Forum sur David James Elliott, sa vie, sa carrière

Le forum francophone sur David James Elliott
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
 

Crash and Burn [PG-13-Terminée]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivante
AuteurMessage
morguy
Modératrice
Modératrice


TaureauDragon
Age : 20
Inscrit le : 13 Mar 2006
Messages : 506
Localisation : dans un trou paumé plein de montagnes
Humeur : étudie,étudie ,étudie encore et toujours

MessageSujet: Crash and Burn [PG-13-Terminée]   Jeu 29 Nov - 8:19



_Crash and Burn
_auteur: Morguy
_adresse e-mail:mo-drole-de-fee@hotmail.fr
_Rating:PG-13 (violence, langage)
_Catégorie:Enfance, romance, amitié
_Personnages:tous les persos récurents de JAG
_Episodes : Tout après le Retour au JAG (5-06)
_Résumé: Harm vient de revenir au Jag, il doit maintenant faire face à tous les changements que cela implique, quand quelque chose de terrible arrive. Rolling Eyes
_Disclaimer:« La série JAG ne m'appartient pas. Elle est en la possession de DPB, Bellisarius Production, CBS et Paramount. Je ne fais qu'emprunter les personnages un petit moment, mais je promets de les rendre plus tard. Je ne touche aucune somme d'argent pour cette histoire. Ce n'est qu'un divertissement. »
_note de l'auteur: Oui je sais je n’ai même pas fini mes trois autres fics et je commence celle-ci, mais je viens de me réveiller et l’histoire et toute claire dans ma tête. Sans compter que Inconnu à cette adresse ne devrait pas tarder à être terminée.
Bref voici ma nouvelle fic j’espère qu’elle vous plaira. Le Titre et les paroles appartiennent au groupe Savage Garden.

Bonne lecture et laissez vos commentaires



When you feel all alone
And the world has turned its back on you
Give me a moment please to tame your wild wild heart
I know you feel like the walls are closing in on you
It's hard to find relief and people can be so cold
When darkness is upon your door and you feel like you can't take anymore



Comment en suis-je arrivé là ? Dans ce salon, un enfant à demi conscient dans mes bras, il saigne, il me fait promettre de ne pas le laisser, il me supplie de l’aimer… Ma main gauche tente tant bien que mal d’arrêter le sang qui sort de son flanc, mes yeux survolent les marques violacées, noires et bleutées qui couvrent son corps, sa respiration est pénible, je me demande si l’une de ses côtes cassées n’a pas endommagé ses poumons. J’espère que non.

Il perd des forces, il tremble, je sers une fois de plus ma veste et les couvertures autour de son corps, faisant attention de ne pas aggraver l’angle bizarre de son bras droit, je murmure des mots que je n’entends pas, cette voix n’est pas la mienne. Peut-être est-ce un cauchemar ?
Parfois dans un sursaut je le sens qu'il s’agrippe à moi, sa main attrapant ma manche ensanglantée, murmurant mon nom, il sait qui je suis, peut-être même m’attendait-il. Non. Il ne pouvait pas savoir, personne ne le pouvait.
La vie parfois se fait ironique, mesquine, m’amenant ici admirer la mort de cet enfant qu’il n’y a pas si longtemps riait avec moi. La vie parfois…

Ma main droite caresse doucement sa chevelure blonde. Ses cheveux ont poussé, malgré le sang séché, je vois les quelques reflets roux qu’il a hérité de sa mère. Je souris à travers mes larmes, avec douceur, ramène son visage contre ma poitrine, je ne veux pas qu’il la voit.
Elle est là, juste un peu plus loin, je l’ai couverte avec le plaid du canapé, elle était déjà partie. Depuis longtemps. Deux balles à bout portant. Je ne veux pas qu’il la voit, il devait être là quand elle est tombée, il sait, il n’a pas besoin de voir.
Je commence à entendre les sirènes, je remercie le Ciel, je remercie mon père et sûrement celui de cet enfant. Des pas arrivent en courant, je ne vois pas leur visage, simplement leur voix, je m’exécute lentement avec douceur, je pose le petit corps meurtri, il me retient, mais sa force n’est plus là. Gentiment j’enlève sa main de mon bras, caresse son front et lui assure que je ne le quitte pas, que tout va bien aller. Il me croit, relâche sa main, la laisse dans la mienne, il me croit. Si seulement moi aussi je pouvais y croire.

Et soudain l’Enfer se referme. Je suis poussé sur le côté, les voix se font plus fortes, plus inquiètes, quelqu’un hurle pour des électrodes et j’entends distinctement les bruit des côtes cassées sous les mains expertes du sauveteur, qui essaie de faire repartir le cœur lacéré de cet enfant, de cet orphelin.
S’en est trop, mon estomac n’en peut plus et à peine ai-je franchi la porte qu’il se renverse. Je m’écroule, je ne comprends pas, je suis en colère, j’ai mal… Et alors son visage qui se dessine dans ma tête, son sourire dans mes yeux et mon cœur reprend un rythme normal.
Elle

Comment en suis-je arrivé là ? Ah oui, je suis parti. Parti du Jag, j’ai tout quitté pour… Pour quoi déjà ? Pour ce rêve.
Je me souviens de cette joie qui m’a envahi quand j’ai décollé, la secousse de la catapulte, puis le silence, la puissance, le paysage qui défile, ma tête qui se vide, mon cœur qui s’arrête. S’arrête de penser à elle.
Elle que j’ai quitté pour un rêve qui se teinte à présent de tristesse et de nostalgie. Me pardonnera-t-elle ? Si seulement nous savions ce qu’il y à pardonner. Mon départ ou mon retour ? Je ne sais pas, peut-être sait-elle ? Sûrement…Il faudra que je lui demande, quand on aura appris à se parler de nouveau.
Et voilà que c’est à elle que je pense, c’est elle qui m’apaise et qui me fait croire à demain.

Une main se pose sur mon épaule et un visage me sourit avec tristesse. Est-ce bon ou mauvais ?
_Il est assez stable pour qu’on l’amène à DePaul, vous montez avec nous ?
J’approuve, je me demande si un jour ma voix reviendra. Qu’importe, je m’installe dans l’ambulance, reprends la main de cet enfant dans la mienne et espère.


Personnel uniquement. C’est ce qui me barre le chemin, je tourne en rond, une infirmière me sourit, je lui réponds mais mon sourire est douloureux. J’ai peur. Depuis un peu plus de trois heures je tourne dans ce couloir et aucun mot, rien. J’ai peur.
Pour la centième fois mon regard se perd sur la cabine téléphonique, que j’ai utilisée il y a une heure. L’Amiral m’a dit de prendre le temps qu’il fallait, de le tenir au courant, que tout irait bien, je n’ai pu répondre que par des « Oui, monsieur », il a dû comprendre, je l’ai entendu dans sa voix. Il a compris. J’ai peur.
Je m’avance vers le combiné, décroche puis raccroche. Je n’ai pas le droit, je n’ai plus cette chance. Celle de pouvoir l’appeler n’importe quand, pour n’importe quoi.
Mais ce n’est pas n’importe quoi. C’est Josh, c’est sa vie.
De nouveau ma main saisit le combiné, trois numéros de faits, la sonnerie, une puis une seconde. J’imagine la sonnerie de son portable, l’entends, elle résonne à mes oreilles, comme si…
Elle ne répond pas. Peut-être a-t-elle reconnu mon numéro et n’a pas décroché. En sommes-nous arrivés à un tel point ? Je ne veux pas y penser. J’essaie de balayer l’image de Sarah et Brumby en train de rire dans un restaurant. Non Hammer, tu ne dois pas aller vers là, pas maintenant…Plus tard peut-être.
Mon front vient se perdre sur le mur froid et vert de ce couloir. Vert ? Pour l’espoir ?
Un sanglot s’échappe. Quand était-ce la dernière fois que j’ai autant pleuré ? Un soir de Mai quand je quittais la femme que j’aimais sans le lui dire…Un soir de Mai.
Une brûlure me serre l’épaule, elle est douce et chaude, elle me rappelle un autre jour de Mai, en Russie.
Ma tête rencontre ses yeux, elle pleure, elle tremble et je ne sais lequel de nous deux trouve le plus de réconfort dans l’étreinte où nous plongeons.
Je ne veux pas savoir, je profite de ma meilleure amie, j’espère…

A suivre.


.
_________________


Dernière édition par le Sam 19 Jan - 1:57, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Didine
Administratrice
Administratrice


BélierChèvre
Age : 29
Inscrit le : 11 Mar 2006
Messages : 9865

MessageSujet: Re: Crash and Burn [PG-13-Terminée]   Jeu 29 Nov - 8:27

Le début est plus que magnifique.

Pauvre Josh, je l'adore ce gosse.

J'espère qu'il va s'en sortir. Shocked
_________________



"Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur."Julien Green
Revenir en haut Aller en bas
sedb
Modératrice
Modératrice


BélierDragon
Age : 20
Inscrit le : 08 Oct 2006
Messages : 10784

MessageSujet: Re: Crash and Burn [PG-13-Terminée]   Jeu 29 Nov - 9:17

Excellent début... J'aime toujours plus ton style... Very Happy

J'espère que Josh va s'en sortir ...

Vivement la suite...
_________________
Sedb
Revenir en haut Aller en bas
morguy
Modératrice
Modératrice


TaureauDragon
Age : 20
Inscrit le : 13 Mar 2006
Messages : 506
Localisation : dans un trou paumé plein de montagnes
Humeur : étudie,étudie ,étudie encore et toujours

MessageSujet: Re: Crash and Burn [PG-13-Terminée]   Jeu 29 Nov - 19:49

Merci beaucoup Les gens I love you I love you I love you
Une suite.
NdA: 1-Je ne sais pas quel âge a Josh dans la série mais son interprête Will Rothhaar est né en 1987. Pour ma fic je l'a rajeuni d'un an.
2-Ce chapitre n'est pas contre les familles d'accueil, (puisque moi même j'espère un jour devenir famille d'accueil) mais sur le système aussi bien de ces familles qu'au niveau de l'adoption.

Voilà bonne lecture

Let me be the one you call
If you jump I'll break your fall
Lift you up and fly away with you into the night
If you need to fall apart
I can mend a broken heart
If you need to crash then crash and burn
You're not alone




C’est donc ça, c’est donc là le bonheur. Dans ses bras. Elle tremble encore, je la sers plus fort, j’espère que je ne lui fais pas mal, elle enfouie sa tête dans mon épaule, non je ne lui fais pas mal. Comment pourrais-je ?
Elle n’a pas l’air de se soucier de mon tee-shirt ensanglanté, ses bras sont autour de mon cou ses mains passent dans mes cheveux courts à l’arrière de ma nuque.
Cela me donne la force de la soutenir, si je la lâche, je tombe, elle, tombera peut-être avec moi et je ne veux pas.
Non pas elle. Diane, Annie…mais pas elle. Elle doit être immortelle, même si ça doit être avec ce Brumby.
Je ne sais même pas s’il y a quelque chose entre eux, ils semblent si proches, et avec la remarque de Mic, me demandant si elle était libre, mon esprit ne peut s’empêcher de jouer les pires scénarios en boucle. Mais elle est là dans mes bras, contre mon cœur. Soudain une question me frappe.
_Comment ce fait-il… _Comment avez-vous…
Nous rions, doucement, parce que ce n’est pas l’endroit, ce n’est pas le moment. Mon pouce efface une de ses larmes.
_Vous d’abord. Je murmure. Elle me sourit, se dégage un peu de ma poitrine, mais ne désenlace pas ses bras.
_Comment ce fait-il que vous étiez là-bas ? Je croyais que vous étiez sur l’affaire du lieutenant accusé de désertion. Demande-t-elle.
_J’y étais. C’était mon affaire Mac, cette adresse, c’était celle du lieutenant McGrail. Je soupire, je sais que je dois tout lui raconter, que je dois revivre ce cauchemar. Sa main vient se poser sur ma joue, je retrouve ses yeux, j’ai confiance, ensemble nous nous dirigeons vers les banquettes, elles aussi, vertes.
Nous nous asseyons, nos mains toujours entrelacées, son regard sur mon visage qui se durcit sous les images qui se forment dans ma tête.
_Quand je suis arrivé à la base, l’Amiral Lean m’a dit que McGrail aurait dû embarquer il y a deux jours sur le Seahawk. Personne n’avait eu de ses nouvelles depuis, jusqu’à ce qu’un quartier maître l’aperçoive sur le port ce matin, d’où la raison de son appelle. Il m’a alors donné l’adresse du lieutenant, une petite maison tranquille dans un beau quartier.
Je suis arrivé et personne n’a répondu, je me suis alors décidé à aller voir si la police du coin ne pouvait me donner quelques renseignements sur McGrail, quand une des voisines m’a interpelé. Elle m’a raconté que McGrail était parti en urgence ce matin, une urgence familiale lui a-t-il dit, elle lui a souhaité bon courage, apparemment le lieutenant était apprécié de ses voisins.
Je m’arrête, mes mâchoires se serrent, un monstre apprécié de ses voisins. Elle sert ma main et je vois dans ses yeux qu’elle comprend. Soudain je me demande si pour elle aussi c’était pareil, si son père était vu comme quelqu’un d’ordinaire par ses voisins, si personne ne voyait les bleus de sa petite fille, les lèvres enflées de sa femme. Je ne dis rien, pas tout de suite. Et je commence le récit de l’Enfer.
_Elle a ajouté que ça lui semblait bizarre que la jolie femme et l’enfant ne l’accompagne pas, mais elle n’a pas eu le temps de lui demander, il était déjà parti.
Et il y a eu ce sentiment dans ma poitrine, je l’avais déjà ressenti mais je ne pouvais dire où. Je l’ai remercié et j’ai fais demi-tour, sonnant, frappant encore plus fort sur la porte. Mais rien. Puis j’ai simplement tourné la poignée, la porte était ouverte, je n’ai même pas sorti mon arme, ce bâtard était déjà loin, et je suis entré.
Ma voix reprend ce ton bizarre, celui qui ne me ressemble pas, les mots se serrent dans ma gorge, je me force à continuer.
_Elle était là, en bas des escaliers, dans cette positions bizarre et avec tout ce…ce sang. Je ne l’ai même pas reconnue, son visage était tellement tuméfié, c’est quand j’ai vu le cadre photo brisé à ses côtés que j’ai su.
Je ne savais même pas qu’ils avaient déménagé, Mac. Je lui ai écrit parfois et elle ne me l’a jamais dit, elle ne m’a rien dit.
Je me lève, je ne peux pas rester là, la colère est trop forte. Elle ne cherche pas à me retenir. Elle me regarde simplement, sans pitié, sans colère, juste de la compréhension et de la douleur. Pour ce petit garçon.
_Je l’ai couverte et j’ai cherché Josh. Je n’ai pas eu à chercher loin, il était dans le salon, derrière le canapé, recroquevillé…C’était…c’était comme pour Darlin et Annie, Sarah, c’était ce sentiment d’impuissance qui me compressait la poitrine, mais en pire, parce que j’avais vécu avec cette femme, j’avais joué avec cet enfant, je les connaissais, je les avais aimés…et voilà que…que je ne pouvais rien faire pour les aider.
J’ai simplement enlevé ma veste, l’ai enroulé dedans puis j’ai appelé le 911, suis allé chercher d’autres couvertures, il tremblait tellement fort. Il murmurait le nom d’Annie, alors je l’ai pris dans mes bras, il avait, il a grandi, vous savez…mais à cet instant c’était seulement un enfant de onze ans, blessé, battu, effrayé…
Je ne sais pas combien de temps ça a duré, une éternité…Un instant il a ouvert les yeux, il m’a vu…je jurerai qu’il a souri, ensuite c’est mon nom qu’il a murmuré comme si je pouvais le sauver, comme si je pouvais arrêter sa peine, mais je ne pouvais pas…Je ne PEUX pas.
Mon pied s’écrase contre la table en bois, des magazines s’écrasent à terre, deux infirmières sursautent, elle, ferme simplement les yeux. Elle ne prend même pas la peine ne lancer un « désolée », elle sait que ça ne servirait à rien, que la peine est bien plus profonde, bien plus ancrée et que tous les désolés du Monde n’y feront rien.
Même les larmes ne viennent plus soulager ma peine, seule la rage emplie mon être. Un enfant, comment peut-on faire ça à un enfant, tuer sa mère devant ses yeux, avant de venir s’acharner sur lui.
J’espère seulement que vous êtes loin McGrail, je l’espère pour vous, s’il ne survit pas, vous non plus.

De nouveau elle prend ma main dans la sienne.
_Ne cherchez pas d’explications, il n’y en a pas, il n’y a pas de raison valable à faire ça à un enfant ou à un être humain.
Je la regarde, elle sait que je vais demander.
_Est-ce…est-ce que c’était comme ça pour vous aussi ? Est-ce que personne ne voyait, personne n’entendait ?...
Elle soupire, un sourire triste glisse jusqu’à ses yeux se transformant en larmes, pourtant sa voix est forte.
_Non, tout le monde voyait mais il n’y a pas qu’une seule façon de fermer les yeux, et puis la consigne était de ne rien dire. Plus on en disait plus il y avait de coups. C’était la règle. Mentir, dire que l’on est tombé, qu’on s’est cogné à la porte…que c’était seulement une fois et qu’on l’avait mérité. S’enfuir.
Cette fois c’est ma main qui sert la sienne, je me rassois, un silence tombe, puis je remarque le sac qu’elle a avec elle, et ma première question me revient en mémoire.
_Mac ?
_Oui ?
_Comment avez-vous su ? Vous étiez en court martiale pour l’affaire Kisling.
_Bud a obtenu un ajournement. L’amiral me l’a dit, il m’a plus ou moins ordonnée de venir, je l’aurais fait de toute façon. Explique-t-elle simplement.
_Je sais. Je me surprends moi-même en remarquant que c’est vrai. Notre amitié n’est peut-être plus la même, mais je ne doute pas de sa sincérité, elle a encore ma confiance, elle l’aura toujours. Il faut plus de deux heures de route pour venir jusqu’ici. Elle a dû dépasser les limites de vitesse plus d’une fois. Je souris, mes doutes s’apaisent un peu. Elle est là.
_Je vous ai apporté de quoi vous changer et de quoi manger. Me dit-elle en ouvrant son sac.
_Je n’ai pas faim. Je réponds doucement.
_Harm, ça ne va pas l’aider si vous vous rendez vous-même malade. Et je jure que tous les ingrédients de ce sandwich viennent de votre frigo. Elle sourit, moi aussi.
_Très bien. Je soupire.
_Je vais d’abord aller enlever mon uniforme ou ce qu’il en reste. Si…Si le médecin arrive…
_Je saurais où vous trouver. Assure-t-elle, me tendant le sac avec mes affaires.
Je ne sais comment ou pourquoi mais je l’embrasse sur la joue. Quand nos regards se croisent nous sommes aussi surpris l’un que l’autre. Timide sourire. Je me lève.
_Merci Sarah.



Quand je reviens, ses yeux sont fermés, je me demande si elle dort, j’approche ma main pour remettre une de ses mèche en place quand elle ouvre les yeux, je ne m’arrête pas. Le contact me réchauffe mais je n’ai pas le temps de m’attarder plus longtemps sur ce geste, la porte/barrage vient de s’ouvrir et le médecin a déjà trouvé mon regard.
Je viens à sa rencontre, elle me suit, tremble de nouveau, je saisis sa main, prends une profonde inspiration et attends. Effrayé.
L’homme me tend sa main, Williamson, c’est ce qui est écrit sur son badge.
_Capitaine Rabb ? J’approuve, les mots ne sont plus là.
_Nous avons eu très peur, mais l’opération s’est relativement bien passée contenu de ses blessures. En plus de celles évidentes, il y en avait de plus anciennes, certaines males guéries.
Il a un pneumothorax, nous l’avons mis sous oxygène. La balle qu’il a reçue n’a fait que traverser sans grands dommages, ce sera seulement très douloureux pendant quelques temps. Nous avons fixé son bras droit et il a eu plusieurs points de suture pour ses blessures à la tête. Il a un léger traumatisme crânien, mais il devrait reprendre conscience bientôt.
Il s’arrête, il a dû remarquer que mon visage n’a plus de couleur, il pose une main sur mon épaule.
_Je sais que tout cela semble affreux. Pour dire vrai ça l’est, mais je peux vous dire que vous êtes arrivé au bon moment Capitaine. Vous lui avez simplement sauvé la vie.
Je hoche la tête.
_Docteur ? A…A quand remontent les premières fractures ?
Je dois savoir. Il soupire, comprend.
_Plus d’un an.
Une année. Une année à vivre comme ça, sous les coups, les cris certainement.
_Il y a autre chose que vous devez savoir. Nous avons trouvés des traces de narcotiques dans son sang. De la Concerta, c’est un médicament généralement prescrit pour les enfants hyperactifs, mais les doses que nous avons trouvé dans son sang sont bien trop élevées. Il a été drogué, ce qui explique sa malnutrition et sa maigreur pour un enfant de son âge, ainsi que la fatigue apparente de son organisme. Ce traitement est censé calmer l’enfant mais en surdosage il provoque des insomnies, des tremblements, des problèmes cardiaques. Il va falloir du temps à son organisme pour évacuer cette drogue, ça ne va pas être facile, est-ce que vous savez où il pourrait aller à sa sortie.
Je le regarde. Où va-t-il aller ? Annie est une enfant de la DDASS, les parents de Luke sont morts quand Josh avait de deux ans. Tous les deux enfants uniques. Où va-t-il aller ?
Je sais ce que j’ai envie de dire : « Avec moi ». Mais si je suis un peu réaliste, je sais que ce n’est pas la bonne solution, je suis célibataire, mon appartement ne comporte même pas deux chambres, je suis militaire, je voyage, j’obéis…Je suis seul.
Je secoue la tête, la voix serrée je réponds.
_N-Non, je ne sais pas, il n’a plus de famille et…je ne peux pas.
Je ne sais pas pourquoi mes yeux trouvent les océans chocolats de ma partenaires, elle ne juge pas, elle comprend, elle doit se rappeler des paroles qu’elle avait dites à Chloé quand la fillette voulait vivre avec elle. C’est étrange cette façon qu’ont nos vies de se mettre en parallèle.
Le médecin approuve gentiment.
_Une assistante sociale va venir vous parler, elle est déjà au courant de la situation. Je reviens dans un instant.
Il est parti. Je ne lui ai pas demandé quand je pourrai voir Josh. Les nouvelles informations glissent en moi, je me retourne vers Mac, prends ses deux mains dans les miennes.
_Je ne peux pas…
_Je sais.
_Mais où va-t-il aller ? Ma voix est peureuse.
_Quelque part où on l’aimera. La sienne est douce.
_Sa mère était censée l’aimer. Je crie presque.
_Elle l’a fait.
_Comment ?! Comment a-t-elle pu l’aimer et le laisser la dedans pendant plus d’un an. Battu, drogué et peut-être encore pire. Cette fois je hurle. Elle ne dit rien. Je la regarde et comprends. C’est certainement l’une des questions qui hante sa vie. Dans un élan je la sers dans mes bras.
_Je suis désolé Mac.
Elle se perd dans mon étreinte.
_________________


Dernière édition par le Jeu 29 Nov - 19:50, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
morguy
Modératrice
Modératrice


TaureauDragon
Age : 20
Inscrit le : 13 Mar 2006
Messages : 506
Localisation : dans un trou paumé plein de montagnes
Humeur : étudie,étudie ,étudie encore et toujours

MessageSujet: Re: Crash and Burn [PG-13-Terminée]   Jeu 29 Nov - 19:49

Williamson est de retour, une jeune femme rousse à ses côtés.
_Terry Nichols. Se présente-t-elle sa main accueillante venant à la rencontre des nôtres.
_Capitaine de Corvette Harmon Rabb, ma partenaire le Lieutenant Colonel Sarah Mackenzie.
_David m’a dit que l’enfant n’avait plus de famille proche ?...
Je secoue la tête à la négative. Ma tête sait que c’est la bonne décision, mon cœur lui n’en est pas si sûr.
_Il va avoir douze ans ? Demande-telle cochant, écrivant sur son calepin.
_En décembre. Dis-je, ma voix de plus en plus serrée.
_ Autres que ses problèmes de santé actuels, connaissez-vous des allergies, ou des maladies qu’il aurait contractées.
_Non, aucune.
_Des comportements violents, des problèmes à l’école…
_Pas que je sache, c’est un enfant adorable.
Elle relève la tête, me regarde d’un air drôle, secoue la tête et retourne à son questionnaire.
_Où va-t-il aller ? Je demande matérialisant la phrase qui tourne en boucle dans ma tête, martelant mon crâne.
_C’est difficile à dire. Nous allons essayer de le garder le plus longtemps possible ici, sa rééducation va être longue et avec cette histoire de désintoxication… Peu de familles d’accueil prennent en charge des enfants avec des antécédents comme ceux de Josh. Avec de tels traumatismes ils ne sont plus jamais les mêmes, adorables ou pas, ils peuvent changer du tout au tout, devenir violent, fuguer…Certaines de nos familles ont déjà trois ou quatre enfants à leur charge. Je ne suis pas sûre qu’elles soient prêtes à prendre en charge un enfant comme Josh.
Je ne dis rien, j’ai envie d’hurler. Elle vient juste de dire que Josh, parce qu’il vient de vivre l’enfer serait un poids pour une famille. Le fautif de son malheur.
_Vous allez juste le laisser ici ? Demande la voix de Mac, elle parait calme mais je distingue la colère. Je suis le seul.
_Pour le moment c’est le mieux que nous puissions faire. Une nouvelle fois sa main s’avance, comme précédemment nous la serons avec un peu plus de force peut-être. Elle part ne laissant aucune place à l’argumentation. Peut-être sait-elle que nous sommes avocats.
Williamson nous sourit mal à l’aise.
_Elle fait bien son travail, ne retenez pas ça contre elle, c’est le système.
_Pouvons nous voir Josh. Je demande, les mâchoires serrées.
Il approuve et nous indique le numéro de la chambre en soins intensifs. Nous ne devons pas hésiter à venir le voir si nous avons une question.
Nous serrons une dernière fois sa main. Alors que l’on atteint l’ascenseur, il m’interpelle.
_Vous savez Capitaine, les choses changent…Ou on peut les changer, je suis sûr que vous auriez votre chance dans la course pour la garde de Josh.
J’ouvre la bouche pour répondre, trop tard, il a disparu.


402. La porte est peinte dans un joli bleu. J’abaisse la poignée et entre dans le Chaos. La main de Mac est toujours dans la mienne quand je m’avance près du lit. Le sang a disparu, remplacé par plus de bleus. Ses cheveux ont été rasés pour pouvoir recoudre les blessures de sa tête. Il est si…petit, blanc, immobile, tendu…triste. Des électrodes sont posées sur sa poitrine, deux perfusions sont plantées dans chacune de ses mains, d’où l’absence de plâtre à sa main droite. Je vois le début du bandage qui couvre les deux tiers de son torse. Je lâche la main de Sarah et viens à ses côtés. Ses yeux fermés ont cette étrange couleur noire, ses joues sont teintées de tellement de couleurs que je ne saurais toutes les dire. Première larme.
Avec une douceur qui me surprend, je pose ma main sur son front, allant ensuite dans ses cheveux râpeux et doux. Je laisse un baiser sur son front et saisie sa main gauche, faisant attention à la perfusion, je veux seulement qu’il sache que quelqu’un est là pour lui.
_Hey Josh…Je promets que tout va bien aller, tu n’auras plus jamais mal, tu…tu dois seulement te réveiller, okay champion, seulement ça.
Mac s’est assise à mes côtés, elle me sourit, caresse la main de Josh et ferme les yeux. Je ne sais si c’est pour refouler ses larmes ou parce qu’elle est fatiguée, je sers simplement sa main un peu plus fort, l’amenant à mes lèvres. Elle sourit, ses yeux toujours fermés et nous laissons le silence nous envelopper.

J’ouvre les yeux, il fait nuit, Mac n’est plus là, à sa place un bout de papier. Je le prends, sourit, elle est allée nous ravitailler en café. Je me lève, m’étire, grogne sous la douleur de mes muscles.
Soudain un murmure, je me retourne des yeux bleus m’accueillent, en deux enjambées je suis à ses côtés, sa main dans le mienne. Maintenant sois fort, pour lui.
_Hey…J’ai tellement plus à dire, je n’y arrive simplement pas.
_Salut. Sa voix est rauque, peureuse, ce n’est qu’un murmure. Je saisi un verre d’eau, de mon autre main, je vais pour lui relever la tête quand il s’écarte violemment, son corps meurtri réagit, en un instant la douleur est partout. Il n’hurle pas, il n’hurle plus. Mon cœur se serre, il doit avoir l’habitude d’être irradié par la douleur.
Il me regarde ses yeux plein de larmes. Je me demande comment des étrangers vont pouvoir gagner sa confiance, si moi-même je l’ai perdue.
J’appuie sur le bouton des infirmières. Et retourne mon attention sur lui.
_Je promets que je ne vais pas te faire de mal, Josh. Okay ? Simplement t’aider à boire. Plus jamais personne ne te fera de mal. Ma voix est douce teintée d’émotion. Pendant ce qui me semble être des heures il me regarde, ses larmes inondant son visage. Je ne peux les effacer.
Au bout d’un moment il approuve timidement. Doucement j’approche le verre de ses lèvres, soulevant gentiment sa tête. Alors que le liquide froid traverse son organisme, il ferme les yeux, il a mal, je soupire. Frustré. Quand il a fini, je replace sa tête sur l’oreiller, ses yeux ne me quittent pas, je pose le verre.
Le médecin et les infirmières entrent, me sourient et ensuite se concentrent sur leur patient.
_Bon retour parmi nous jeune homme. Lance Williamson dans un sourire, mais Josh ne le regarde pas, ses yeux sont toujours dans les miens.
Et ça recommence, alors que Williamson approche sa main du torse de Josh, ce dernier, s’écarte, tombant presque, les larmes se font plus fortes, sa tête se secouent, son corps hurle sous la douleur mais lui ne dit rien, il me regarde. Pourquoi ?
Des infirmières se précipitent pour l’aider mais encore une fois, il échappe à leur touché, et ses yeux dans les miens, alors qu’il s’inflige dans de peine à ne pas vouloir qu’on le touche. Soudain.
_Harm… C’est une prière, un murmure, une supplique. Alors je sais, je sais que je suis son seul espoir, que ça ne marchera avec personne d’autre, que je dois le sauver, comme quand je suis entré dans cette maison, j’ai su. Comme quand je l’ai tenu dans mes bras, quand je lui ai promis de ne jamais le quitter, que tout irait bien… Quand il m’a demandé de ne pas l’abandonner.
J’avance vers le lit.
_Reculez !!! Reculez tous !!! Fais-je de ma voix d’officier.
Ils sont surpris, s’exécutent. Je regarde Josh. Il a mal et ne s’en cache plus.
_Ecoute bonhomme, je ne laisserai personne te faire de mal, jamais. Maintenant c’est toi et moi. Seulement il faut que le docteur t’examine, juste pour être sûr que tout va bien. Plus vite tu iras mieux, plus vite tu sortiras de ce lit.
Il me regarde, allongé n’importe comment dans son lit blanc. Je m’approche un peu plus, avec douceur lève mes mains vers lui, je les approches de son corps blessé, il ne bouge pas, ses yeux deviennent plus confiants. Un de mes bras passe aisément sous ses jambes, le second derrière son dos. Il grimace.
_Désolé. Dis-je. Mais il secoue doucement la tête.
_Ca va. Me rassure-t-il.
Gentiment je le rallonge correctement, lui souris et me tourne vers le staff médical.
_A vous, doucement et pas trop longtemps. Ils approuvent légèrement déconcertés.
Je me recule, je vois le corps de Josh trembler et se tendre à chaque mouvement des infirmières et dans ma tête je jure que le lieutenant de Vaisseau Colin McGrail est un homme mort.
_Joli coup, Flyboy… Elle me sourit en me tendant une tasse de café.
_Vous êtes revenue depuis longtemps ?
_J’ai couru ici quand j’ai vu Williamson et son équipe entrés.
Je ne réponds pas pendant un instant.
_Je vais le prendre avec moi, Mac. Je ne peux pas le laisser…là. Je ne peux pas. Son père m’en voudrait, je m’en voudrais et je ne suis pas sûr que Josh y survive…
C’est à son tour de se taire. Quand mes yeux tombent sur son visage, elle sourit, d’un vrai sourire et murmure.
_Je crois que vous avez raison…
Et mon cœur se réchauffe.

A suivre.
_________________
Revenir en haut Aller en bas
cam
Addict
Addict


ViergeSerpent
Age : 19
Inscrit le : 07 Jan 2007
Messages : 1777

MessageSujet: Re: Crash and Burn [PG-13-Terminée]   Jeu 29 Nov - 20:01

Super
Vivement la suite!!!
Revenir en haut Aller en bas
Didine
Administratrice
Administratrice


BélierChèvre
Age : 29
Inscrit le : 11 Mar 2006
Messages : 9865

MessageSujet: Re: Crash and Burn [PG-13-Terminée]   Jeu 29 Nov - 20:35

En deux chapitres, je suis excessivement fan de ta fic. Embarassed

Je la dévore.
_________________



"Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur."Julien Green
Revenir en haut Aller en bas
sedb
Modératrice
Modératrice


BélierDragon
Age : 20
Inscrit le : 08 Oct 2006
Messages : 10784

MessageSujet: Re: Crash and Burn [PG-13-Terminée]   Jeu 29 Nov - 22:57

Wouah, elle est super ta fic...

Magnifiquement écrite, j'en suis devenu accroc, c'est fini Very Happy Very Happy

Vivement la suite...
_________________
Sedb
Revenir en haut Aller en bas
morguy
Modératrice
Modératrice


TaureauDragon
Age : 20
Inscrit le : 13 Mar 2006
Messages : 506
Localisation : dans un trou paumé plein de montagnes
Humeur : étudie,étudie ,étudie encore et toujours

MessageSujet: Re: Crash and Burn [PG-13-Terminée]   Ven 30 Nov - 2:14

Merci beaucoup toutle monde vous êtes adorables.
Une autre suite.
Bonne lecture.


When you feel all alone
And a loyal friend is hard to find
You're caught in a one way street
With the monsters in your head
When hopes and dreams are far away and
You feel like you can't face the day



Les infirmières quittent la salle, Williamson leur a dit qu’il allait finir tout seul. Josh cherche encore mon regard, je lui offre un sourire rassurant.
_Capitaine, voulez bien venir par ici. Fait le médecin.
Je me demande pourquoi il a besoin de moi, j’espère que tout va bien. J’approche. Il a dans ses mains un stéthoscope, je comprends instantanément.
Comme quelques minutes avant, je montre mes mains à Josh, pour lui signaler que je vais le toucher. Il ne tremble pas, approuve.
Ma main gauche vient sous sa nuque, tandis que je passe mon bras droit autour de lui dans le but de le mettre en position assis.
_Ce n’est pas la peine de le relever complètement, juste assez pour que j’aie accès à son dos.
Je m’exécute. C’est alors que ma main frôle quelque chose qui me semble suspect. Je penche la tête pour voir ce que c’est et mon estomac, reçoit un nouveau coup.
Je rencontre les yeux du médecin. Ils sont à la fois peinés et désolés, c’est un détail qu’il a oublié, sûrement n’est ce pas les premières brûlures de cigarettes qu’il voit sur le dos d’un enfant.
Certaines paraissent récentes, une semaine, peut-être moins. Mon souffle s’accélère.
Comment Annie, comment as-tu pu laisser faire ça, à ton propre enfant? Mon doigt effleure encore une fois la marque lisse et rosée, comme si par ce geste elle allait disparaître mais elle ne part pas. Josh se tend sous mon touché, un sanglot s’échappe de son corps, un autre suit, conséquence du premier et de la peine qu’il a provoqué. Même pleurer lui est interdit. Doucement j’amène sa tête contre mon épaule, il se laisse faire, s’enfonce plus profondément dans la chaleur de ma clavicule.
Oh Josh…Que t’a-t-il fait ?...
_Respire profondément Josh. Demande Williamson, son stéthoscope en place, sa voix douce et compréhensive.
Il s’exécute et à la seconde inspiration une quinte de toux s’empare de lui. Violente et douloureuse.
_Relevez-le. Me presse le praticien. En moins d’une seconde, je les sers contre ma poitrine, son torse parallèle au mien, une de mes mains passant doucement dans son dos, essayant de ne pas grimacer dès que je rencontre une brûlure.
De nouveau il tremble violemment, pourtant sa respiration s’est calmée, il se dégage de moi et je vois la morsure qu’il s’est infligé sur sa lèvre inférieure. Pour ne pas hurler, crier, pleurer.
Mon pouce efface la goutte de sang qui descend sur son menton, et en quelques secondes Mac est à mes côtés, un mouchoir dans la main, qu’elle a légèrement humidifié. Mes yeux la remercient, puis reviennent sur l’enfant dans mes bras. Gentiment je tamponne sa lèvre. Quelques toussotements s’échappent encore et je le vois qui mord de nouveau sa lèvre. Je secoue la tête.
_Josh, non. Dis-je affectueusement. Tu as le droit de crier, de dire que tu as mal. Tu m’entends, ce n’est pas grave, au contraire il faut que nous sachions où et quand tu as mal… Compris ?...
Je retire le mouchoir de sa lèvre désormais légèrement gonflée. Et après une approbation de Williamson le recouche doucement. Comme toujours ses yeux sont dans les miens, comme s’il ne comprenait pas que l’on puisse être si attentionné envers lui.
_Partout. Fait-il soudain sa voix encore faible. J’ai mal partout dans la poitrine et… Il ne continue pas, ses yeux se posent sur son bras gauche qui tremble vigoureusement.
_Josh avais-tu l’habitude de prendre de la Concerta ? Demande le médecin.
Il acquiesce, n’en dit pas plus.
_Ces tremblements sont dû au fait que ton organisme se débarrasse de ce narcotique. Explique le praticien.
Josh le regarde, un instant.
_Je ne peux pas en avoir ? Demande-t-il incertain.
_Non, non tu ne peux pas en avoir. Répond Williamson. Les doses qui sont encore dans ton organisme sont trop élévées, c’est pour cela que nous surveillons ton cœur.
Je vois qu’il voudrait nous expliquer pourquoi il en prenait ou pourquoi on lui en donnait, mais il ferme simplement les yeux, s’enfonçant dans son oreiller, essayant d’ignorer le tremblement.
_Les antidouleur vont t’aider à dormir. Termine-t-il. Capitaine, Colonel, si vous voulez me suivre un moment dans le couloir.
L’effet est immédiat, il ouvre de nouveau les yeux, je le rassure, mon regard lui assure que je ne vais nulle part sans lui. Ses paupières se referment.


Nous laissons la porte légèrement ouverte au cas où.
_L’oxygène fait son travail au niveau des poumons et son niveau sanguin est revenu à la normale, nous plâtrerons son bras demain matin et ses points devrons être enlevés dans quelques semaines. Je pense que nous pourrons le relâcher dans trois ou quatre jours, mais seulement si quelqu’un peut prendre soin de lui et cela vingt quatre heures sur vingt quatre toute la semaine.
Son regard pénètre le mien, mais pas une seconde je n’hésite.
_Je vais le faire. Ma voix est sure, confiante.
Il approuve.
_Attendez ici. Je vois son sourire.
Mac fait glisser sa main le long de mon bras.
_C’est un grand pas.
_Un énorme, oui. Je souris.
_Ca veut dire plus de filles à la maison. Elle rit doucement, je vois le pétillement dans ses yeux.
_Il ne m’en faut qu’une. Je murmure et le pétillement se change en étincelle.
_Et bien Capitaine, on peut dire que vous changez d’avis rapidement. Nous interrompt la voix de Terry Nichols.
_Je crois que je savais dès le début ce que je devais faire. Je n’avais juste pas le courage. Ou la foi.
_Très bien si vous m’assurez que vous n’allez pas encore changer d’avis, c’est bon pour moi.
_Je suis certain de ce que je fais et surtout je le veux. J’assure, mes yeux reflétant ma détermination.
_D’accord j’ai quelques questions à vous poser cependant et je vais avoir besoin de vos états de service, votre fiche de paye, un membre de nos services va venir visiter l’endroit où vous habiter. Avez-vous une maison ou un appartement.
_Un appartement.
_Plusieurs chambres ? Demande-t-elle un sourcil levé.
_Non…mais… Elle ne me laisse pas terminer.
_Et vous allez laisser Josh dormir sur le canapé ou dans un placard, pour lui rappeler de bons souvenirs.
_Terry… Commence Williamson, mais c’est trop tard. J’ai à peine dormi les dernières quinze heures, j’essaie d’être fort, de faire face, d’assimiler toutes les choses qui viennent de se passer depuis ce matin et…elle m’insulte.
_NON ! Bien sûr que non, mais quand je me suis levé ce matin, je n’ai pas pensé à acheter une maison pour héberger un enfant détruit, d’accord ! Je suis sincère, je vis seul, je n’ai pas d’enfant alors mon appartement me convient parfaitement !
La main de Sarah tirant la mienne me fait rassoir.
_Harm…Josh… Me dit-elle indiquant la porte. J’acquiesce, soupire, calme les battements de mon cœur.
_Je n’ai pas encore de maison, Mademoiselle Nichols, dans quatre jours j’en aurai une. Mac tourne la tête vivement vers moi, j’ignore son regard plein d’incompréhension, les explications viendront plus tard.
_Vous allez la construire vous-même ? Questionne la jeune femme, toujours le même sourcil levé.
_J’ai des ressources, je peux même dès à présent vous donner l’adresse.
Cette fois elle ne dit rien et prend juste l’adresse en note.
_Célibataire donc. Reprend-elle. Quand j’approuve elle continue.
_Homosexuel ?
_Quoi ?!!Non !
_Pourriez-vous me donner les coordonnées de votre dernière petite amie, pour que je puisse lui poser quelques questions.
Mon estomac se serre. Jordan. Je ne sais pas si elle va aider mon cas sur cette affaire. D’un côté elle m’a vu avec Chloé et avec Darlin mais la façon dont on s’est quittés, elle n’aime pas le Pilote qui est en moi, je crois qu’il lui fait un peu peur. A juste titre sûrement.
Je me rends compte qu’elle attend ma réponse mais au moment où j’ouvre la bouche, la voix de Mac couvre mes mots.
_C’est moi. Fait-elle le plus simplement du monde.
Ma respiration se bloque.
_Vous. Répète Terry.
La Marines à mes côtés acquiesce simplement.
_Je vois…Pourquoi, pourquoi vous êtes vous séparés ?
_La vie militaire, nous travaillons ensemble et c’est interdit d’avoir une relation autre que professionnelle. Et quand nous avons enfin eu notre chance, il est reparti voler, nous avons essayé quelques temps mais nous avons préféré rester amis… Elle me regarde un instant puis continue.
_Meilleurs amis…
_Très bien, le Juge voudra certainement vous entendre, quelques lettres de recommandation seraient aussi les bienvenues. Et bien sûr je devrais parler à Josh.
_Je ne crois pas qu’il y aura de problème à ce niveau, Terry. Rit doucement Williamson.
_Si vôtre demande est acceptée vous recevrez la visite d’un de mes collègues dans les mois qui viennent pour être sûr que tout va bien.
_Très bien. Dis-je seulement, la voix encore serrée par les dernières paroles de Mac.
_Je vous revois samedi, un membre de notre service viendra interroger Josh dans la matinée, sur ce messieurs, Colonel, bonne nuit.
Nous nous levons pour la saluer et nos routes se séparent pour un petit moment du moins.
_Je suppose que vous n’avez nulle part où dormir. Demande Williamson avec un sourire.
Nous répondons à la négative.
_Pour ce soir je ne peux vous proposer que la salle des internes, il y a deux lits de camps, demain je vous donnerai le nom d’un hôtel.
Mac laisse échapper un bâillement, je souris.
_Si vous indiquiez le chemin Ninja Girl ? Je vous suis dans quelques minutes. Elle sourit à son tour me sert une dernière fois la main et suis une infirmière.
Williamson, me regarde, amusé.
_Quoi ? Je demande.
_Vous vous vouvoyez aussi quand vous sortiez ensemble ?
Je ne réponds rien, je me sens rougir. Sa main frappe mon épaule.
_Bonne nuit Capitaine.
Il a compris, tant pis.
_Bonne nuit David.


A suivre.
_________________
Revenir en haut Aller en bas
dreyh
Nouveau
Nouveau


TaureauChat
Age : 21
Inscrit le : 28 Nov 2007
Messages : 36

MessageSujet: Re: Crash and Burn [PG-13-Terminée]   Ven 30 Nov - 3:57

Je viens de dévorer les premiers chapitres de cette fic. C'est vraiment très triste, mais c,est magnifiquement écrit. C'est horrible ce qui est arrivé à Josh. Mais maintenant Harm est là, et avec Mac il vont faire tout pour aider ce jeune garcon.

Bravo pour cette fic Morguy, j'ai hate de lire le reste
Revenir en haut Aller en bas
Didine
Administratrice
Administratrice


BélierChèvre
Age : 29
Inscrit le : 11 Mar 2006
Messages : 9865

MessageSujet: Re: Crash and Burn [PG-13-Terminée]   Ven 30 Nov - 9:17

C est sûr que le vouvoiement accidentel fait tâche. Laughing

En tout cas, Miss Mo, j'adore ta fic.

Même s'il y a beaucoup de douleur. Que Harm est en train d'encaisser ce qu'on a fait à Josh.

J'espère quand même qu'il pourra un peu lui aussi se reposer sur quelqu'un : Mac et qu'elle se laissera pas embobiner par brise miches.
_________________



"Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur."Julien Green
Revenir en haut Aller en bas
sedb
Modératrice
Modératrice


BélierDragon
Age : 20
Inscrit le : 08 Oct 2006
Messages : 10784

MessageSujet: Re: Crash and Burn [PG-13-Terminée]   Ven 30 Nov - 10:15

C'est trop génial... J'aime beaucoup...

J'espère que Josh va vite aller mieux...

Vivement la suite...
_________________
Sedb
Revenir en haut Aller en bas
morguy
Modératrice
Modératrice


TaureauDragon
Age : 20
Inscrit le : 13 Mar 2006
Messages : 506
Localisation : dans un trou paumé plein de montagnes
Humeur : étudie,étudie ,étudie encore et toujours

MessageSujet: Re: Crash and Burn [PG-13-Terminée]   Sam 1 Déc - 1:46

Mille Mercis pour vos commentaires.
Spéciale dédicace à Dine sur ce chapitre.
NdA: Pour les références médicales, j'ai essayé de faire au mieux, plusieures recherches et j'ai demandé conseils à des étudiants en médecine. Les erreurs qui restent sont les miennes et je m'en excuse. Rolling Eyes
Bonne lecture et Merci encore.

Let me be the one you call
If you jump I'll break your fall
Lift you up and fly away with you into the night
If you need to fall apart
I can mend a broken heart
If you need to crash then crash and burn

You're not alone



J’entends sa respiration lente et apaisée. Je ne sais pas si elle dort, moi je n’y arrive pas, je crois que je suis trop fatigué pour m’endormir, trop de choses dans ma tête, dans mon cœur, dans ma tête.
_Harm ?... Elle murmure. Je souris.
_Oui ?
_Vous allez vraiment trouver une maison d’ici samedi ? Je remarque l’inquiétude dans sa voix. Je me tourne comme si je pouvais la voir dans le noir complet qui immerge la pièce.
_Je l’ai déjà Mac, il me faut juste l’accord du propriétaire mais ça ne devrait pas poser de problèmes. Un sourire se dessine de nouveau sur mes lèvres alors que j’imagine le froncement de sourcil et le mouvement de ses lèvres. Elle ne comprend pas.
_C’est Frank le propriétaire de cette maison Mac. Ma mère et lui en ont acheté une il y a des années de cela. Ils n’y sont venus que rarement, je pense que la dernière fois était après la mort de Diane.
Je ne sais pas pourquoi je m’arrête quand je dis ce prénom, ça fait bien longtemps que je ne vois plus Diane en Mac, mais je ne sais pas. On dirait qu’elle, elle le pense toujours. J’aimerais lui dire, lui avouer que je l’aime, d’un amour qui n’a rien à voir avec Diane, j’aimerais tout lui dire, tout réparer, mais ce n’est pas le moment, je ne sais pas quand viendra le bon moment mais ce n’est assurément pas aujourd’hui.
Je me passe une main lasse sur mes yeux et termine mon explication.
_Je ne pense pas que ça les gênera, en fait ils me l’ont déjà proposé plusieurs fois, mais bien que ce ne soit pas les mêmes dimensions que leur maison à la Jolla, je ne me sentais pas de vivre seul dans une maison…enfin vous voyez…
_Oui…C’est la simple réponse qu’elle me donne, mais je sais qu’elle comprend, je sais aussi que son esprit est à la même place que le mien. Quelque part entre notre promesse et mon départ.
Le silence reprend ses droits, mes pensées leur place, tourbillonnant, chahutant, me gardant éveillé.
_Pourquoi avez-vous dit que vous étiez ma petite amie à Nichols.
_Ex-petite amie. Elle rectifie avant de soupirer, elle sait que je ne vais pas abandonner.
_Je ne sais pas vraiment, ça me semblait la bonne chose à faire, je veux dire, est-ce que vous avez eu des nouvelles de Jordan dernièrement ? J’entends dans sa voix qu’elle espère que non.
_Non. Je réponds ma voix essayant de lui dire, qu’elle n’a rien à craindre. Je crois qu’elle a demandé un transfert, elle ne m’a pas dit où.
_Je pensais juste que…que ce serait plus simple. Continue-t-elle. J’entends qu’elle s’assoit sur son lit grinçant.
_Je crois vraiment que c’est le mieux pour Josh, qu’il soit avec vous… Sa voix hésite et j’ai l’impression de savoir ce qu’elle va dire ensuite.
_Si…Si j’avais eu quelqu’un comme vous à son âge, peut-être que beaucoup d’erreurs auraient été évitées, p-peut-être qu’Eddy serait encore en vie, Chris aussi…
Je sais qu’elle pleure, et je me surprends à penser que comme Josh, elle pleure silencieusement. Si je ne la connaissais pas mieux, je pourrais croire qu’elle s’est simplement tue.
Mais je la connais mieux. Je me lève, à tâtons trouve son lit, m’assois à ses côtés et mon bras, le plus naturellement du Monde, l’enveloppe.
_Vous avez eu votre oncle, et vous m’avez maintenant, Sarah… Mon deuxième bras s’enroule autour d’elle, sa tête contre mon cœur.
_Pour ce qui est d’Eddy et de Chris, il faut que vous laissiez tomber Mac. Aucune de ces morts n’est de votre faute, c’est la leur et certainement celle de l’alcool. Mais pas la votre.
Nous ne disons rien pendant quelques instants, soudain je sens un hochement de tête contre ma poitrine, je souris.
_Bien, maintenant je pense qu’il nous faut réellement prendre un peu de repos. J’aimerais retourner chez le lieutenant McGrail et récupérer quelques affaires pour Josh, arranger les choses pour Annie aussi.
_L’amiral m’a donné la fin de la semaine, mais je dois retourner au travail Lundi. Me dit-elle, m’assurant que je ne vais pas pouvoir me débarrasser d’elle aussi facilement.
Je ne crois même pas en avoir envie. Pas maintenant, pas demain, pas… Nous verrons.
Je la libère, me lève, elle attrape ma main, la sert et l’embrasse.
_Merci, Harm…

Peut-être vais-je réussir à dormir maintenant.


Un flash de lumière me fait plisser les yeux malgré mes paupières closes, puis cette voix.
_Monsieur Rabb ? Capitaine ? La voix est inquiète, beaucoup trop.
En une seconde je suis sur mes pieds. Ce cauchemar ne va donc jamais finir.
_On a un problème. Elle est déjà partie, laissant la porte ouverte.
Mon regard croise celui de Sarah et je cours. Non, pas ça… pas maintenant.
J’entre dans la chambre, ils sont nombreux, bien trop nombreux, et je l’entends avant de le voir. J’entends son cri, effrayé, douloureux…agonisant. Je remarque alors les sangles autour de ses poignets. Quoi ? Comment ? Pourquoi ?
L’homme qui est penché sur lui n’est pas Williamson. La rage me traverse, en une seconde j’attrape l’épaule de cet homme, la seconde d’après mon bras et sous sa gorge, son dos contre le mur.
_Qu’est ce qui se passe ici ? Ma voix est froide, glaciale, je ne l’ai jamais entendue avant aujourd’hui.
Le nom inscrit sur sa poitrine dit « Dr Filins », je desserre ma prise.
_Je suis simplement venu l’examiner. Commence t-il en se massant la gorge. J’ai remarqué des sueurs sur son front, puis des frissons. Il est froid, son pouls est trop rapide et sa respiration anormale. Je voulais vérifier la couleur de son torse, je crains une hémorragie interne et il a commencé à hurler et à bouger dans tous les sens je ne pouvais pas faire autrement.
Les mâchoires serrées, je réponds.
_Où est Williamson ?...
_En salle d’opération, un accident de la route…Il était le prochain patient sur le planning…
Je ne l’écoute plus, je le lâche complètement, mes yeux sont sur Josh, il est si …blanc. La peur me frappe.
_Je veux Williamson, personne d’autre. Je crie aux infirmières, l’une d’entre elle comprend, je crois qu’elle a été là durant toute la journée.
_Il faut que l’on vérifie sa poitrine…Tente une nouvelle fois Filins.
_Je vais le faire, vous regardez. Il acquiesce.
Je m’approche de Josh, sa respiration est vraiment laborieuse, son bras blessé à repris un angle bizarre, et ses yeux…sont si…vides. Est-ce qu’il me fait encore confiance ? Pense-t-il que je l’ai laissé là ?
La perfusion à elle aussi été arrachée. Mais combien de temps ont-ils mis à me prévenir ?
Rapidement je détache ses poignets, il se mord la lèvre quand son bras droit est libéré. J’avance ma main vers lui. Son corps se tend, entier, anxieux, torturant.
_Ne me touche pas, s’il te plait Harm…Ca fait trop mal… Je ne veux plus avoir mal. Sa voix est faible, à peine un murmure.
La nausée me reprend.
_ Je veux simplement que ça s’arrête… Ne me touche pas. Il pleure, puis tousse et alors nous le voyons tous, ce sang qui s’échappe de sa bouche…
Filins réagit en une seconde, la suivante Williamson arrive, en moins de cinq ils sont partis. Derrière cette porte. Personnel uniquement.
Sarah est là, elle s’approche, ouvre la bouche. Non, pas maintenant. Il faut que je sorte d’ici, vite.
_Mac…Vos clefs…
_Quoi ?! Elle ne comprend pas, je vois la peine dans son regard.
_Juste vos clefs, Mac, s’il vous plait. Les mots se serrent, se transforment en sanglots de rage et de désespoir. Mais les larmes ne sont plus.
Elle sort le trousseau de sa poche, me les tend, je les attrape, je suis parti.
J’arrive sur le parking et me rend compte que je ne sais pas où elle est garée. Je cours attirant les regards, qu’importe, il faut simplement que je m’en aille. Pour aller où ? A la poursuite de cette ordure…
Pas de Corvette, deuxième passage, enfin je la vois une voiture de fonction du Jag, je cours, déverrouille, m’enfonce sur le siège conducteur, sans attacher ma ceinture je mets le moteur en route. La marche arrière est enclenchée, quand je me fige. L’adrénaline redescend. Je ne serais pas là. S’il arrive quoique soit, je ne serais pas là pour lui. Je me remets au point mort, mais n’arrête pas le moteur, mes mains viennent s’abattre avec dureté et violence sur le volant, dix fois, vingt fois, cinquante…Je veux juste avoir mal, aussi mal que lui, donnez moi sa peine, laissez-le.
La fatigue l’emporte, ma tête repose contre la vitre, mes yeux se ferme et je pleure, je haïs…
Là au milieu de ce parking, exténué, je me laisse aller. Qu’importe si l’on me voit, si l’on me juge, je vais simplement rester là. Attendre qu’on vienne m’amputer d’une partie de mon cœur… Une nouvelle fois.
Je n’ai même pas entendu la porte s’ouvrir, je ne l’ai même pas vu éteindre le moteur, je sens seulement sa main sur ma joue et les larmes disparaître.
_Il faut qu’on le retrouve, Sarah… Il faut qu’il paye.
Elle ne répond pas, sa main efface les dernières traces de larmes.
Oh oui nous allons le retrouver.


Déjà vu. Il a l’air simplement plus fatigué. Depuis combien de temps travaille-t-il, cela va faire plus de dix-neuf heures que sommes ici, et lui est toujours là, sans dormir. Il ne sourit pas, viens juste à notre rencontre.
_Nous avons réussi à stopper l’hémorragie, dans ses mouvements de panique une côte à transpercé le poumon droit. Il est trop faible, vu la perte de sang je ne peux pas me prononcer sur les vingt quatre prochaines heures, peut-être plus. Nous l’avons mis dans un coma artificiel, la douleur serait trop vive. Son bras s’est fracturé de nouveau, double fracture désormais. Il s’arrête. Je vois qu’il est complètement honnête. Je ne veux rien d’autre. La vérité.
_Mais ce n’est pas notre plus gros problème. Nous n’allons pas pouvoir continuer comme ça. Il est trop effrayé, on ne peut pas le soigner, s’il a aussi peur chaque fois que quelqu’un veut prendre ses constantes. J’ai déjà vu ça chez certains enfants et souvent ils ne font qu’empirer leur état.
J’avale douloureusement. Est-il en train de dire, qu’il n’y a pas de solution ?
_On ne peut pas le garder dans le coma trop longtemps, ses blessures vont mettre trop de temps à guérir et je ne voudrais pas qu’il devienne dépendent aux analgésiques. Nous l’avons mis sous morphine, mais simplement parce que je ne vois pas d’autre moyen pour le moment…
Je vois qu’il veut me dire quelque chose. Je l’aide.
_Qu’avez-vous en tête David ?
_Il y a quelques années, j’ai eu cette petite fille, un cas similaire à celui de Josh, la femme de ménage l’avait retrouvé dans un placard, dans le garage, à demi-consciente. Je vous passerez les détails que nous connaissons.
Quand elle est arrivée ici, elle ne parlait pas, ne mangeait plus, hurlait à chaque examen…Mais d’une certaine manière j’ai réussi à gagner sa confiance. Comment je ne sais pas, ça c’est juste fait. Mais j’étais le seul. J’ai dû faire des heures supplémentaires, je devais la nourrir, la laver, la soigner, la rassurer…Il n’y avait plus qu’elle. Et alors j’ai pris la décision de l’emmener chez moi, ma femme est infirmière et après quelques temps, même si elle était un peu tendue, elle acceptait que Danielle, mette en place ses perfusions et se genre de choses, quand j’étais au travail. J’ai pris un mi-temps, pendant plus d’un an, mais ça valait le coup.
Il s’arrête me regarde, sourit, une étincelle dans les yeux.
_Vous voulez que je prenne Josh avec moi tout de suite, et que je le soigne à domicile ? Dis-je, ne croyant pas mes propres mots.
_Je ne suis pas médecin…je…
_Une infirmière pourra toujours venir vous aider, et je peux vous montrer comment faire un pansement et quels sont les signes d’infections, les effets secondaires auxquels vous allez devoir faire face.
Je ne suis pas sûr. Oui, je veux l’aider, mais que se passera-t-il si je le blesse plus qu’il ne l’est, si je fais tout de travers ?
Il a dû lire dans mes yeux.
_Nous ignorons souvent ce qu’il y a au fond de nous Capitaine, vous irez bien…avec un peu d’aide. Me sourit-il.
_Vous ne me laissez pas tellement le choix ?
Il secoue la tête, redevient sérieux.
_Je ne vous impose rien, Harm, mais croyez moi ce serait le mieux pour lui, il n’y arrivera pas ici.
Il nous sourit tristement commence à partir.
_Nous allons le ramener dans sa chambre, vous pourrez y aller dès que nous l’aurons installé. Pensez-y… J’en ai déjà parlé avec Terry, elle a compris aux vues de la situation. La balle est dans votre camp.
Avant qu’il ne parte j’ai une dernière question.
_Williamson ! La petite fille que lui est-il arrivé ?
Son sourire est immense.
_Maya ? Nous l’avons adoptée…Elle est entrée au lycée cette année, chef des pom-pom girls…
Il rit. Moi aussi.



Vingt quatre heures. Et une centaine de coup de fil. Tout du moins c’est mon impression. Sans Sarah, je crois que je serais devenu fou. J’ai dû expliquer la situation à l’Amiral et je remercie encore quiconque m’a permis d’avoir un Commandant aussi compréhensif. Ma mère et Frank bien entendu, je crois qu’ils ont été choqués. Qui ne le serait pas ? Maman a pleuré, elle adorait Luke, lui et Keeter l’a faisait toujours rire. Elle m’a dit qu’elle viendrait bientôt, quand les choses se seront calmées à la galerie et que nous serons installés de notre coté. Frank n’a eu aucune objection pour la maison et Mac est partie retirer les clefs à l’agence. Je lui ai dit de prendre un peu de repos chez elle et de ne revenir que demain. Je ne sais pas si elle va m’écouter. Je l’espère.
L’espoir. Je crois avoir utilisé toutes mes cartes en deux jours, et Josh n’est toujours pas sorti d’affaire. Il a désormais cet horrible tube dans la bouche et à chaque fois que je rentre dans sa chambre la haine que j’ai envers Colin McGrail à tendance à atteindre son apogée.
J’ai appelé Webb. Si ce bâtard est encore aux Etats-Unis, nous le retrouverons. Ca me fera une dette à devoir à Clay mais tant pis.
J’ai ensuite mis au courant Harriet et Bud, demandant à Bud s’il pouvait aider AJ à commencer le déménagement. Encore merci pour avoir de si bons amis.
J’ai terminé mes appels avec le médecin légiste du NCIS, pour savoir quand je pourrais organiser les funérailles d’Annie. Dans le courant de la semaine prochaine.

Maintenant je suis assis sur les marches qui mènent aux urgences. Le soleil éclaire un peu mes traits douloureux, le café que j’ai dans les mains tente de me réchauffer. Si seulement il y arrivait.
_________________
Revenir en haut Aller en bas
morguy
Modératrice
Modératrice


TaureauDragon
Age : 20
Inscrit le : 13 Mar 2006
Messages : 506
Localisation : dans un trou paumé plein de montagnes
Humeur : étudie,étudie ,étudie encore et toujours

MessageSujet: Re: Crash and Burn [PG-13-Terminée]   Sam 1 Déc - 1:52

J’inspire profondément, laissant l’air frais de ce début d’hiver s’imprimer dans mes poumons. Je ferme les yeux, une seconde, quand je les ouvre le cauchemar n’a pas disparu, mais une silhouette le rend un peu moins horrible.
J’aurais dû savoir qu’elle n’allait pas écouter.
_Pas un mot Rabb, je viens de passer plus d’une heure et demie dans ces foutus embouteillages, je n’ai pas besoin que vous me disiez que j’aurais dû rester chez moi à dormir, parce que je n’arrive pas à dormir et que si je ne voulais pas être là et bien ne le serais pas. Sur ces paroles, elle s’assoit à mes côtés.
Je rigole un peu.
_Je suis heureux que vous soyez là Mac. Quand elle voit la sincérité dans mes yeux, elle m’offre un magnifique sourire. Elle prend ma main dans la sienne.
_Des nouvelles ?
Je secoue la tête, ne sachant pas vraiment si je suis soulagé que rien n’est empiré ou frustré de ne voir aucune amélioration.
_Williamson ne devrait pas tarder, il reprend du service dans une heure.
Elle acquiesce et se passe une main sur le visage, réprimant un frisson. Le soleil décline.
Je lui tends mon café et dépose mon blouson sur ses épaules. Elle me regarde surprise.
_Je ne vais pas le boire, mon estomac n’accepte rien et je n’ai pas envie de rentrer toute de suite. Je ne veux pas que vous attrapiez froid mais j’aimerais que vous restiez.
Elle pose le café à côté d’elle et enfile complètement mon manteau.
_Je ne vais nulle part. Me dit-elle avant de prendre une gorgée du liquide chaud. Une fois de plus son regard s’agrandit.
_Je rêve où il y a de la vanille et du sucre dans ce café. Me demande-t-elle, un sourire en coin.
J’approuve en silence.
_Et depuis quand prenez vous le même café que le mien ?
_Depuis jamais. Je murmure.
Et nos regards se sourient.



Attendre. Williamson nous a dit qu’il ne pouvait pas garder Josh plus longtemps dans le coma artificiel. La douleur serait toujours là, mais il ne pouvait pas faire autrement. Il a ajouté que la légère fièvre était due aux transfusions et qu’elle ne devrait pas durer.
Alors depuis deux heures nous attendons. Sarah est recroquevillée dans le fauteuil, dans le coin, mon manteau la couvre, je n’ai même pas essayé de la convaincre de retourner à l’hôtel. J’ai l’impression qu’elle me surveille, juste pour prendre soin de moi. J’aime ça, elle le fait bien.
Nous n’avons pas encore parlé de mon départ, ni de mon retour et surtout de notre amitié, mais au vu des derniers jours, je me dis que ça ne doit pas être si terrible. Encore une fois j’espère.
Je ne peux empêcher mon pouce de tracer des cercles sur le dos de la main de Josh, évitant la perfusion, tournant autour. Je profite du fait qu’il ne soit pas éveillé pour le toucher. Il est si froid, si maigre, si faible.
Et la peur me reprend, après tout ce qu’il vient de vivre, il devrait se reposer, être soigner par des professionnels, pas par moi.
Ma main libre passe dans mes cheveux, signe que je suis frustré et inquiet. Si je fais quelque chose de mal ? Quelque chose d’irréparable ?
David me répète que des gens seront là pour m’aider, que je saurais me débrouiller, mais je n’y peux rien à chaque fois mes mains tremblent et mon cœur s’emballe. Comment ? Pourquoi ?
Brusquement je sens que la main que je tiens se crispe, comme le reste du corps de Josh, ses paupières tentent de s’ouvrir une première fois, puis elles redeviennent immobiles. Je me penche.
_C’est bon, tout va bien Josh, tout va bien…il n’est plus là.
La main que je tenais sors rapidement de mon emprise, je ne cherche pas à la reprendre. J’attends. Appuie sur le bouton des infirmières. Il ouvre les yeux, cligne plusieurs fois et finalement fixe son regard au mien. Ses yeux sont les mêmes que Luke et je lis aisément tout ce qu’ils disent, tout ce que lui ne dit pas.
Les mois d’enfer, d’humiliation, de maltraitance.
Je secoue la tête pas maintenant, pour le moment il doit juste aller mieux.
Sarah est de nouveau là, sa tête sur mon épaule légèrement ébouriffée, ses yeux encore lourds de sommeil, elle offre à Josh un doux sourire. Il la regarde un instant puis revient sur moi.
Williamson entre, un léger sourire sur le visage.
_Très bien Josh, voici ce qui va se passer. Je dois vérifier que tout va bien…
Déjà son corps se crispe, ses yeux s’assombrissent. David hoche la tête.
_Oui je sais rien de très réjouissant, mais ça doit être fait, pour le moment tu ne sens pas la douleur, mais quand ton organisme n’aura plus assez de morphine ce ne sera pas facile, alors autant que je le fasse maintenant. Explique-t-il posément.
_Donc voilà le deal, moi, je ne te touche pas, Harm va le faire, je vais le guider. Il marque une pose, laisse ses paroles flotter, puis reprend. C’est lui ou moi Josh ?
Le silence se fait. Je vois les ombres qui passent dans son regard. Et enfin.
_Harm…
Sa voix est encore pire qu’avant, certainement à cause de l’intubation.
_Et de l’eau, s’il vous plait… C’est un murmure.
Williamson me sourit, ses yeux me disent « je vous l’avais bien dit », il m’indique alors le lavabo, afin que je puisse me laver les mains mais me tend tout d’abord le bol de glaçon, j’en saisi un.
Il ferme les yeux, contractant chacun de ses muscles. Je ne m’arrête pas.
_Ouvre simplement la bouche, Josh. Dis-je dans un souffle.
Il le fait et je laisse glisser la petite chips de glace dans sa bouche.
Ses océans bleus se noient de nouveau dans les miens, craignant ce qui va suivre. Je le quitte un instant, ses yeux me suivent, je me lave les mains, m’applique dans cette simple tache.
Williamson se racle la gorge et commence à me dire quoi faire. Je suis surpris quand il me tend une paire de ciseaux, Josh aussi, sa mâchoire se serre et ses yeux restent sur l’objet coupant.
_C’est simplement pour vérifier la cicatrice et refaire ton pansement Josh.
Mais rien n’y fait le regard de pure détresse reste, titillant ses pupilles, flouant son regard.
Moi, je m’élance. J’écarte d’abord la couverture, ma vision est déjà sur les marques noires et violettes du haut de son torse. Avec douceur un de mes doigts écarte la gaze de sa peau. J’ai l’impression de sentir vibrer son cœur dans ma main. Peu à peu je réussie à découper l’épais bandage, je l’ouvre en deux pans et retient mon souffle. Son torse est une mosaïque de couleurs, sur son coté droit, une rangée de points s’étalent là où est entrée la balle, mais le pire c’est l’empreinte noire qui se trouve au niveau de son sternum et qui d’une certaine façon fait ressortir la maigreur de son corps.
J’avale difficilement puis me concentre de nouveau sur David.
_Vous voyez ici les cicatrices sont parfaites, vous devrez simplement appliquer chaque jour des antiseptiques, la Bétadine sera parfaite, ainsi que de la vaseline pour ramollir les croûtes, ça permettra aux cicatrices de ne pas trop marquer la peau. Mais ne vous inquiétez pas l’infirmière vous aidera et vous guidera.
Pour les blessures crâniennes il vous suffira de les nettoyer, mais celles-ci, une fois que les points seront enlever auront besoin d’être masser. Mais une fois encore nous vous redirons cela. Sourit-il, voyant que j’essaie de tout enregistrer sans grand succès.
Il me tend alors les deux flacons et de la gaze.
_N’utilisez pas de coton, si la plaie s’ouvre les fibres pourraient se prendre dedans. Allez-y je vais vous guider. Pour aujourd’hui nous allons seulement mettre la Bétadine.
Je soupire pour me donner du courage, Sarah laisse une main sur mon épaule, j’imbibe la gaze et approche de la première cicatrice.
Mes gestes sont doux, lents mais précis m’étonnant moi-même. Je sens le corps de Josh trembler tellement fort que je tente d’accélérer légèrement. Mon travail terminé, je me retourne vers Williamson, LA question dans les yeux.
_Parfait. Sourit-il sincère, accentuant son constat par un hochement de tête. Maintenant arrive la partie délicate, dans les premiers temps tout du moins.
Je dépose les tubes sur la table à côté. Et attends, un peu plus confiant cependant.
_Pour refaire le bandage, il faut que Josh soit en position assise. La difficulté consiste à ce tu réussisses à tenir assis tout seul Josh… A moins que tu sois d’accord pour que l’un de nous te soutienne pendant que Harm fait ton pansement.
La peur est déjà dans ses yeux, il secoue la tête avec force.
_N-non, non je peux le faire. Assure-t-il. Mon cœur se sert.
Je l’aide à se mettre assis, Williamson me tend les bandages, je les saisis d’une main.
_Vous devez serrer. Dit-il grimaçant, mais ferme. J’acquiesce. A l’oreille de Josh je murmure.
_Okay à trois. Une, deux… trois.
Pendant un instant son corps bascule en arrière, mais sa main gauche agrippe la barre du lit, il ferme les yeux et je passe à l’action.
Comme précédemment je me fais rapide, doux et précis. Mes gestes se suivent avec agilité. Williamson avait raison : l’instinct et certainement le souvenir de mon crash, de mes propres blessures.
Quand je sers une dernière fois, il lâche sa prise, son poids l’emporte en arrière, je le rattrape. Le sert et efface ses larmes, je crois qu’il est trop exténué pour me repousser. Sa respiration est rapide, saccadée. Je l’amène un peu plus vers moi, et lui jure que tout va bien aller, que la douleur va passer.
_Je…Je ne peux plus Harm…je ne veux plus… Il n’ouvre pas les yeux, son poids repose entièrement dans mes bras.
Je le rallonge et le couvre, battant mes larmes. Sa respiration ne se calme pas.
David me regarde, désolé.
_Ca va aller, vous vous êtes très bien débrouillé, c’est juste un peu trop lui. Il rit sans humour. Pour qui ça ne le serait pas ?
Mac enroule ses bras autour du mien et je la remercie encore de comprendre en silence.
_Je vais réserver une ambulance pour jeudi soir. Aurez-vous le temps de tout installer ?
J’acquiesce mes yeux toujours sur Josh, je sais qu’il ne dort pas, je vois les larmes qui perlent aux coins de ses yeux. Je cherche un signe, quelque chose qui me dirait s’il approuve ou désapprouve ce choix. S’il le veut ou pas. Mais rien. Les larmes s’écrasent sur son oreiller, je veux approcher, le serrer mais je sais que cette fois il ne me laissera pas faire. Il esquivera. Alors je m’appuie un peu plus sur Mac, elle, me sert plus fort.
_Allons manger un morceau, on reviendra plus tard. Me dit-elle calmement. Je ferme les yeux et la suis.
Je suis à la porte quand je l’entends. Je ne suis pas certain tout d’abord mais il le répète. Mon prénom. Je me retourne, ses yeux sont grands ouverts, sûrs et sincères.
_Merci…
L’espoir.

A suivre.
_________________
Revenir en haut Aller en bas
dreyh
Nouveau
Nouveau


TaureauChat
Age : 21
Inscrit le : 28 Nov 2007
Messages : 36

MessageSujet: Re: Crash and Burn [PG-13-Terminée]   Sam 1 Déc - 6:59

J'adore sincerement cette fic Morguy.

J'ai mal pour Josh, de ce qu'il a enduré... Une chance que Harm est là pour l'épauler et que mac épaule ce dernier...

J'ai vraiment hate de lire la suite.

bravo
Revenir en haut Aller en bas

Crash and Burn [PG-13-Terminée]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 6Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivante

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum sur David James Elliott, sa vie, sa carrière :: Harm et JAG en fanfics :: Fics de JAG terminées-