raison de l’être. Harm se souvint également d’une conversation téléphonique qu’ils avaient partagée. Elle avait l’air triste. Il avait pleuré. Elle avait raccroché. S’étaient-ils disputés ? Il secoua la tête pour effacer cette pensée de sa tête et se sentit encore plus déséquilibré.

Harm avait soif. Sa bouche avait encore le délicieux goût du bourbon et il se dit qu’il reprendrait bien un verre pour se donner un peu plus d’énergie. Il se sentait moite, léger et pas du tout au mieux de sa forme. Sûr qu’on petit remontant arrangerait tout ça.

−Aïe, maugréa-t-il.

Il ouvrit les yeux et se retrouva nez-à-nez avec un mur. Il aurait une belle bosse demain matin. Harm s’en moquait éperdument et sourit d’un air victorieux :

−Du bois !

Il venait en fait d’embrasser la grosse porte de chêne du bar. Mac éclata de rire et essaya de le pousser vers l’arrière pour qu’elle puisse ouvrir la porte mais il la repoussa.

−Ce s’ra notre barque, si l’bateau coule ! Essaya-t-il de marmonner, sûr de lui.

Mac mit sa main devant sa bouche pour ne pas qu’il l’entende pouffer de rire, et expira pour reprendre son sérieux. Harm était saoul, complètement et définitivement ivre. Même sans l’entendre marmonner toutes ces choses incompréhensibles, tout le monde pouvait le voir. Il avait les yeux rouges, quand il ne les fermait pas. Ses cheveux étaient en pagailles et il sentait l’alcool à dix mètres à la ronde.

Après leur conversation, elle n’avait pas réussi à dormir. Lasse, elle avait décidé de prendre l’air et était arrivée devant ce café qu’elle avait déjà fréquenté plus tôt dans la journée. C’était là qu’elle l’avait vu. Il était affalé sur un recoin du bar et s’enfilait verre de whisky après verre de whisky. Au début, elle avait voulu faire demi-tour et le laisser se débrouiller tout seul. Puis, quand elle avait eu peur en le voyant presque tomber, elle était accourue. Il était dans un état déplorable. Déplorable mais tout à fait amusant.

Elle tenta de prendre une voix douce pour ne pas le brusquer, et essaya de lui expliquer les choses clairement.

−Nous ne sommes pas dans un bateau, Harm. Et si c’était le cas, il y a des canots de sauvetage en cas de naufr…

Harm se retourna et tenta de la discerner à travers ses paupières mi closes. Il redressa le buste, leva un doigt pour lui signifier que ce qu’il allait dire était de la plus haute importance, et haussa la voix.

Le TI-TA-NIC était réputé insu’mersible et comportait 20 canots de sauv’tage et pourtant, il coula après avoir heurté un ic’berg le 15 avri…

−D’accord, Harm. Mais nous ne sommes pas dans le Titanic, le coupa-t-elle en l’agrippant pour le maintenir debout. Je vais t’aider.

M’aider ? Non, c’était lui qui devait l’aider. Les assauts n’arrêtaient pas et le navire ne tiendrait plus longtemps. Eventuellement, il allait sombrer alors qu’ils étaient encore tous les deux dedans et elle serait engloutie. Tout entière. Vivante. Il devait la protéger.
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nady
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BalanceDragon
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MessageSujet: Re: Trois mètres au-dessus du ciel (Terminée)   Jeu 26 Juin - 13:51

Il devait lui dire quelque chose, mais sa langue devenait de plus en plus grosse à l’intérieur de sa bouche. Il ouvrit un œil et rencontra les plus beaux yeux caramel qu’il connaissait. Il les connaissait? Le doute s’effaça instantanément de sa mémoire. Oui, bien sûr qu’il les connaissait. Il les connaissait par cœur, même s’il était un peu confus sur les détails.

Il secoua la tête pour ne plus voir les murs autour de lui qui bougeaient, et sentit l’étreinte des yeux caramel qui se resserrait autour de lui.

−Je vais détacher la porte de bois… Si nous devons faire ça, nous avons besoin d’une porte.

Quelque chose bougea au sol et il sentit ses genoux qui abandonnaient. Comment pouvait-il rester debout si les bombardements n’arrêtaient pas juste une seconde, le temps qu’il reprenne son équilibre ? Quelque chose le serra autour de la taille, une sorte de vice qui le maintenait attaché aux yeux caramel. Ce qu’il appréciait, parce qu’autrement, il aurait vraiment pu tomber.

−Non, Harm. Tu ne peux pas détacher la porte, dit calmement Mac alors que ses lèvres étaient quelque part près de son torse.

−Alors, on va devoir faire ça sans, soupira-t-il de désenchantement. Bien, alors on va…

Il roula les yeux et posa son front contre celui des yeux caramel, désespéré:

−On avait réellement besoin d’une porte.

Harm devait vraiment la sauver. Il devait absolument trouver un moyen pour ne pas qu’elle soit engloutie avec le bateau. A tout prix.

−Bon, tant pis, continua-t-il soudain très fatigué. Tu te coucheras sur du bois et je me mettrai sur toi.

Les yeux de Mac s’agrandirent de stupéfaction.

Elle le fixa un instant pour être sûre qu’elle avait bien entendu et reprit son souffle. Harm voulait se coucher sur elle.

Harm.

Harm-voulait-se-coucher-sur-elle.

Elle inspira profondément et plissa les yeux pour effacer toutes ses images qui apparaissaient tout à coup devant elle. Il lui manquait. Harm lui avait toujours manqué. Elle avait l’impression d’avoir oublié la sensation de ses doigts sur sa peau, la douceur de ses baisers et les mots qu’il lui murmurait. La nuit, elle rêvait d’un contact. Elle rêvait de se sentir à nouveau proche de lui, de pouvoir gouter encore une fois à ses baisers.

Sans réellement s’en apercevoir, elle retira son bras et Harm perdit légèrement l’équilibre. Elle le soutint et continua à avancer en faisant légèrement glisser sa main dans la sienne.

Si seulement tout pouvait redevenir comme avant. Si seulement elle n’avait pas accepté cet accord stupide. Si seulement elle n’avait pas douté de son amour pour elle.

Elle se surprit à imaginer la vie qu’ils auraient eu tous les deux si toute cette histoire n’était pas arrivée. Elle se voyait l’épouser, avoir un enfant… avoir son enfant. Mais la vie n’avait pas toujours été douce avec elle. Dès le début de sa relation avec Harm, elle avait toujours attendu l’évènement qui chamboulerait tout. Elle avait toujours attendu la chose, cette chose, qui, elle en était sûre, allait les briser.

Elle frissonna et se serra plus fort contre Harm en marchant. Elle ne voulait pas le perdre. Elle devait arrêter d’être une éternelle pessimiste et prendre enfin ce que la vie lui offrait. Une deuxième chance.


Une dernière chance.



−Harm ? Où habites-tu ?

Il tourna légèrement la tête pour la regarder et lui sourit.

−A la maison.

Elle le fixa, étonnée, et lui sourit chaudement. Il n’avait pas changé. Bien que paraissant un peu plus vieux, il avait gardé tout son charme. Rien qu’en lui souriant, il pouvait toujours faire accélérer les battements de son cœur.

−Où est ta maison, Harm ?

−Notre maison, corrigea-t-il en passant un bras autour de ses épaules.

Mac ne dit rien et se contenta de s’enfoncer un peu plus fort dans la chaleur de son étreinte. Il ne se souvenait même plus de son adresse. Il était comme dans un autre monde, ce monde parfait auquel elle avait tant rêvé.

Elle prit la direction de son hôtel. Elle allait l’emmener chez elle. Il dessaoulerait dans sa chambre, et le lendemain matin, quand tout sera redevenu clair dans son esprit, ils auraient une discussion claire et sans malentendu.

Elle ne partirait plus jamais.


Jamais.



Alors que la lune brillait dans la nuit noire, elle se promit de tout faire pour vivre ses rêves.
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Victoire
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VerseauCoq
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MessageSujet: Re: Trois mètres au-dessus du ciel (Terminée)   Jeu 26 Juin - 18:19

Ben dis donc notre pilote il s'en tient une bonne:shock:
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sedb
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BélierDragon
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MessageSujet: Re: Trois mètres au-dessus du ciel (Terminée)   Jeu 26 Juin - 18:41

tongue le pauvre...

Vivement la suite
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Sedb
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Victoire
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VerseauCoq
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MessageSujet: Re: Trois mètres au-dessus du ciel (Terminée)   Jeu 26 Juin - 19:19

J'en connais un qui va avoir mal aux cheveux!
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Didine
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BélierChèvre
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MessageSujet: Re: Trois mètres au-dessus du ciel (Terminée)   Jeu 26 Juin - 19:29

Bravo mademoiselle Nady. Tu sais ce que j'en penses j'ai adoré. Very Happy

Merci, c'est toujours aussi bien.
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"Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur."Julien Green
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Isabelle
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GémeauxSerpent
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MessageSujet: Re: Trois mètres au-dessus du ciel (Terminée)   Sam 28 Juin - 16:25

Superbe suite, je suis fan merci beaucoup
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nady
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MessageSujet: Re: Trois mètres au-dessus du ciel (Terminée)   Mer 16 Juil - 21:50

voilà les filles... c'est la fin Crying or Very sad

merci à toutes celles qui ont lu! Very Happy

pour celles qui connaissent pas, Jack et Jill est une comptine anglaise.

kiss

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Chapitre neuf


Il était allongé à côté d’elle.

Il était allongé juste à côté d’elle et il pouvait la sentir proche de lui, entendre le rythme calme et posé de sa respiration. Elle dormait. Il en était certain. Elle respirait toujours comme ça quand elle dormait. Elle inspirait doucement, et expirait sans bruit.

Il aurait voulu se rapprocher encore plus d’elle et poser un baiser sur sa peau satinée. Il aurait voulu lui dire que peu importe le passé, ils avanceraient ensemble vers l’avenir. Il aurait voulu lui murmurer toutes ces choses qu’il avait cru être incapable de lui redire en face un jour, lui murmurer à quel point elle lui avait manqué.

Il aurait pu faire tout ça. Vraiment. Il aurait pu. Mais à la place, il se surprit à fixer le plafond. Blanc. Uni. Sans intérêt. Complètement ordinaire. Il se surprit à avoir peur, à vouloir quitter ce lit, cette chambre, cette situation qui le mettait hors de lui.


Partir.


Il aurait pu aussi. Vraiment. Il aurait pu. Mais à la place, il décida de profiter de chaque instant qu’il pouvait passer à ses côtés.

Les effets de l’alcool s’étaient peu à peu dissipés. Il se sentait mieux. Il ne pouvait pas garantir qu’il était capable de se lever sans flancher, mais sa tête ne lui faisait plus si mal. Seul un léger bourdonnement dans les oreilles lui rappelait encore qu’il avait trop bu. Ces quelques heures de sommeil lui avaient fait du bien, ou peut-être était-ce juste le fait d’être allongé à côté de Mac.


Mac.


Mac qui n’allait pas tarder à se réveiller.

Mac qui l’avait amené jusqu’à sa chambre d’hôtel.

Mac qui était allongée si près de lui.

Mac qui était toujours aussi belle.

Il tourna la tête vers elle et la détailla. A chaque fois qu’il avait pensé à elle ces deux dernières années, il avait eu peur d’oublier à quoi elle ressemblait. Il avait eu peur qu’un jour, sans s’en apercevoir, il oublie ses traits, son visage, son regard.

Il sourit en la regardant remuer doucement et remercia Dieu qu’elle soit encore en vie.

−Harm ?

Une mèche de cheveux tombait sur son visage et ses yeux fatigués le regardaient tendrement. Il avait toujours adoré la voir au réveil, complètement reposée et presque innocente. Toujours de bonne humeur. Il s’était même souvent surpris à vouloir chaque jour se réveiller à ses côtés.

−Tu vas bien ? demanda-t-elle soucieuse.

Il sourit tendrement devant son inquiétude et posa sa main contre sa joue. Sa peau était douce, quoiqu’un peu pâle. Ca lui allait bien. Elle avait l’air encore plus lumineuse.

−J’ai eu peur d’oublier à quel point tu étais belle, murmura-t-il dans un souffle.

Elle frissonna. Pas d’un simple frisson à peine ressenti. Mais d’un frisson intense et profond comme s’il l’avait atteinte, si loin, tout au fond d’elle qu’elle n’arrivait même plus à contrôler son corps. Elle se tendit vers lui d’un mouvement passionné. Elle vint poser ses doigts tremblants sur ses lèvres et il put voir ses yeux s’humidifier.

−Je t’aime, Harm.

Il se raidit, instantanément. Ce n’était pas volontaire. C’était juste le geste d’un homme qui avait déjà trop souffert.

−A quoi pensais-tu quand tu es partie ? demanda-t-il d’une voix étouffée.

−Harm…

−Dis-moi, insista-t-il d’un ton suppliant.

Elle se résigna et serra sa main dans la sienne.

−Je pensais à nous. Je pensais à ce que j’étais dorénavant incapable de te donner. Je pensais à toi et je me demandais pourquoi tu ne m’aimais plus.

Il serra plus fort sa main, comme pour l’empêcher de le quitter à nouveau, comme pour la garder près de lui pour qu’ils revivent ensemble ces deux années passées à pleurer.

−Je croyais que tu étais morte.

Le cœur de Mac rata un battement, et elle se demanda si être loin de celui qu’on aime pour quelque temps fait aussi mal que de le croire parti pour toujours.

−Je ne savais pas qu’elle te raconterait ça.

−Que t’a-t-elle dit pour que tu acceptes de me quitter ?

Mac expira et se mit sur le dos. Elle fixa inlassablement un point invisible au-dessus d’elle et se demanda si elle devait réellement tout lui dire maintenant. Si elle avait le droit de lui révéler des choses sur sa mère qu’il ne s’était certainement jamais autorisé à penser. Si leur relation n’était pas encore trop fragile pour déjà entrer dans de telles discussions.

Pour une seconde, elle voulut s’assurer que son cœur battait encore, parce que quand elle avait perdu la dernière chose qui comptait dans sa vie, elle avait pu jurer qu’il s’était arrêté de battre. Mais là, allongée juste à ses côtés, elle sentait que les battements étaient revenus, tout contre elle, la regardant comme un enfant effrayé, et dans ses yeux, elle pouvait lire un brin d’espoir.

Dans l’obscurité, elle pouvait voir ce que toute cette histoire lui avait fait endurer, elle pouvait voir qu’il avait changé. Et elle voulait lui dire qu’elle l’aimait pour qu’il soit capable d’encore la regarder.

Elle pouvait sentir son cœur saigner sous la douleur, mais elle était persuadée que malgré la souffrance, un de leurs deux cœurs battrait toujours pour deux.


Jack et Jill montèrent la colline, pour aller chercher un seau d’eau. Jack tomba et roula jusqu’en bas. Et Jill après lui se jeta.


−Ta mère a… s’arrêta-t-elle en avalant, se rendant compte qu’elle n’avait pas le droit de dénigrer sa belle-mère, alors que c’était elle la seule fautive. Je n’ai pas cru assez en nous, Harm. Je l’ai crue quand elle m’a dit que tu ne voulais plus me voir et j’ai tout simplement abandonné.

Harm serra la mâchoire et fixa la blancheur du plafond. Il tenta da ne pas crier sous la douleur, de ne pas porter la main à son cœur dans un mouvement vain, d’apaiser la souffrance. Il respira avec difficulté et avala. Il tenta de ne pas bouger et de ne plus faire de bruit. De ne plus faire de bruit parce que quand vous vous faites mal, il n’y a rien d’autre que le silence, les remises en question et les promesses de ne plus jamais souffrir pour vous permettre de récupérer.

Dehors, il pouvait entendre le bruit des voitures et l’effervescence de la ville qui venait de se réveiller. Il avait mal la tête. Il n’arrivait même plus à se rappeler la dernière fois qu’il n’avait pas eu mal, la dernière fois qu’il n’avait pas vu le monde sans elle à ses côtés. Comme si elle avait toujours été là.


Toujours été là.


Pourtant, il la sentait tendue à côté de lui, presqu’effrayée. Effrayée que cette fois, il ne se remette pas de tout ça. Effrayée que cette fois, ils ne puissent plus rien surmonter.

Il se mordit la lèvre et expira.

−Ma tête tourne encore.

−Tu étais complètement ivre, répliqua-t-elle dans un murmure presque insultant.

Elle n’avait pas voulu que ça sorte comme un reproche. Pourtant, elle ne pouvait pas s’en empêcher. C’était la première fois qu’elle le voyait comme ça. Il s’était noyé dans l’alcool.

Pour elle…

…Ou peut-être pas.

Harm buvait plutôt rarement auparavant. Encore moins devant elle. Mais ce soir elle l’avait trouvé en train d’ingurgiter une grande quantité d’alcool. Elle l’avait vu verre après verre, devenir de plus en plus enivré. Elle n’avait pas compté mais elle était certaine qu’il n’avait pas bu que quelques gorgées. Sans compter celles qu’il avait avalées avant qu’elle ne le découvre assis là, complètement éméché.

En le détaillant, elle aurait pu jurer qu’il en avait l’habitude. Mais elle s’était persuadée que ce n’était qu’un petit moment d’égarement. La seule façon qu’un homme, qui avait déjà trop souffert, avait trouvée de souffler.

Elle tourna la tête vers lui et fixa son profil sous la lumière du soleil matinal. Elle pouvait voir ses pommettes hautes et les quelques rides qu’il portait si bien autour des yeux. C’était toujours Harm. Si séduisant et fort. Et pourtant si fragile.

Il avait l’air épuisé.

Il avait l’air épuisé mais il avait également l’air de se remettre particulièrement bien de sa folie nocturne. Trop bien peut-être pour un homme qui ne buvait jamais… auparavant.

−Pourquoi as-tu bu autant ? Demanda-t-elle en essayant de rester calme.

−J’avais besoin de me changer les idées, répliqua aussitôt Harm d’une voix plate.

Mac frissonna et se demanda si quand le cœur se bloque, il est encore possible de respirer.

−Tu te changes souvent les idées ? Murmura-t-elle.

Harm serra les poings et la fixa d’un air dur. Elle était partie, pensa-t-il. Elle était partie et n’était revenue que deux ans plus tard. Elle n’était pas censée le juger sur ce qu’il pouvait faire ou dire.

−Tu n’as aucun droit de me faire des reproches.

Il regretta aussitôt ces paroles qu’il avait murmurées d’un ton plus sec qu’il ne l’aurait voulu. Même s’il était certain d’avoir raison.

Sa relation avec Mac avait toujours pu être comparée à un funambule qui marchait au-dessus d’un gouffre. Il prenait toujours le risque de se casser la figure, mais il savait aussi qu’atteindre l’autre bout du fil serait la plus belle réussite de sa vie. Pourtant, il fallait avancer doucement. Pas à pas, il devait garder son équilibre pour qu’aucun mouvement ne devienne celui qui marquerait la fin de son aventure.

Harm sourit. Il était tombé, mais il pouvait se relever. Un jour, il serait de nouveau capable de s’ouvrir pleinement à Mac sans être, sans arrêt, sur ses gardes, sans attendre à chaque instant le moment où elle déciderait de le quitter.

Allongé les bras le long du corps dans ce lit, il sentit les battements de son cœur et se sentit soulagé. Il avait tellement cru avoir tout perdu. Elle était là, à côté de lui. Et peu importe ce qu’elle avait fait, peu importe ce qu’elle pouvait bien penser, il savait au fond de lui qu’il ferait tout pour ne jamais la quitter.

Il la sentit remuer à côté de lui et prit sa respiration. Se réveiller le matin à ses côtés lui avait manqué. Il se demanda soudain si pendant son absence, quelqu’un d’autre avait été couché à sa place. Si quelqu’un d’autre lui avait murmuré tous ces mots, qu’il avait un jour été le seul à pouvoir lui susurrer.

−Tu as rencontré quelqu’un à Orlando ? Bredouilla Harm d’une voix tremblante.

Il la sentit se tendre à côté de lui.

−Oui, répondit-elle simplement.

−C’est sérieux entre vous deux?

Elle remarqua qu’il parlait au présent et sentit son cœur se tordre au timbre brisé de sa voix.

−Nous nous sommes séparés. C’était plus important pour lui que pour moi et il l’a compris, dit-elle rapidement pour le rassurer.

Il se détendit et se tourna légèrement vers elle pour l’observer.

−Etais-tu heureuse avec lui ?

Elle le fixa et essaya de lui faire passer tout l’amour qu’elle ressentait pour lui.

−Je me sentais moins seule. J’aimais la sensation d’avoir quelqu’un près de moi et je me surprenais à l’imaginer être toi.

Ils se regardèrent un instant et Harm amena sa main à sa joue. Elle posa ses doigts sur les siens et se demanda si rien qu’au contact de celui qu’on aime, il est possible de sentir à nouveau la vie couler dans ses veines.

−Comment l’as-tu rencontré ?

Elle sourit et murmura dans un souffle.

−Pourquoi veux-tu savoir tout ça ?

−Je veux connaître ta vie là-bas, dit-il en la prenant dans ses bras.

Elle sourit encore et se cala contre lui. Elle aimait cette sensation. Elle avait toujours aimé cette sensation. Déjà auparavant, elle se blottissait dans ses bras le soir et attendait le sommeil, consciente que rien ne pouvait l’atteindre tant qu’elle était avec lui. Elle se sentait en sécurité, aimée et en sécurité.

−Il est chirurgien-plasticien. C’est lui qui m’a opérée.

−Après l’accident ?

−Oui.

Il passa sa main dans ses longs cheveux marron et la sentit frissonner.

−Que t’a-t-il fait ?

−L’accident m’a sérieusement abîmé la moitié du visage et quelques parties du corps. Il m’a tout reconstruit.

Il amena son visage à quelques centimètres du sien et la détailla avec douceur, passant ses doigts sur son menton, puis sur sa bouche, en remontant vers sa joue et son front.

−Tu n’as pas changé, déclara-t-il sincèrement, il n’y a aucune cicatrice.

−Elles sont derrières les oreilles.

Harm se pencha et écarta ses cheveux pour mieux voir. Il vit les marques faites dans la peau et son cœur se serra devant ce qu’elle avait du endurer.

−Tu as beaucoup souffert ? demanda-t-il d’une voix broyée par l’émotion.

−Ca n’a pas fait aussi mal que de te savoir loin de moi.
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MessageSujet: Re: Trois mètres au-dessus du ciel (Terminée)   Mer 16 Juil - 21:53

Elle mit ses mains autour de son visage et amena ses lèvres aux siennes pour l’embrasser. Ses lèvres ne glissèrent pas entre les siennes. Elles ne s’ouvrirent pas et ne devinrent pas humides. Elle plaqua juste sa bouche désespérément contre la sienne dans un espoir fou de le sentir vraiment là. Les lèvres de Harm étaient douces et lisses entre par rapport à sa barbe de plusieurs jours, et elle voulait sentir sa peau brûler. Elle frotta sa bouche contre la sienne et il la surprit parce qu’il inclina sa tête et tenta de goûter ses lèvres à elle.

En un baiser, elle apprit la fusion, la frénésie et l’oubli. Elle se demanda s’il pouvait sentir la différence entre le vide et la plénitude, et s’il savait que Dieu était dans les détails.

Elle le cherchait, le mangeait, le respirait et se noyait. Il plongeait en elle, l’attrapait, la marquait et en pleurait. C’était un baiser rempli de rage, d’agonie, de résilience et de pardon.

Une mèche de ses cheveux tomba sur son visage et elle ouvrit les yeux. Il la regarda et resta immobile alors que leurs visages étaient à quelques centimètres l’un de l’autre.

Mac se recula légèrement et ses lèvres frôlèrent les siennes pour garder un peu plus longtemps son goût.

−Tout va s’arranger, dit-elle doucement et la seule chose qu’elle fut capable de faire fût de verrouiller son regard au sien.

Mais il demeurait incertain et ses yeux se rétrécirent. Il cligna sous la douleur en repensant à son départ et sentit son rythme cardiaque qui s’accélérait. Il savait ce qui allait se produire, parce que depuis le temps, il s’était habitué à ces moments de peur et d’inconfort intenses. Les crises survenaient souvent de façon brutale et pendant plusieurs minutes, en particulier lorsqu’il pensait trop profondément à Mac et au vide immense qu’elle avait laissé dans sa vie.

Les premiers picotements arrivèrent et il put sentir la cadence de sa respiration qui diminuait. Il tenta de rester calme pour reprendre son souffle et amena d’un geste brusque sa main à son cœur dans un réflexe vain de diminuer la douleur. Mais elle ne passait pas et il commençait à avoir la sensation de s’étouffer.

Mac sentit le changement en lui et se redressa sur un coude. Elle vit ses yeux se plisser sous la souffrance et l’entendit chercher sa respiration. Elle voulut décrocher le téléphone pour appeler les secours mais il posa une main ferme sur son bras.

−Ca va passer.

Ses crises d’angoisse ne duraient habituellement que quelques minutes. Il tenta de penser à autre chose et de vider son esprit, mais il sentit la main de Mac se poser délicatement sur son cœur. Il la regarda entre deux tremblements et put voir un sourire bienfaisant se dessiner sur ses lèvres. Il pouvait sentir la chaleur de sa main à travers sa chemise qui irradiait de part et d’autre son corps. Il eut l’impression que son cœur se calmait et constata que la souffrance s’apaisait à son contact. Bientôt, les palpitations, l’essoufflement, et les tremblements s’estompèrent et il vint enlacer les doigts de Mac aux siens.

Alors qu’il plongeait son regard dans ses yeux marrons, il lui sourit tendrement pour la remercier et lui fit signe que tout allait bien. Harm se rapprocha d’elle et Mac lui promit silencieusement que, dorénavant, elle serait toujours là pour lui, qu’il n’avait plus besoin d’avoir peur et que même dans l’adversité, elle trouverait toujours un moyen d’apaiser les battements de son cœur.

Il caressa doucement sa main et murmura d’une voix tremblante.

−S’il te plait, ne pars plus.

Il la supplia et quand il frôla ses lèvres à elle, elle sut que ce n’était plus simplement pour le goût.

−Jamais, répondit-elle dans un souffle en sa calant dans ses bras.


Jack et Jill de la colline tombèrent, et main dans la main ils la remontèrent.


Mac inspira et put sentir son odeur. Elle n’avait pas changé. Allongée la tête posée contre son épaule, elle arrivait enfin à trouver sa respiration. Elle était bien. Tellement bien. Une mèche tomba sur ses yeux et la rendit aveugle juste un moment alors qu’elle clignait sous les cheveux fins et pointus qui menaçaient son iris. Elle devait absolument se couper les cheveux. C’était inutile d’avoir de si longs cheveux. Elle ne savait même pas pourquoi elle les avait laissé pousser. Elle sourit devant cette pensée et se demanda pourquoi elle pensait à la longueur de ses cheveux alors qu’elle pouvait enfin profiter de l’homme qu’elle aimait. Deux ans loin des Marin’s l’avaient transformée beaucoup plus qu’elle ne le pensait.

Elle se blottit plus profondément contre lui et put sentir l’odeur de sa chemise. C’était celle qu’il portait hier soir. Il devait l’avoir directement sorti de son armoire parce qu’elle sentait encore l’assouplissant. Aussitôt, Mac se mit à trembler et tenta d’éliminer cette pensée de son esprit. Non, elle ne devait pas y penser. Pourtant, elle ne put s’empêcher de se demander ce qu’il avait bien pu faire pendant deux ans. Harm détestait faire la lessive. Il savait comment faire, bien sûr, mais dès qu’ils s’étaient mis ensemble, il lui avait laissé tout le soin de laver ses vêtements. Pendant tout le temps de leur vie de couple, pas une fois il ne s’était approché de la machine à laver. D’ailleurs, quand elle y repensait, c’était une des seules choses qu’il n’avait jamais faite. Il évitait le linge sale comme la peste.

Elle trembla plus profondément et fit tout pour éviter les larmes de couler. Mais une image se matérialisait de plus en plus dans son esprit et elle ne pouvait rien faire d’autre que la regarder. Elle imaginait une femme chez Harm, vivant avec lui, mangeant avec lui, dormant dans ses bras. Elle voyait cette femme qui n’était pas elle s’occuper de lui comme elle aurait dû le faire. Elle la voyait l’embrasser, l’aimer et le cajoler et elle ne pouvait rien y faire. Ce qui lui fit le plus mal dans tout ce tableau, c’est qu’il souriait. Il avait ce sourire franc et heureux qu’il n’avait un jour eu que pour elle, et il souriait à cette inconnue comme si… Comme si il l’aimait.


Comme s’il l’aimait.


Mac sentit son cœur se noyer sous la douleur et se demanda s’il avait vraiment retrouvé quelqu’un. Si cette voix qu’elle avait entendue la veille dans le téléphone était celle de la femme qui l’avait remplacée. Elle se demanda si la nuit, pendant qu’il dormait, Harm se tournait inconsciemment vers cette inconnue comme il l’avait fait si souvent avec elle. Elle se demanda s’il avait pu trouver chez une autre, ce dont elle l’avait lâchement privé.

Elle ferma les yeux et voulu effacer cette image de sa tête. Elle voulait oublier cette femme qu’elle imaginait blonde et souriante. Elle l’imaginait être le genre de femme facile à vivre et à aimer. Elle l’imaginait être si différente d’elle et elle l’enviait.

Mac tourna son regard vers ses yeux bleus et ne put empêcher sa voix de vaciller.

−Comment s’appelait-elle ?

−Qui ?

−Celle qui a pris ma place.

Il frissonna mais ne détourna pas le regard. Il savait qu’elle avait entendue la voix de Casey à travers le téléphone. Il savait qu’elle l’avait entendue lui parler et il savait aussi que tant de choses devaient lui passer par la tête en ce moment même. Pourtant, il décida de ne pas lui répondre. Il décida de ne pas la rassurer parce qu’elle n’avait pas le moindre droit de penser qu’il l’avait trahie.

Il ne voulait pas qu’elle sourît gaiement, qu’elle lui achète le cadeau approprié et qu’elle le frappe gentiment dans le dos pour le féliciter d’avoir pu avancer. Parce que ce n’était pas le cas. Il n’avait pas avancé. Il s’était contenté de faire du sur-place et de se morfondre sur lui-même.
Il voulait qu’elle se sente mal dans sa peau. Il voulait qu’elle soit malade, qu’elle vomisse de douleur, qu’elle fasse des choses dangereuses juste parce qu’elles semblaient attirantes. Il voulait qu’elle prenne des risques pour lui, il voulait qu’elle ressente tout ce qu’il avait pu endurer en la sachant disparue pour toujours. Il voulait la sentir connectée à lui dans la souffrance, dans le silence et les blessures. Il voulait sentir son cœur battre aussi vite que le sien quand il avait su qu’il l’avait perdue.

Il voulait la sentir aussi vivante à ses côtés qu’il se sentait vivant aux siens.

Il voulait retrouver la femme qu’il avait tant aimée et décida de ne plus se cacher.

Il parla fort parce que la vérité pour une fois devait être dite à voix haute.

−Je bois souvent depuis que tu es partie.

D’un mouvement complètement inattendu, elle prit sa main et la serra fort dans la sienne. Elle approcha sa tête et lui murmura d’une voix douce et pleine de reconnaissance en se serrant contre lui.

−Je prie souvent depuis que je suis partie.

−Ca te fait du bien ?

−Je ne sais pas.

Il passa un bras autour de ses épaules et se demanda si quand le cœur guérit, vous le sentez frémir de bonheur dans chaque partie de votre corps.

−Elle s’appelait Casey.

Mac sourit légèrement contre son torse, heureuse de sa franchise. Elle aurait voulu fermer les yeux et trouver le sommeil encore quelques minutes mais elle savait qu’elle n’y arriverait pas.

Avant, elle avait des raisons pour ne pas dormir.

Ils étaient comme ça depuis l’accident, tous ces cauchemars qui la hantaient dans les quelques heures, ou juste les minutes où elle essayait de se reposer. Les heures précédant les cauchemars, elle regardait le plafond. La lumière du détecteur de fumée était rouge, mais pas aussi rouge que la couleur du sang. Il était plus clair, moins agressif, et plus elle regardait, plus elle réalisait que le reflet de la couleur était éphémère. La lumière pâlissait, devenait plus claire, et des fois, elle ne savait pas si c’était ses larmes qui l’avaient ternie ou s'il était possible de regarder quelque chose assez longtemps, assez fort, pour la faire changer.

Elle ne savait pas si les cauchemars étaient à cause de l’accident ou parce que lendemain, elle s’était réveillée sans lui à ses côtés.

Elle sentait son bras autour de sa taille mais il ne serrait pas plus fort, il ne bougeait pas. Elle avait senti sa main dans la sienne plus tôt, et elle avait voulu crié pour que tout ça se termine. Elle le sentit respirer et elle trembla parce que la température de son corps était aussi froide que Washington lors des plus froides tempêtes de neige de l’année.

−J’ai eu tellement mal quand je te croyais morte.

−J’ai eu tellement mal quand tu n’es pas venu me voir à l’hôpital.

Elle n’avait pas eu seulement mal, elle avait souffert le martyre. Des fois, elle avait l’impression qu’il ne se rendait pas compte que tout ce qui comptait pour elle, était dans ce monde qu’elle chérissait.

−Pourquoi n’étais-tu pas là, Harm ?

Elle avait toujours voulu savoir, mais alors que les mots sortaient de sa bouche, elle sut qu’elle avait tort. Ses yeux furent attirés par le réveil sur la table de nuit. Les chiffres verts clignotaient, mais cette fois, ce fut avec le temps et non les reflets du soleil qu’elle vit que le matin était là. La lumière filtra dans la chambre et éclaira leurs deux corps enlacés. La chambre, lui, elle, ensemble, peut-être que tout n’était qu’une divine illusion.

Elle l’entendit murmurer.

−Tu as vraiment commencé à croire en Dieu?

Il baissa la tête vers elle, attendant sa réponse, attendant qu’elle demande pourquoi il lui posait une telle question alors qu’il ne l’avait jamais fait auparavant. Il tendit son bras vers elle et posa sa main sur la sienne sur son ventre. Il regarda leurs doigts pressés contre les draps bleus. Il fixa ensuite à son tour l’heure du réveil et inconsciemment serra sa main plus fort.

Dieu pardonne tout, même le mal que l’on fait à ceux qu’on aime, pensa-t-il en lui-même alors qu’elle pensait la même chose.

Puisqu’elle ne répondait pas, il roula sur le côté pour se retrouver face à face avec elle. Son bras resta autour d’elle et cette fois, lorsque la lumière rouge pâlit et se brouilla, ce fut à cause des larmes.

−Penses-tu qu’Il peut tout pardonner ?

−Je l’espère de tout mon cœur, murmura-t-elle d’une voix usée.

Il se demanda si Dieu pardonnait chaque jour. S’il sauvait toutes les âmes du monde, même celles qui s’étaient fait des promesses qu’elles n’avaient pas su tenir.

Le pardon, ils le savaient tous les deux, était seulement réservé à ceux qui étaient prêts à accepter et à se repentir pour leurs pêchés.

Alors qu’ils étaient toujours face à face, Harm passa sa main dans ses cheveux et approcha son visage du sien pour venir déposer un tendre baiser sur ses lèvres.


Jack et Jill tombèrent de la colline, et dans l’obscurité d’une autre vallée, il enlaça ses doigts aux siens et porta sa main à ses lèvres.

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MessageSujet: Re: Trois mètres au-dessus du ciel (Terminée)   Mer 16 Juil - 21:54

Il la fixa un instant, et sous les faibles rayons du soleil, il vit l’humidité de ses larmes. Il ne rompit pas le contact et resta immobile. Elle n’était même pas sûre qu’il se forçait à respirer. Mais quand il parla, son ton était fort et brisé et doux et criant de rage et si la contradiction était une personne, était un être humain, il en serait sa référence.

−Lorsque je me suis réveillé, tu n’étais déjà plus là. Le médecin m’a dit que j’étais dans le coma depuis quelques semaines, que tu n’avais pas survécue et que j’avais besoin de repos.

−Je suis désolée.

−Ce n’est pas ta faute.

Et Harm le pensait vraiment. Elle avait peut-être fait un mauvais choix, mais ce n’était pas elle qui en avait eu l’idée. Elle n’avait rien imaginé, rien organisé, rien caché. Elle était juste partie en pensant sincèrement que tout était fini entre eux. Il aurait pu lui en vouloir, il avait même cru lui en vouloir, mais alors qu’il la sentait tout contre lui, il savait que ce qu’il voulait réellement c’était vivre sa vie avec elle. Et oublier qu’un jour, il avait cru être à tout jamais privé de sa présence.

Ce qu’il n’arrivait pas à accepter, au contraire, c’était le rôle de sa mère dans toute cette histoire. En admettant même qu’elle ait fait tout ça pour son bien, comment avait-elle pu un seul instant penser que perdre Mac le rendrait plus heureux ? Comment avait-elle pu même imaginer que jamais il ne découvrirait la vérité ?

Il tenta de reprendre son souffle sous la boule de haine et d’incompréhension qu’il sentait comprimer son cœur. Il avait mal lorsqu’il imaginait sa mère peaufiner son plan, il avait mal lorsqu’il la voyait pousser Mac à la croire. Il avait mal et en même temps, il avait peur maintenant qu’il savait ce qu’elle était réellement capable de faire.

−Tu crois que je pourrai lui pardonner un jour ?

Elle s’approcha plus près de ses lèvres et mélangea son souffla au sien avant de murmurer :

−C’est ta mère.

Elle l’embrassa tendrement et caressa sa joue.

Un jour peut-être, il serait capable de regarder sa mère dans les yeux et de ne plus y voir ce qu’elle leur avait fait. Un jour peut-être, il serait capable de vivre pleinement sa vie sans sans-cesse, avoir peur du lendemain. Bientôt peut-être, il serait à même de murmurer à la femme qui lui avait donné la vie qu’il lui pardonnait complètement. Bientôt sûrement, il serait à même de murmurer à la femme de sa vie un « je t’aime » sans craindre son départ.

Un jour peut-être, parce que les liens du sang étaient une grande partie de sa vie, il prendrait sa mère dans ses bras et lui dirait que peu importe le passé, il était prêt à la laisser les accompagner dans l’avenir.

Harm déposa un doux baiser sur le front de Mac et sentit qu’elle blottissait sa tête dans son cou. Il sourit devant toutes ces sensations qu’il avait enfin retrouvées et l’enlaça amoureusement de tout son corps.


Quarante et un ans dans un mois, ancien pilote, homme comblé.


Il l’étreignit encore davantage et la sentit se détendre entre ses bras.


A la maison, tout va bien.


−Toi et moi… Murmura-t-il d’une voix remplie de tendresse.

Mac rit et leva la tête pour plonger son regard dans le sien.

−Trois mètres au dessus du ciel, souffla-t-elle en lui tendant ses lèvres.


Tu marches enfin face au soleil, sans craindre la brûlure du bonheur. Tu l’as retrouvée et tu es amoureux d’elle, sentiment profond comme l’océan, et haut comme le ciel.



FIN
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BélierDragon
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MessageSujet: Re: Trois mètres au-dessus du ciel (Terminée)   Mer 16 Juil - 23:32

Trop bien Very Happy J'ai savouré chaque partie de ta fic Very Happy Je l'aime beaucoup Very Happy



A quand la suivante ? Wink
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Didine
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MessageSujet: Re: Trois mètres au-dessus du ciel (Terminée)   Jeu 17 Juil - 8:05

J'ai adoré ta fic.

I love you

Merci Miss Nady. Very Happy
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"Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur."Julien Green
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cam
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MessageSujet: Re: Trois mètres au-dessus du ciel (Terminée)   Jeu 17 Juil - 10:51

J'ai adoré ta fic I love you I love you I love you

BRAVO
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Isabelle
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MessageSujet: Re: Trois mètres au-dessus du ciel (Terminée)   Sam 19 Juil - 21:30

Félicitations, Nady vivement la prochaine fic. Very Happy
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Trois mètres au-dessus du ciel (Terminée)

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