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Fics terminées de Macetharmbell

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Macetharmbell
Timide
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GémeauxBuffle
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 19:11

Suite

Le lendemain quand Mac rend visite au quartier-maître Douglas, une femme est assise au chevet de la jeune femme. Et quand la visiteuse se tourne vers elle, Sarah est stupéfaite : mêmes cheveux bruns bouclés, même nez retroussé, mêmes yeux verts…
Elle se lève et se présente :
« Connie Conrad… »
« Conrad…comme le Général ? »
« Je suis son épouse…Colonel… »
« Colonel Mackenzie. » répond Mac. « Vous êtes donc la femme du Général ? »
« Et vous êtes le Colonel qui instruit cette enquête sur mon mari ? »
« Pas directement Madame...c’est le Secrétaire d’Etat qui a fait une demande d’enquête…est-ce que vous savez ce que l’on reproche à votre mari ? »
« Fraternisation…sur la foi d’une lettre anonyme…c’est la colocataire de ma fille qui m’a raconté. »
« Votre fille ? » fait Mac encore plus surprise.
Madame Conrad sourit et dit :
« Pouvez-vous m’entendre Colonel ? »
Après que Sarah, devenue muette, ait acquiescé, la femme pose un baiser sur le front du quartier-maître, elle lui caresse la joue et se dirige vers la porte, suivie de Mac.
« Y a-t-il ici un endroit où nous pouvons être tranquilles…mon histoire est assez longue. »
« La cafétéria de l’hôpital…à cette heure elle sera pratiquement déserte. »
Les deux femmes s’installent face à face à une table, commandent un café, et Madame Conrad commence son récit.
« C’est l’histoire de ma vie que je vais vous raconter Colonel. J’ai été élevée dans une petite ville de province, ville peuplée de bourgeois à la morale stricte. Mes parents n’y faisaient pas exception. Surtout mon père, ma mère était très effacée, soumise à son militaire de mari. Un militaire pur et dur, plus enclin à la discipline et aux brimades qu’à la tendresse et à l’amour.
A sa grande honte ma mère ne lui a donné que des filles, cinq…il a relativement bien accepté la première mais pour les suivantes…à chaque arrivée d’une « femelle » comme il disait…sa colère et son ressentiment grandissaient. Il considérait que ma mère était la seule responsable du déshonneur…et il lui a fait payer…c’était comme si volontairement elle l’avait privé du fils désiré, du fils qui ressemblerait à son père, du fils, qui à son tour, ferait une grande carrière dans l’armée. J’étais la dernière des cinq filles. Autant dire que j’étais inexistante pour mon père…quand à ma mère, la pauvre femme, elle avait pris l’habitude de raser les murs et nous élevait dans cet esprit. Pas d’études, pas de sorties, pas d’amis…nous étions destinées à devenir femmes de militaires, juste bonnes à aider à l’ascension de leurs maris. Bref, rien de bien réjouissant…j’espère que votre expérience a été plus heureuse Colonel !
Mac sourit sans répondre.
Madame Conrad reprend :
« Le seul bonheur dans toute cette misère était l’affection que me portait ma sœur aînée. Elle était la seule qui pouvait se permettre des gestes tendres sans s’attirer les railleries de notre père. Elle était fiancée à un jeune médecin militaire et à l’occasion d’une visite dans la future belle-famille, elle avait obtenu l’autorisation de m’emmener avec elle, en qualité de chaperon en quelque sorte. Je n’avais pas encore quinze ans…j’ai rencontré le cousin de mon beau-frère, un jeune homme de dix-sept ans…déluré…dont la vie était totalement opposée à la nôtre. Il m’a fait la cour…jamais on ne m’avait accordé autant d’attention… »
Elle laisse échapper un rire amer :
« Les jeunes filles d’aujourd’hui se moqueraient si elles savaient à quel point j’étais naïve…je ne savais rien de la vie…ni de l’amour…et encore moins des relations sexuelles…enfin bref, à la fin du week-end, à force de gentillesse et de ce que je croyais être de la tendresse…il avait obtenu de moi tout ce qu’il avait voulu… »
Elle prend une gorgée de café, comme pour se donner du courage.
« J’ai su quelques mois plus tard qu’il avait été tué dans un accident d’autocar…mais pour moi les ennuis avaient déjà commencé. J’étais enceinte…croyez-vous cela possible Colonel…une seule fois avait suffi…est-ce que je savais seulement à l’époque comment on faisait les bébés ? Très vite il m’a été impossible de cacher mon état…j’ai vécu l’enfer…on m’a envoyée chez mes grands-parents paternels…j’ai compris d’où mon père tenait sa rigidité et son manque de cœur. J’ai accouché chez eux…personne ne devait savoir…j’ai souffert pendant des heures et des heures…j’avais tout juste quinze ans… »
Connie Conrad s’interrompt et Mac, qui voit à quel point elle est bouleversée, lui laisse le temps de se reprendre.
« Je me suis endormie tout de suite après la délivrance et quand je me suis réveillée…on m’a dit que le bébé était mort…justice divine a-t-on précisé…l’enfant avait racheté ma faute…imaginez un peu…et la vie a repris, je suis rentrée chez mes parents où on m’a fait payer le prix fort. Quelques années plus tard mon père est revenu à la maison accompagné de Mark Conrad…il était plus âgé que moi mais il était gentil, il s’est intéressé à moi, il plaisait à la famille, alors quand il m’a demandé de l’épouser, j’ai accepté. Je voyais là un moyen de m’échapper et peut-être aussi je me cherchais un père de remplacement, tendre et attentif. C’est sûrement la seule fois où mon père a été fier de m’avoir pour fille, le jour où il m’a conduite à l’autel pour épouser le gendre idéal. Et la chance a tourné Colonel. Mon mari s’est montré gentil, tendre, compréhensif…et je suis tombée follement amoureuse de lui ! Il m’a apporté tout ce qui m’avait toujours manqué : l’amour bien sûr, mais aussi tout ce qui fait la vie plus douce…une famille, des amis, il a ouvert mon esprit aussi : il m’a fait découvrir les arts, la culture…il me sortait et je peux dire qu’il en était fier…et moi j’apprenais avec enthousiasme tout ce qu’il voulait bien m’enseigner…finalement il faisait de moi une femme heureuse. »
Elle s’interrompt à nouveau et Mac en profite pour commander de nouveaux cafés.
« Il y a un cadeau que la vie nous a refusé : un enfant. Malgré notre amour et notre désir de fonder une famille nous n’avons jamais pu concrétiser ce vœu. Nous avons consulté…je pouvais avoir des enfants, mon mari aussi…mais pas ensemble apparemment…et le passé est revenu me hanter…je n’avais pas oublié ma faute…comment oublier…et le sentiment de culpabilité…on m’avait tellement ressassé que je serais punie…vous avez des enfants Colonel ? »
« Un petit garçon de trois ans et une grande fille que nous avons adoptée. »
« C’est bien…mais vous ne pouvez pas comprendre une femme qui ne peut… »
« On m’avait dit que j’étais stérile… »
Madame Conrad sourit gentiment :
« La vie peut faire des cadeaux quelques fois n’est ce pas ? »
« Oui ! » souffle Mac.
« C’est ce qu’elle a fait pour moi…Mon mari devait remplacer l’assistante qui servait sous ses ordres. Quand il a vu le jeune quartier-maître qu’on lui envoyait…Douglas…vous aussi n’est ce pas vous avez constaté la ressemblance entre elle et moi ? »
« C’est très troublant…cela dit la ressemblance entre mon mari et notre fils est tout aussi impressionnante…mais …laissez-moi deviner…vous voulez dire que le quartier maître est… »
« Ma fille…oui Colonel… »
« Appelez-moi Mac…nous en sommes à un tel degré de confidences…comment en êtes vous arrivée à cette conclusion ? »
« Mon mari…toujours lui… » Elle a un joli sourire, plein de tendresse. « Au cours des années d‘amour et de bonheur j’avais fini par tout lui raconter, trahissant alors la promesse que j’avais faite à ma famille…mais je vous l’ai dit, j’étais amoureuse, j’avais toute confiance en lui et ce jour-là encore il a été à la hauteur : aucun reproche, seulement de la compassion, de la compréhension…et ses bras, pour me consoler. Alors quand il a vu Ashley…il a cru au destin…vous croyez au destin…Mac ? »
« Oh ! oui ! »
« Et il a fait des recherches, il a fait jouer ses relations, il en a beaucoup, c’est un haut gradé…il a découvert que le quartier maître était une enfant adoptée…orpheline…je passe les détails, toujours est-il que ses recherches à lui, combinées à l’enquête que j’ai menée dans ma famille…les années ont passé…mes parents sont morts…il y a prescription…nous n’avons plus aucun doute : Ashley Douglas est la fille dont on m’a privée en me faisant croire qu’elle était morte à la naissance.
Sarah se tait, l’émotion l’étreint elle aussi.
« Dans quelques mois mon mari prendra sa retraite. Nous attendons ce jour-là pour adopter Ashley officiellement. En attendant nous apprenons à nous connaître tous les trois…à vivre ensemble le plus souvent possible…alors vous voyez Colonel…la fraternisation…peut-être que mon mari et ma fille ont été imprudents…c’est possible…mais ils s’entendent si bien…ma fille a trouvé le père parfait dont j’ai tant manqué. »
Connie regarde le Colonel Mackenzie :
« Ce n’est pas très facile de raconter tout cela à une inconnue Colonel mais voyez-vous je ne peux pas accepter que l’on accuse mon mari…vous savez pourquoi il est en Irak ? »
« Il est allé prendre la place du Général Weawer… »
« Oui, ce dernier a vu son fils se faire tuer sous ses yeux là-bas et il est rentré au pays pour l’enterrer et soutenir sa famille…mais il repartira très bientôt, mon mari rentrera et je ne voudrais pas qu’une vilaine enquête ternisse son retour, ses dernières semaines dans l’armée…je vous l’ai dit : j’aime mon mari…et il m’aime…il l’a prouvé n’est ce pas…est ce que votre mari pourrait avoir une attitude aussi chevaleresque et aussi aimante ? »
« Il l’a eue…à de nombreuses reprises…et il a abandonné sa carrière dans la Marine, un commandement qu’il venait d’obtenir…une promotion…pour m’épouser…m’accompagner ici et me permettre de poursuivre ma carrière au sein du corps des Marines…il m’a épousée sans savoir si je pourrais lui donner cet enfant dont il rêvait… »
« Il vous aime beaucoup… » sourit la femme du Général.
« Oui…autant que je l’aime…je crois… »
Elles se regardent, se sourient, et Mac a l’impression de s’être fait une amie. Elle se sent proche de cette femme qu’elle ne connaissait même pas ce matin. Et elle promet de mettre tout en œuvre afin que soit levée l’enquête qui pourrait entacher la carrière exemplaire du Général Conrad.
« Merci Mac…j’ai confiance en vous…le médecin m’a promis que ma fille va se sortir sans dommage de ce mauvais pas…je le crois…et quand mon mari sera rentré nous commencerons notre vie de famille… »
« Vous l’avez méritée…mais j’ai encore une question…vous ne connaissez pas encore bien votre fille…mais pensez-vous qu’elle a pu vouloir se suicider… »
« Vous croyez qu’elle s’est jetée volontairement sous la voiture ? »
« J’aimerais tellement être sûre du contraire… »
« Ma fille sait tout de notre histoire, elle l’a comprise, elle l’a acceptée, elle est prête à en écrire la suite avec mon mari et moi…alors non, je ne crois pas qu’elle ait pensé au suicide…même si l’enquête a pu la perturber…mais croyez-moi Colonel, quand elle sera réveillée nous aurons la réponse à votre question. »
Elle se séparent, se promettent de se revoir…Madame Conrad repart vers sa fille et Mac repart vers son bureau. Elle doit maintenant revoir Vukovic.
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 19:13

Suite et fin.

Quelques heures plus tard un coup de téléphone lui met les larmes aux yeux :
« Colonel Mackenzie, je suis Connie Conrad…ma fille est sortie du coma, tout va bien… »
« Vous a-t-elle parlé ? »
« Soyez rassurée Colonel, elle n’a pas voulu se suicider, elle n’a pas vu la voiture derrière le camion… »
Mac laisse échapper un soupir de soulagement.
« Colonel, Ashley serait ravie de vous voir…moi aussi ! »
« Je vous rendrai visite, soyez en sûres. »
Immédiatement après Sarah appelle son mari, lui annonce la bonne nouvelle et l’invite au restaurant.
Puis elle rentre chez elle pour se préparer.
Quand Harm entre dans la chambre il sourit :
« La robe « Mac Murphy’s »…c’est vraiment la fête ! »
C’est la robe qu’elle portait à Washington, lorsqu’ils avaient invité leurs amis pour leur annoncer leur mariage. Ce jour-là elle l’avait choisie afin de lui faire honneur…l’homme qui voulait l’épouser…Quand elle était entrée il était assis au bar, discutant avec Johanna, la barmaid. Il s’était levé et elle avait lu dans ses yeux qu’il aimait ce qu’il voyait. La nuit venue ils avaient quitté leurs amis et étaient rentrés chez Harm, dans l’appartement en passe d’être vidé. Et ses grandes mains chaudes avaient caressé son dos en faisant glisser la fermeture éclair…ses doigts agiles s’étaient infiltrés sous les bretelles, les avaient écartées doucement, faisant durer les frissons qui la parcouraient. Au petit matin c’est lui qui avait ramassé la robe abandonnée sur le sol. Il avait trouvé un cintre dans un carton, y avait posé la robe et l’avait accrochée à une porte :
« Tu garderas toujours cette robe-là… » avait-il dit.
Et la robe, depuis, est précieusement conservée sous une housse dans le dressing. Elle sort seulement quand ils célèbrent leur amour…pas les fêtes, les anniversaires, ou autres Noël…non, seulement leur amour…à son insu la jolie robe est devenue l’incarnation de leur bonheur. Il s’approche, prend le collier que Mac lui tend et le ferme sur son cou. Il pose les lèvres sur sa nuque, ses mains caressent ses bras nus :
« Je vais encore faire des envieux ce soir… »
Elle s’appuie sur lui :
« Notre table est retenue… » dit-elle avec regret, vivant déjà par anticipation le moment où ses doigts s’activeront sur la fermeture, où les bretelles glisseront doucement…
Il s’écarte, sourit et se dirige vers la salle de bains :
« OK ! je m’active… »
Et quand il la rejoint c’est elle qui a le souffle coupé :
« J’imagine déjà la réaction de nos voisines de table… »
……………………..
Et la vie reprend son cours.
Mattie rentre de voyage, Trish et Frank ramènent David. Ils passent un week-end délicieux en famille, avant que les Burnett ne s’envolent pour la Grèce. La routine se réinstalle, une routine rassurante et chaleureuse, puisqu’on l’on partage avec ceux que l’on aime.
Jusqu’à l’appel de Jen :
« Colonel, vous avez un visiteur. »
Mac, qui est plongée dans un dossier, grogne :
« Il a rendez-vous ? »
Jen glousse :
« Vous devriez le recevoir Madame ! »
Et quand la porte s’ouvre le Colonel se dresse, se met au garde à vous :
« Général… »
« Repos Colonel ! »
Cresswell traverse le bureau, il sourit. Il s’assied et fait signe à Mac d’en faire autant. Il l’observe, toujours souriant :
« Colonel je viens vous assurer du bon souvenir du Général Conrad. »
« Vous lui avez parlé Monsieur ? »
« Il tient à vous remercier, ainsi que sa femme et leur fille…ils sont tous les trois persuadés de vous devoir leur bonheur. »
« Je n’y suis pour rien Monsieur…aucun d’entre eux n’était en faute. »
Le sourire de Cresswell s’accentue :
« Ce n’était pas l’avis du Lieutenant Vukovic… » Il ne peut s’empêcher de remarquer la grimace de Mac : « Des problèmes avec le Lieutenant Colonel ? »
Mac fait un léger signe de la main, elle ne veut pas accabler Vukovic.
« J’ai eu raison de le faire suivre par Graves…elle est plus bavarde que vous Mac…beaucoup plus bavarde…voulez-vous que j’engage une punition Colonel ? »
« Non Monsieur…mais si vous pouviez le garder à Washington… »
« C’est bien mon intention, je le place, à partir de maintenant, sous la coupe du Capitaine Turner. »
« Pauvre Sturgis… » souffle Sarah.
Cresswell rit :
« J’aime votre franchise ! »
Ils parlent longtemps, de tout et de rien, de leurs commandements, de leurs employés et aussi de leur famille respective, comme deux amis heureux de se retrouver.
Quand Gordon Cresswell s’apprête à partir, Sarah lui demande :
« Vous n’êtes pas venu à San Diego seulement pour me transmettre le bon souvenir du Général n’est ce pas ? »
« Non, j’y suis venu pour une conférence…pfff…vous savez comme ça peut être ennuyeux ! »
« Je compatis ! » fait le Colonel drôlement.
« Et je viens de voir que le petit restaurant que j’aime ici est fermé pour travaux. Je vais devoir me contenter de la cantine de l’armée, à moins que vous ne connaissiez un endroit sympathique où l’on mange bien… »
« Monsieur… » dit Mac, surprise elle-même de sa réponse, « ma famille et moi serions heureux de vous compter parmi nous ce soir. »
« Merci Colonel, je serais ravi de revoir votre mari… »
Elle griffonne l’adresse sur un papier et lui tend :
« Dix-neuf heures ? » demande Biff.
« C’est parfait Monsieur. »
Après le départ du Général Mac appelle Harm, elle a besoin de son aide !
……………….
Gordon Cresswell frappe à la porte de la jolie maison. C’est Harm qui lui ouvre :
« Bonsoir Général ! »
« Bonsoir Capit…Monsieur Rabb. »
Harm sourit et immédiatement se baisse pour arrêter son fils qui arrive, tel un bolide.
« Doucement Bonhomme, où cours-tu ainsi ? Dis bonsoir au Général…Général permettez-moi de vous présenter notre fils David. »
Le petit garçon darde ses yeux bleus sur Cresswell :
« Bonsoir Général… »
Le regard du marin’s va de l’adulte à l’enfant, ébahi d’une telle ressemblance :
« Waouh ! C’est impressionnant… » Il tend la main au bambin : « Bonsoir David. »
Le gamin affiche le fameux sourire Rabb.
Des voix féminines se font entendre et deux jeunes femmes apparaissent. Harm reprend :
« Je ne vous présente pas Jennifer mais je pense que vous ne connaissez pas notre fille Mattie. »
« En effet je n’avais pas ce plaisir. Je suis ravi de vous connaître Mademoiselle et je suis encore plus enchanté de vous voir en bonne forme. J’ai beaucoup entendu parler de vous au Jag. »
« Bonsoir Général, j’ai entendu parler de vous aussi. » Répond Mattie en souriant.
Et Mac avance, en civil, ravissante et féminine. Son regard se pose brièvement sur son mari et ses enfants et c’est les yeux pleins d’amour et de fierté qu’elle accueille son supérieur :
« Entrez Général, je vous en prie. »
Entouré de ses hôtes Cresswell avance, ravi d’avoir accepté l’invitation : la soirée sera charmante.

FIN.
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 19:14

8 Jalousie

« Brumby ? »
« Oui ! »
« Mic Brumby ? »
« Oui… »
« LE Mic Brumby ? »
« C’est qui ce Bambi là ? C’est celui de l’histoire ? »
Harmon Rabb éclata de rire en entendant la question de son fils :
« Non David, celui-là n’est pas un faon, c’est plutôt un âne… »
« Harm ! » s’exclama Mac, surprise de la méchanceté gratuite de son mari.
« Quoi ! Ne me dis pas qu’il brillait par son intelligence…je ne vois pas pourquoi il aurait changé. »
« Harm ! » répéta Mac. Elle fixait son époux, ne comprenant pas l’agressivité dont il faisait preuve depuis quelques minutes. En fait, depuis qu’elle lui avait fait part de la nouvelle : la marine australienne et la marine américaine se réunissaient une nouvelle fois pour confronter et échanger leurs méthodes d’organisation. Des marins australiens arrivaient à San Diego pour évaluer le travail fourni par l’administration qu’elle dirigeait, et parmi ces marins se trouvait Mic Brumby. Et c’est cette nouvelle qui transformait Harmon Rabb Jr sous les yeux ébahis et incrédules de son épouse.
« Des marins australiens, d’accord, mais pourquoi lui ? C’est toi qui l’as proposé… ou c’est lui ? Ou peut-être que vous vous êtes concertés pour vous revoir ? »
« Harm ! » répéta Sarah Rabb à nouveau. Tant de mauvaise foi la laissait sans voix.
« C’est qui ce Bambi là ? » s’obstinait David.
« Pas Bambi chéri, Brumby. » répondit sa mère.
« Très drôle, David fait la même confusion que moi…mais tu ne m’a pas répondu : est-ce que vous vous êtes mis d’accord pour qu’il puisse venir te voir ? »
« Ca suffit Harm ! Mic ne vient pas ME voir, il vient parce que sa hiérarchie l’a décidé, tu sais très bien que l’armée a tout pouvoir sur l’emploi du temps de son personnel, on lui demande de venir à San Diego il obéit, point ! Et d’ailleurs je n’entretiens pas de correspondance suivie avec Mic, seulement une carte de part et d’autre chaque Noël. »
« Ouais ! Très régulièrement chaque année depuis… »
« Harm ! Ca fait quoi… dix ans… »
« Voilà, depuis dix ans ! »
« Ne me dis pas que tu penses encore à cette histoire…et d’ailleurs chaque année tu lis la carte de Mic et la mienne aussi… »
« C’est qui ce Bambi ? » fit la petite voix mal assurée du petit garçon.
Mac regarda son fils et s’aperçut que l’enfant s’effrayait de la querelle qui pointait entre ses parents, querelle dont ils n’étaient pas coutumiers.
« Mic est un marin australien qui a travaillé avec nous autrefois mon cœur. »
« Va jusqu’au bout Mac, il n’y avait pas que le travail entre toi et… »
« Non Harm ! Ne sème pas la confusion dans l’esprit de David, il est trop petit… »
Harmon Rabb posa à son tour les yeux sur son fils et il vit que celui-ci les regardait tour à tour, surpris de la dispute parentale. Il lui sourit et demanda :
« Je vais chercher le dessert, qui en veut ? »
Et la soirée se déroula comme à l’accoutumée, enfin presque, Mac et Harm s’occupèrent de leur fils mais entre eux le silence s’était installé. Après le coucher du petit garçon Harm avait allumé la télévision et Sarah avait préféré s’isoler.
Allongée dans l’eau chaude et parfumée de la baignoire elle revenait maintenant sur cette soirée bizarre. Comment en étaient-ils arrivés là ? Pourquoi cette simple nouvelle avait-elle mis Harm dans un état si proche de la colère ? Car elle devait bien admettre qu’ils avaient failli se quereller violemment. Les disputes avaient fait partie de leur quotidien dans le passé, quand ils travaillaient ensemble, mais depuis leur mariage elle n’en avait pas le souvenir, tout au plus quelques joutes verbales, qui se terminaient dans un fou rire et un baiser. Est-ce que Harm souffrait encore de cette histoire, son mariage avorté avec Mic ? C’était si loin…enfin pour elle…elle ne vivait plus que dans le présent, un présent si doux …son mari, son fils, tout ce bonheur…
Elle se secoua et sortit de la baignoire. Elle s’enveloppa dans une serviette, se sécha, puis se regarda dans le grand miroir. Elle se sourit : elle était encore pas mal…en fait, pour son mari elle était mieux que pas mal…il la trouvait jolie, c’est en tout cas ce qu’il lui disait très souvent…avant l’amour… pendant… après…l’amour avec Harmon Rabb Jr…magique…
En enfilant une chemise de nuit légère et son déshabillé assorti elle se promit d’avoir avec Harm une conversation qui lui semblait urgente et nécessaire. Ils ne devaient pas laisser une querelle stupide mettre à mal l’harmonie qui régnait dans leur foyer depuis six ans.
Elle s’allongea sur le lit avec un livre et lorsqu’elle vit son mari se diriger vers la douche elle se releva et se dressa devant la coiffeuse pour se brosser les cheveux. Il sortit rapidement de la salle de bains…il était torse nu, seulement vêtu d’un boxer et en le regardant dans la glace, elle l’admira…une fois de plus. Six ans qu’ils étaient mariés et son cœur battait encore la chamade chaque fois qu’ils se retrouvaient seuls, tous les deux. Elle lui sourit mais elle n’eut pas la réponse escomptée. Il l’observait, sourcils froncés. Il s’avança, se plaça derrière elle et prestement fit glisser le déshabillé de ses épaules. Déjà vaincue elle s’appuya contre lui. Il posa ses grandes mains à la base de son cou, caressant, puis d’un coup, il saisit ses seins, brutalement. Elle sursauta, elle était habituée à plus de douceur…il pétrissait sa poitrine en la fixant dans le miroir, mais elle avait l’impression qu’il ne la voyait pas. Il était ailleurs…puis il la retourna vers lui, la broya entre ses bras puissants, posa ses lèvres au creux de son cou et la mordit…
« Harm… »
Il baissa avec violence les bretelles de la robe de nuit, au risque de les déchirer, et prenant sa femme nue dans ses bras il se dirigea vers le lit où il l’allongea. Il ôta rapidement son boxer, se coucha sur elle et la pénétra, d’un coup…
Stupéfaite, Mac eut un mouvement de recul, c’était la première fois que Harm revendiquait de cette façon ses prérogatives de mari mais déjà son sang courait plus vite dans ses veines, déjà elle s’abandonnait. D’ailleurs, à la violence succédait la recherche de la volupté. Dès qu’il avait été en elle, elle l’avait senti se détendre et maintenant il prenait son temps, la stimulant, cherchant à l’emmener avec lui vers le plaisir. Et il y parvint…ils poussèrent presque simultanément le cri libérateur…le matelas accueillit leurs corps comblés et en sueur…
Mais quand Mac se tourna vers son mari afin de se glisser dans ses bras, comme les autres soirs, il lui tourna le dos, gagnant le bord du lit.
« Harm… »
« Bonne nuit… » grogna-t-il.
Elle haussa les épaules et ferma les yeux, attendant le sommeil.
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 19:15

Suite

Quand elle s’éveilla, au matin, Sarah fut surprise de voir Harm qui sortait de la salle de bains, déjà habillé. Il se dirigea vers l’armoire, en sortit une valise et commença de la remplir de vêtements.
« Qu’est-ce que tu fais ? »
« J’ai téléphoné à Doug, je l’accompagne, je vais l’aider à boucler l’affaire sur laquelle il travaille. »
« Mais…tu n’avais pas voulu cette affaire pour ne pas avoir à partir… »
« J’ai changé d’avis. »
« Harm… »
Il avait déjà bouclé son bagage et lui dédiant le premier regard qu’il lui accordait depuis son réveil, il lâcha :
« Je m’occupe de David, je pourrais ainsi lui expliquer que je serai absent durant quelques jours. »
Avant qu’elle puisse répondre, il avait quitté la pièce.
Quand elle fut habillée elle rejoignit Harm et David dans la cuisine. Le petit garçon était déjà prêt et il sauta dans ses bras avec enthousiasme. Après l’échange habituel de câlins et de baisers matinaux ils se dirigèrent vers la table que Harm avait dressée. Le petit déjeuner était prêt et ils le partagèrent tous les trois, mais seul David fit la conversation. Ses parents lui répondaient mais aucune parole ne fut échangée entre eux, ni même un regard.
Puis Harm embrassa son fils, lui faisant promettre d’être sage durant son absence et lui promettant à son tour de rentrer très vite. Il se dirigea vers la porte :
« Papa, t’es pas bien réveillé, t’as pas dit au revoir à Maman ! »
Harm s’arrêta, se tourna vers eux puis revint vers son épouse. Il se pencha, déposa un baiser léger sur sa joue, et il sortit.
« Waouh, Papa est drôlement pressé aujourd’hui ! »
Malgré le malaise qui l’habitait Mac sourit à son fils et avec son aide elle débarrassa les restes du petit déjeuner, elle l’envoya à la salle de bains, puis elle l’accompagna à l’école.
……………….
Comme chaque jour elle fut ponctuelle à son bureau. Après avoir salué le personnel déjà présent, elle organisa sa journée avec l’aide de Jennifer Coates. Elle attendait les australiens. Mais sa pensée l’emmenait vers Harm. Que lui arrivait-il ? Pourquoi cette colère ? A cause de Mic ? Elle ne pouvait pas y croire, c’était une si vieille histoire…un frisson la parcourut en pensant à leur échange amoureux de la nuit…ç’était la première fois que son mari lui donnait cette impression de violence, oh ! violence toute relative, Harmon Rabb pouvait bien faire l’idiot, il resterait toujours un prince. Il n’avait pu s’empêcher d’être, comme toujours, attentif au plaisir de son épouse. Non, ce qui gênait Mac c’était le silence de l’avocat, cette façon bien à lui de se renfermer…ils avaient perdu tant de temps, ils s’étaient si souvent affrontés, dans le passé, à cause de ses silences…tout avait changé pourtant entre eux, elle en était heureuse et elle refusait de perdre ce bonheur.
Jen apparut dans l’embrasure de la porte :
« Madame, les officiers australiens ! »
Le Colonel Mackenzie s’avança sur le plateau de façon à accueillir les étrangers. Ils étaient quatre : trois lieutenants et leur supérieur : le Capitaine Mic Brumby.
Immédiatement le regard de Mic chercha celui de Sarah et ils échangèrent un premier sourire. Ils firent les présentations de leurs subalternes et laissant ceux-ci faire plus ample connaissance ils se dirigèrent tous les deux vers le bureau de Mac. Elle ferma la porte, baissa les stores et ils oublièrent leurs uniformes. Ils s’abandonnèrent au plaisir de se revoir et s’enlacèrent. Leur baiser fut chaleureux. Puis Mic l’écarta et la regardant :
« Tu es encore plus jolie que dans mon souvenir, je ne pensais pas que ce fut possible ! »
« Flatteur ! » lança-t-elle avec entrain avant de l’inviter à s’asseoir.
Elle prit place face à lui et ils laissèrent passer quelques secondes, secondes nécessaires pour effacer la gêne légère qui s’installait, puis Mic reprit :
« C’est drôle de se retrouver à San Diego… »
« Ce n’est pas à toi que je vais apprendre que servir son pays présente des surprises et des sacrifices. »
« Tu te plais ici ? »
« Beaucoup…tu sais, quand on est heureux, peut importe le lieu… »
Comprenant qu’elle faisait allusion à sa vie privée, il demanda :
« Et Rabb ? »
« Il va bien… »
« Ton fils ? »
« Notre fils se porte comme un charme ! » fit-elle en appuyant inconsciemment sur le « notre ».
« Il te ressemble ? »
« Pas vraiment ! » dit-elle en riant et en poussant vers lui une photo qui trônait en bonne place sur son bureau. Mic prit le cadre entre ses mains : effectivement le petit garçon était le portrait en miniature de l’homme qui le serrait dans ses bras, mêmes yeux, même sourire…comme Rabb devait être fier…
« Il a quel âge déjà ? »
« Il vient d’avoir quatre ans…et toi, où en es-tu ? »
« Je me marie dans quelques mois… »
« C’est génial, avec Suzan ? »
« Oui, j’ai réussi à la convaincre…je t’ai raconté qu’elle a perdu son futur mari quelques semaines avant leur mariage, elle était enceinte de Carolyne…alors le mariage… ça lui faisait un peu peur… »
« C’est compréhensible…te voilà donc papa… »
« Oui, elle a trois ans maintenant, elle avait dix-huit mois quand j’ai fait sa connaissance, elle n’a pas connu son père … »
En parlant il avait sorti son portefeuille et présentait à son tour une photo : une jolie jeune femme souriait à une petite poupée blonde aux yeux bleus. Il avait l’air si fier d’elles que Mac lui sourit, ravie de le voir heureux à son tour.
Après avoir échangé quelques nouvelles ils se mirent au travail. Ils avaient trois jours pour venir à bout de la mission qu’on leur avait confiée.
Quand elle rentra chez elle, à la fin de la journée, elle était satisfaite. Ils avaient bien avancé et elle avait retrouvé avec plaisir les vieux réflexes du travail avec Mic.
Son fils lui sauta dans les bras, tout excité :
« J’ai vu Papa, j’ai vu Papa… »
« Il est rentré ? »
La baby-sitter s’avança :
« Monsieur Rabb s’est connecté sur la messagerie et David a pu lui parler. »
Mac comprit que Harm avait profité de la web-cam pour dialoguer avec le petit garçon et si elle en fut heureuse pour lui, elle regretta de n’avoir pas été présente. Harm lui manquait.
Après avoir passé la soirée avec son fils et l’avoir mis au lit, elle tourna, désoeuvrée, dans la grande maison qui paraissait si vide sans le maître des lieux. Plusieurs fois elle tenta de joindre son mari sur son portable mais en vain. Elle finit par se coucher, le cœur lourd :
« Harm, qu’est-ce qui nous arrive, je t’aime chéri, j’ai besoin de toi…tellement… »
La journée du lendemain se déroula de la même façon, Harm prit contact avec David en fin d’après-midi, avant que Mac soit rentrée du travail. Il s’informa auprès de la baby-sitter afin de savoir si tout allait bien. Mais son épouse ne put lui parler. A sa peine et son ennui s’ajouta la colère : quelle attitude idiote, Harmon Rabb Jr agissait comme un enfant gâté, irresponsable. Bon sang, elle était pourtant persuadée qu’il avait changé…
Cette nuit-là encore elle s’endormit recroquevillée sur elle-même…
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 19:16

Suite

Le troisième jour de la visite, qui se trouvait être un vendredi, les marins australiens invitèrent leurs homologues américains à une soirée d’adieu. Ils avaient réservé un restaurant dans sa totalité et convié tout le personnel, chaque membre ayant la possibilité de se faire accompagner de son conjoint, de sa compagne ou de son compagnon.
Mac tenta vainement de joindre Harm, elle souhaitait tellement sa présence…elle fut contrainte de dire à Mic qu’elle serait seule à la soirée, son mari étant en déplacement. Elle ne précisa pas le motif de son absence. Pendant ces trois jours elle s’était efforcée de faire bonne figure au bureau. Le Capitaine Brumby ne cacha pas sa joie à l’idée de lui servir de cavalier.
Sarah rentra plus tôt chez elle afin de se préparer et au moment où elle sortait de la salle de bains elle entendit son fils :
« Maman ! vite, Papa est là ! »
Et elle vit son mari sur l’écran. Le sourire que Harm affichait pour David disparut quand son épouse apparut. Il remarqua immédiatement l’uniforme de cérémonie :
« Tu sors ? »
En s’efforçant de garder son calme elle lui fit part de l’invitation des australiens :
« J’aurais aimé que tu m’accompagnes… »
« Je rentrerai sûrement ce week-end… »
Voyant qu’il ne lui parlerait pas plus, et voulant surtout éviter qu’il n’écourte son échange avec son fils, elle s’éloigna. Elle prit le temps d’embrasser le petit garçon. Ce dernier nicha son nez dans le cou de sa maman :
« Tu sens bon ! »
Elle lui sourit, lui recommanda d’être sage et de se coucher tôt et regardant l’écran :
« Bonsoir Harm… »
« Amuse-toi bien ! » lança-t-il d’un ton sec.
Après avoir fait ses dernières recommandations à la baby-sitter Mac partit vers le restaurant…vers Mic.
……………….
Harmon Rabb promit une nouvelle fois à son fils de rentrer très vite puis il le quitta.
« Tu sens bon ! » avait dit le petit garçon, bien sûr, elle sentait toujours bon…d’ailleurs il y veillait personnellement : chaque fois que son flacon de parfum se vidait elle le lui faisait remarquer, l’air de rien, et le soir même elle trouvait sous son oreiller un joli paquet renfermant son essence de fleurs préférée. Harm savait que le geste n’était pas très original mais il faisait partie des petits rituels qui embellissent la vie à deux : faire sentir à son amour que l’on est attentif à son bien-être.
Il frappa du poing sur la table…le bien-être de sa femme…son bonheur…est ce qu’il s’en souciait vraiment depuis trois jours ? Trois jours qu’il faisait l’imbécile…
Il venait de la voir, par écrans interposés, et il n’avait rien dit…seulement d’un ton rogue : « Amuse-toi bien ! » Elle lui avait paru triste et soucieuse…par sa faute...
Son uniforme cachait son cou et il n’avait pas pu voir si la trace de la morsure était encore apparente…le matin qui avait suivi son geste idiot et cruel, il n’avait même pas osé regarder.
Il se jeta sur le lit de cette chambre d’hôtel banale et une fois de plus il se maudit.
Six ans qu’il était marié avec Sarah Mackenzie, la seule femme qui lui ai jamais donné l’envie de s’engager. Bien sûr ils avaient attendu longtemps avant de se trouver mais depuis l’aveu réciproque de l’amour, leur bonheur était total. Ils avaient fait fi des prévisions pessimistes des médecins et en avaient été récompensés : un adorable petit garçon les avait rejoints, un petit garçon qui était le portrait de son père, mais qui possédait toute la sensibilité et la tendresse de sa maman. Quel homme pouvait être assez fou pour mettre en danger une telle harmonie ? Un seul…Harmon Rabb.
Parce que le nom de Brumby avait ressurgi du passé, Harm avait replongé dans ce même passé. Dieu sait pour quelle raison obscure il avait fait table rase du présent idyllique. D’un coup il s’était retrouvé quelques dix ans en arrière, quand Sarah était fiancée à l’australien.
Et la souffrance s’était installée…et avec la souffrance, le mutisme…le même qui l’avait si longtemps obligé à taire ses sentiments, impossible de communiquer avec Mac, de lui expliquer le malaise qui l’assaillait, de lui demander son aide. Au lieu de ça, la colère, colère contre lui mais qu’il avait retournée contre sa femme…jusqu’à la violence, la nuit venue…la honte qui s’en était suivie…la fuite…
Et maintenant, couché sur ce lit anonyme, il souffrait de son absence, son corps souple et chaud lui manquait, tout comme sa peau douce, son parfum…Mac…
Il tournait et retournait dans sa tête des excuses, des explications à son geste, par ailleurs inexplicable…et impardonnable. Comme elle avait dû être surprise par sa brutalité, leurs rapports étaient toujours empreints de tendresse et de douceur, ce qui n’excluait pas la fantaisie et la passion. Mais ils n’avaient pas besoin de jeux plus ou moins pervers pour s’aimer. Il lui suffisait de la tenir dans ses bras…sa femme, confiante, tendre, amoureuse, et le bonheur était au rendez-vous…et par son abandon, sa joie presque enfantine, elle lui avouait le plaisir qu’il lui dispensait. Tout était si simple…
Son collègue frappa à la porte et l’invita à se joindre à lui pour dîner. Au retour il se coucha et trouva difficilement le sommeil.
……………………..
Pendant ce temps, à San Diego, un drame se déroulait. Les officiers américains et australiens étaient réunis autour d’une grande table. L’ambiance était bon enfant et le repas excellent. Tout à coup un coup de feu retentit, amenant le silence parmi les invités. Un serveur qui venait d’entrer avec un chariot débordant de plats succulents fermait derrière lui la porte à double tour. Soulevant une serviette il sortit une grenade. Des cris d’effroi se firent entendre. Afin d’obtenir le silence il tira une nouvelle fois en l’air avec l’arme qu’il tenait toujours. Et avec un sourire triomphant il ouvrit sa veste blanche et présenta à l’assistance pétrifiée les explosifs qui lui ceinturaient la taille. Une femme fit un malaise tandis que d’autres à nouveau se mettaient à crier.
« Silence ! » ordonna-t-il. Et en restant à bonne distance il donna des ordres. Il les fit se lever, ordonnant aux civils de se tenir au fond de la grande salle et aux militaires de se placer devant, les gradés au tout premier plan, dont Mac et Brumby. Il demanda le silence complet, interdisant tout échange entre les otages.
Il leur promit la vie sauve, à condition qu’ils restent calmes et précisant qu’il ferait bientôt part de ses revendications. Et la longue nuit commença…
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 19:17

Suite et fin.

Parce qu’il était victime d’insomnies, Harmon Rabb alluma la télévision, et c’est ainsi qu’il apprit la prise d’otages de San Diego. Les explications du journaliste étaient si précises, les images si explicites qu’il n’eut aucun doute : Mac était là-bas !
La main sur le téléphone il renonça pourtant à appeler chez lui, inutile d’affoler la baby-sitter et avec elle David. Il laissa une courte lettre pour son collègue et prit la route.
Il fut très vite rendu à San Diego, à proximité du restaurant. Le quartier était bouclé et un périmètre de sécurité avait été installé. Il lui fut impossible d’approcher. Alors qu’il s’emportait contre un policier il entendit une voix l’appeler :
« Harm… »
C’était Jennifer Coates, accompagné de son fiancé :
« Vous n’étiez pas à la soirée ? »
« Non, Peter et moi avions une réunion de famille… »
Grâce à la jeune femme il fut autorisé à s’approcher du bâtiment, mais rien ne filtrait…
…………………….
Pourtant, s’ils avaient été à l’intérieur, ils auraient été rassurés. La prise d’otages tournait à la farce. L’homme armé avait accepté que les otages prennent du repos. Certains d’entre eux, les civils surtout, s’étaient assis ou allongés comme ils avaient pu, tandis que les militaires avaient établi un tour de garde. Le terroriste lui-même avait bien du mal à rester éveillé.
Et les officiers avaient vu l’homme tituber de fatigue, ils l’avaient entendu débiter des inepties et le doute avait commencé à germer dans l’esprit rigoureux des militaires. Le fou, car s’en était un, s’était avancé vers eux, les narguant, mais se rendant, du coup, vulnérable… et alors la supercherie avait été découverte : la grenade était factice et la ceinture d’explosifs ne possédait pas de mise à feu opérationnelle.
Seul le pistolet, qui était en fait un pistolet d’alarme, pouvait blesser mais face à des hommes habitués à toutes sortes de combats, le pauvre bougre n’avait eu aucune chance, il avait été maîtrisé avec facilité.
Très vite la nouvelle s’était répandue, accueillie avec soulagement par les familles et les journalistes rassemblés sur la pelouse et bien sûr, parmi eux, Harmon Rabb. Le cœur battant, il attendait son épouse, il avait craint pour sa sécurité et maintenant il n’aspirait plus qu’à une chose : la serrer dans ses bras.
La porte du restaurant s’ouvrit, le pauvre détraqué fut le premier à sortir, fermement encadré par des forces de police. Puis les invités apparurent à leur tour, civils et militaires, et enfin il la vit. Accompagnée de Brumby elle s’entretenait avec les autres officiers et les chefs de la police. Harm n’osait s’avancer mais Jen rejoignit Mac et lui fit remarquer la présence de l’avocat. Et Sarah vint vers lui…il cherchait à lire dans ses yeux, il aurait voulu savoir si elle lui en voulait mais elle souriait, elle pouvait voir dans le beau regard troublé la multitude de sentiments qui agitaient son mari. Elle se tint devant lui :
« Tout va bien Harm ! »
Il ne savait pas si elle parlait de la prise d’otages ou de leur différend. Et puis elle fut contre lui, entourant de ses bras la taille du pilote toujours muet, s’appuyant sur le corps dur et chaud. Il referma ses bras sur elle et la serra avec bonheur et soulagement. Mac leva les yeux sur Harm et ils oublièrent l’endroit où ils se trouvaient, les collègues, la police, les journalistes, la foule…ils échangèrent un baiser passionné.
Quand il releva la tête son regard croisa celui de Mic Brumby qui s’était approché et qui les observait, sourire aux lèvres. Mais l’heure n’était plus à la mesquinerie. Gardant sa femme dans son bras, bien serrée contre lui, il tendit la main à l’australien :
« Comment allez-vous mon vieux ? »
Mic prit la main, la serra avec fermeté :
« Rabb ! ravi de vous revoir ! »
Ils furent rejoints par des policiers désireux d’obtenir du Colonel et du Capitaine des précisions sur les faits de la nuit. Mac se tourna vers son mari :
« Je suis désolée chéri, je n’en ai pas fini… »
Il acquiesça :
« Je rentre à la maison, je veux être là au réveil de David, essaie de revenir vite, veux-tu ? »
Elle promit et quémanda un autre baiser. Harm se tourna de nouveau vers Brumby :
« J’aurais aimé vous voir plus longtemps… » puis, demandant du regard l’accord de sa femme :
« Quand vous serez reposé, passez donc nous voir, vous ferez la connaissance de notre fils ! »
Bien qu’étonnée Mac appuya la demande de son époux et rendez-vous fut pris.
……………………………
Quand Sarah rentra chez elle, la matinée était terminée, Harm et David faisaient la vaisselle du déjeuner. Le petit garçon demanda et distribua force câlins et bisous mais son père l’arrêta :
« Maman est fatiguée et elle a peut-être faim… »
« Je n’ai pas faim mais je suis effectivement fatiguée… »
« Va te reposer chérie, David et moi allons préparer le dîner, nous avons fait les courses ce matin… »
Voyant qu’il cherchait visiblement à lui faire plaisir, elle accepta en souriant.
……………………………..
En fin d’après-midi, alors que le repas était pratiquement prêt, Harm laissa son fils avec un coloriage et partit rejoindre sa femme. Elle sortait juste de la baignoire, et s’enveloppait dans une grande serviette de bain. Il s’avança et c’est lui qui, avec des gestes tendres, la sécha.
« Qu’as-tu prévu comme tenue ? »
« Un jean et un tee-shirt… »
« Tu n’y penses pas, nous avons un invité ce soir… »
« C’est Mic… »
« Laisse moi faire… »
Et il se dirigea vers l’armoire…Sarah l’attendit…
La robe qu’il choisit était sûrement celle qui lui allait le mieux…elle mettait en valeur sa silhouette et la couleur convenait à merveille à sa carnation de brune…Voulant lui faire plaisir à son tour, elle l’enfila.
Elle n’était pas dupe. Bien sûr qu’il voulait qu’elle soit jolie, il avait dû également fignoler le repas, ils recevaient Brumby, ça n’était pas rien. Mais elle rentra dans son jeu et soigna particulièrement sa coiffure et son maquillage. Il restait derrière elle et ne la quittait pas des yeux. Quand elle eut fini, elle guetta son approbation et le sourire qu’il lui dédia fut à lui seul une récompense. Elle lui fit face et lut le désir dans ses yeux. Mutine, elle frappa sa poitrine de l’index et passant près de lui :
« Pour ça, il faut attendre…nous avons un invité ce soir... »
Et la soirée fut une réussite. Ponctuel, Mic se présenta avec des fleurs pour Sarah et un avion coloré pour David, s’attirant immédiatement les bonnes grâces du petit garçon. Et il fut bombardé de questions par l’enfant qui voulait tout savoir de ses relations passées avec ses parents. Brumby fut charmant, laissant de côté les querelles pour s’attarder sur les bons moments, les missions réussies ensemble, en rappelant aussi qu’il avait bien connu Bud et Harriet. Voulant définitivement enterrer la hache de guerre, il dit au petit garçon :
« Ton papa était un héros tu sais… »
« Je sais, dit fièrement le gamin, Maman me raconte souvent et puis quand Papa rentre du travail, elle dit toujours : Ah, voilà mon héros ! »
Harm lança un regard à Mac, levant les sourcils, l’air étonné, et Mac lui tira la langue...
David était insatiable :
« T’es Capitaine ? »
« Oui ! »
« Mon Papa il était Capitaine de vaisseau spatial ! »
« De vaisseau seulement, corrigea Harm, pour David un vaisseau ne peut être que spatial, question de génération sûrement… »
Brumby s’étonna et posa la question que Mac redoutait :
« Capitaine de Vaisseau ? et vous avez tout lâché ? vous auriez pu finir dans le fauteuil du Jag, vous n’avez jamais regretté ? »
Harm entoura de son bras son fils qui se tenait debout près de lui et fixant son épouse :
« Non ! Jamais ! »
La réponse avait était brève, énoncée d’une voix forte…mais elle s’accompagnait d’un regard tellement amoureux que Mac en eut la gorge serrée.
« Sais-tu que le directeur du cabinet dans lequel Harm travaille veut faire de lui son associé ? »
« Et ça vous tente ? »
« Oui, bien sûr, mais je ne veux plus être esclave du boulot. Mes priorités sont maintenant mon épouse et mon fils… »
« Je vous comprends, dit Mic, j’envisage également de lever le pied lorsque je serai marié… »
Mac était surprise de la tournure bon enfant que prenait la soirée, elle avait craint qu’ils renouent avec l’antagonisme passé.
Pourtant, lorsqu’elle les rejoignit après avoir couché son fils, elle fut prise d’un fou rire. Mic avait présenté à Harm la photo de sa future femme et de la petite fille de cette dernière et de nouveau ils se laissaient emporter. Ils vantaient à tour de rôle les mérites de leur enfant respectif et l’escalade des qualités était telle qu’elle faisait des deux bambins, sinon des monstres de foire, mais au moins des surdoués.
Elle se réfugia à la cuisine afin de laisser libre cours à son hilarité. Ils ne changeraient jamais, après s’être opposés pour elle, ils avaient trouvé un autre sujet sur lequel s’affronter.
C’est pourtant en ami que Brumby les quitta. La poignée de mains avec Harm fut franche et cordiale et il embrassa chaleureusement Mac sur les deux joues :
« Envoie nous un faire part de ton mariage… »
« Je n’y manquerai pas ! »
……………………
Et ils furent seuls…ils rangèrent les restes du repas dans le réfrigérateur mais remirent au lendemain le rangement…ils étaient pressés de se retrouver…
C’est Mac qui se serra contre son mari et l’embrassa. Quand ils s’écartèrent il passa la main sur son cou, à l’endroit de la morsure. Il allait parler mais elle posa un doigt léger sur sa bouche :
« Plus tard…aime-moi d’abord… »
Il s’empressa d’obéir…
Et la nuit leur appartint…nuit magique…
Après le plaisir, les confidences, les aveux, les excuses…
« Tu sais comme je déteste les hommes violents Mac, je refuse de les défendre, préférant apporter mon aide à l’épouse bafouée… »
« Je n’ai rien d’une épouse bafouée… »
« J’ai toujours envie de toi chérie, mais jamais je ne te forcerai…je te veux consentante… »
« Rassure toi, j’étais consentante…et d’ailleurs… »
D’un mouvement souple, profitant de l’effet de surprise, elle le bascula sur le matelas, s’assit sur lui, puis ramenant et maintenant ses mains au-dessus de sa tête :
« N’oublie jamais que tu as épousé un marin’s, peu disposé à se laisser malmener et tout à fait capable de se défendre… »
Elle se pencha, prit ses lèvres…il capitula et la laissa mener l’échange…
Le sommeil était de courte durée…s’éveiller dans les bras l’un de l’autre…se retrouver…se perdre l’un dans l’autre…ne plus faire qu’un…et s’expliquer…encore…
« Ne me dis pas que tu étais jaloux de Mic ! »
« Jaloux de Brumby ! Hé ! c’est moi qui ai gagné ! »
Elle lui envoya une chiquenaude :
« Je ne suis pas un trophée de guerre, Harmon Rabb ! »
Harm était blotti dans les bras de sa femme, il essayait de répondre avec sincérité à ses interrogations :
« Jaloux ? non ! Encore que je pourrais l’être si un autre homme essayait de t’enlever à moi…Mais ce n’est pas ce sentiment là…c’est le passé qui a refait surface…tous ces longs mois où vous étiez fiancés… »
« Tu disais être heureux pour moi… »
« J’étais sincère chérie…mais cette souffrance… »
« Je suis désolée, je n’ai pas pris conscience de ta souffrance à l’époque… »
« Moi non plus je crois…elle m’a submergé, l’autre soir... »
Mac avait le cœur serré, ainsi il avait souffert…furtivement l’image de Webb traversa son esprit…cette aventure là l’avait-elle meurtri aussi ?
Elle caressait le visage de Harm, passait la main dans ses cheveux…elle aurait voulu, de la même façon, caresser son cœur afin d’en effacer toute tristesse.
« Pourquoi ne m’as-tu rien dit ? »
« C’est le problème Mac, avec la souffrance est revenu le silence…je ne savais plus m’ouvrir à toi… »
« Le mutisme n’a plus cours entre nous, tu le sais.. »
« Je sais, et j’en suis heureux… »
Il tourna la tête et posa les lèvres sur le sein rond et ferme sur lequel il était appuyé…il sentit le frisson qui la parcourut, alors il approfondit la caresse…
Au matin ils prirent ensemble une douche prolongée, tendre et sensuelle. Puis ils ouvrirent les fenêtres de la chambre afin de faire entrer le soleil, ils changèrent les draps du lit et se recouchèrent, serrés l’un contre l’autre…ils attendaient…
…trois coups légers frappés à la porte :
« Maman, Papa, j’peux venir ? »
Echange de sourires attendris :
« Viens vite bonhomme ! »
Et la petite tornade en pyjama déboula dans la chambre, sur le lit : bisous, câlins, chatouilles et fou rires, tous ces petits riens qui font les matins heureux.
Mac s’échappa :
« Et bien Messieurs, que diriez-vous d’un petit déjeuner au lit ? »
Ils applaudirent de concert : « Bien, je me dévoue… »
Arrivée à la porte de la chambre elle se retourna, regarda vers le lit : David était déjà assis à califourchon sur son père :
« Dis Papa, tu me racontes la fois où… »
Elle sourit, se dirigea vers la cuisine…quel beau dimanche en perspective…

FIN.
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 19:18

9 Disparition

« Rox et Rouky se séparèrent sur un dernier sourire. Ils savaient que leur éloignement n’était pas un problème…ils étaient, pour la vie, les meilleurs amis du monde. »
Mac referma le livre en souriant à son fils qui avait écouté, sans l’interrompre, l’histoire du chien et du renard, amis pour toujours.
« Et bien moi mon ami ça sera toujours Thomas ! » dit le petit garçon. « Tu comprends, il a trois sœurs, alors il a besoin d’un ami garçon ! »
Le Colonel Rabb-Mackenzie éclata de rire, David faisait preuve d’un bon sens étonnant pour un petit garçon de cinq ans. Il l’observait, les sourcils froncés, et une nouvelle fois elle fut troublée par la ressemblance entre cet enfant merveilleux et le père qui l’avait engendré.
Mais David poursuivait son idée :
« Est-ce que tu as eu un meilleur ami comme moi et Thomas, ou Rox et Rouky ?
Mac réfléchit…elle avait profondément enfoui ses souvenirs de jeunesse et ne se souvenait pas d’une amitié quelconque. David s’empara de sa main et c’est lui qui éclata de rire :
« Bien sûr, ton meilleur ami c’est Papa ! Je sais, il me l’a dit ! »
« C’est vrai, admit Mac, mais je n’étais plus une petite fille quand j’ai connu Papa, nous étions des adultes tous les deux… »
« Je sais…dis, tu me racontes la première fois où vous vous êtes vus ? »
«Pas ce soir, brigand, tu fais en sorte de prolonger la soirée... Tu dois dormir maintenant, demain c’est l’école… Et d’ailleurs cette histoire tu la connais par cœur ! »
« J’veux pas m’endormir sans dire bonsoir à Papa ! Je croyais qu’il allait rentrer ce soir… »
« Moi aussi Chéri, et lui aussi…c’est ce qu’il nous a dit ce matin lorsqu’il a téléphoné pour nous dire bonjour. Il a certainement eu un empêchement. »
« J’aime pas quand il y en a un de vous deux qui s’en va… »
« Nous n’aimons pas non plus être éloignés de toi mon bébé, si Papa est parti à cette conférence, c’est que Monsieur Green est souffrant et qu’il a demandé à ton père de le remplacer. »
« Si il revient cette nuit, tu lui demanderas de venir m’embrasser ? »
« Je n’aurai pas à lui demander mon cœur, tu sais bien que c’est la première chose qu’il fera en rentrant…Papa n’aime pas être privé de son petit garçon ! »
Tout en parlant Mac avait aidé son fils à s’installer pour la nuit, elle remonta la couette sur lui puis se pencha pour un dernier baiser. David noua ses bras autour du cou de sa mère et la serra contre lui. Elle éparpilla une multitude de baisers sur le visage angélique et nicha son nez dans le cou du gamin. Son bébé ! Il lui semblait que l’odeur de nouveau-né n’avait jamais quitté ce petit bout d’homme.
Elle se redressa et sur un dernier sourire elle quitta la chambre :
« Bonne nuit mon amour, fais de beaux rêves ! »
« Bonne nuit Maman ! » répondit docilement l’enfant.
Sarah rejoignit la cuisine afin d’y mettre un peu d’ordre. Son esprit était encore avec son fils. Comme lui elle regrettait l’absence de Harm. La vie lui semblait si douce depuis son mariage…Depuis qu’elle avait épousé son meilleur ami, le bonheur était au rendez-vous. Même les prévisions pessimistes des médecins avaient été battues en brèche : malgré l’endométriose, un petit garçon adorable les avait rejoints, les comblant au-delà de toute espérance.
Après avoir fait un peu de rangement elle s’installa avec quelques dossiers qu’elle avait à superviser et à signer. Elle essaya plusieurs fois de joindre son mari mais en vain. Comme David elle était un peu surprise du silence de Harm, mais elle se disait qu’il devait avoir une bonne raison. L’ancien Capitaine n’aimait pas s’éloigner de sa famille et lorsqu’il y était obligé, il s’efforçait de rester en contact plus ou moins permanent.
Elle finit par fermer ses dossiers, se prépara pour la nuit, puis, après être allée une nouvelle fois embrasser son fils endormi, elle se coucha.
C’est un cauchemar qui la réveilla au milieu de la nuit. Pas vraiment un cauchemar d’ailleurs, plutôt un malaise…Elle se retrouva assise dans son lit, oppressée à la fois par le silence, l’obscurité, et aussi, elle devait l’admettre, par l’absence de son mari. Elle se leva et fit rapidement le tour de la maison, en commençant par la chambre de David. Tout était normal et elle se rendormit, jusqu’à la sonnerie du réveil.
Elle fut surprise de ne pas trouver un message de Harm, ça ne lui ressemblait pas. Mais elle vaqua à ses obligations et leva son fils.
David prit son petit déjeuner en grognant :
« Il sait que je suis levé pourtant…Maman, pourquoi il m’appelle pas Papa, il le fait les autres fois… »
« Je sais Trésor, mais il nous expliquera tout ça lorsqu’il rentrera…»
…………………………………..
Après avoir conduit David à l’école, Mac se rendit à son travail. Chaque fois que le téléphone sonnait elle se précipitait, croyant à un appel de Harm.
Il était un peu plus de dix heures lorsque Coates lui annonça la visite de deux policiers. Un peu inquiète elle les invita à s’asseoir :
« Bonjour Messieurs, je suis le Colonel Rabb-Mackenzie, que puis-je pour vous ? »
« Bonjour Colonel, je suis le commissaire Gilbert et voici mon adjoint, le Lieutenant Warren. »
Mac et le lieutenant se saluèrent d’un signe de tête. Le commissaire lui présentait déjà une photo :
« Colonel, connaissez-vous cette voiture ? »
Sarah prit la photo :
« Oui, c’est la mienne…enfin la nôtre…à mon mari et à moi, mais c’est lui qui s’en sert le plus souvent, j’en ai une autre à ma disposition…je ne comprends pas… »
« Nous avons retrouvé votre voiture…ou plutôt celle de votre mari, au bord de la nationale 432…abandonnée… »
« Abandonnée ? »
« Oui, apparemment en panne de carburant…votre mari a-t-il l’intention de passer la reprendre ou faut-il que nous fassions appel à la fourrière ? »
« Mon mari est en voyage, une conférence d’avocats à laquelle il assiste, en remplacement de son patron qui est souffrant… »
« Quand doit-il rentrer ? »
« Je pensais qu’il rentrerait hier mais… »
« Il est parti avec cette voiture là ? »
« Oui… »
«Et il n’est pas rentré ? Vous savez pourquoi ? Vous avez de ses nouvelles ? »
« Je dois répondre non à chacune de vos questions…de plus je suis surprise, il n’avait pas à emprunter la 432… »
Le lieutenant prit la parole :
« Vous essayez de nous dire que votre mari est en déplacement pour son travail, qu’il devait rentrer hier, qu’il n’est pas rentré, qu’il n’avait rien à faire sur cette route, et que vous ne savez rien de lui…c’est ça ? »
« Euh…oui. Est-ce que vous n’avez rien trouvé dans la voiture…ou autour…je ne sais pas… »
Le commissaire répondit :
«Nous avons seulement trouvé les papiers du véhicule dans la boîte à gants, c’est ainsi que nous avons pu vous retrouver…votre adresse personnelle, où une voisine nous a dit qu’elle vous avait vue partir au travail ce matin. Mais à vrai dire nous n’avons rien cherché…nous n’y avons pas vu mystère, vous savez les voitures abandonnées…ça arrive. Mais je vais demander des renforts et nous allons fouiller les environs… »
Mac se leva d’un bond :
« Je vous accompagne ! »
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 19:20

Suite

Quand ils furent arrivés sur les lieux Mac dut se rendre à l’évidence : c’était bien la voiture que Harm avait empruntée pour son déplacement. Il n’y avait aucun effet personnel à l’intérieur, aucune trace d’effraction ou de lutte et rien aux alentours immédiats.
« Est-ce que vous avez une explication Colonel ? »
« Non… »
« Que vous a-t-on répondu quand vous avez appelé le bureau de votre mari avant de nous accompagner ? »
« Ils ne savent rien… »
Le lieutenant reprit la parole :
« Est-ce que c’est dans ses habitudes de disparaître ainsi ? »
« Non voyons ! »
« Colonel, je vais vous demander de nous accompagner au commissariat ! » reprit le commissaire.
Le Colonel Rabb-Mackenzie, un peu abasourdie, remonta dans sa voiture afin de suivre les policiers. Avant de démarrer elle consulta à nouveau son téléphone ainsi que le répondeur du fixe de son domicile. Rien. On frappa à la vitre :
« Permettez Colonel, je vous accompagne ! »
Sans répondre elle ouvrit la portière au lieutenant afin qu’il prenne place auprès d’elle.
Assise dans un fauteuil inconfortable face aux deux hommes, Mac eut à répondre à un nombre incalculable de questions. Ils voulaient tout savoir : son enfance et sa jeunesse, celles de Harm, leur engagement dans l’armée, leur métier, leur mariage, leur vie depuis le mariage, David…
Les policiers jouaient au bon et au méchant : si le commissaire était plutôt bon enfant, le lieutenant posait les questions embarrassantes, agressives…Sarah répondait sans réfléchir, toutes ses pensées étaient tournées vers son mari : où était-il, que faisait-il, pourquoi la laissait-il sans nouvelles…
« Si j’ai bien compris Monsieur Rabb a démissionné de l’armée avant votre mariage ? »
« Oui, il avait reçu une promotion mais devait émigrer à Londres, en Europe, tandis que j’étais transférée ici même, à San Diego. Afin de pourvoir nous marier et fonder une famille nous avons fait confiance au destin, Harm… enfin… mon mari a quitté l’armée et m’a suivie.
Il a repris un emploi comme avocat dans le privé…notre fils est né…c’est tout… »
Toujours acerbe le lieutenant répliqua :
« Je comprends qu’il vous ai suivie, vous êtes un joli petit lot…mais cela dit, maintenant, il regrette peut être, l’armée lui manque, allez savoir…et puis sept ans avec un colonel ça doit pas être drôle tous les jours…vous savez : règlement règlement…il a eu envie d’aller voir ailleurs… »
S’en fut trop pour Mac : le fait que cet imbécile mette en cause son mariage, son amour pour Harm ou l’amour de Harm pour elle lui fut insupportable. Enfin le Marin’s réagit. Elle se leva d’un bond :
« Vous oubliez à qui vous parlez. Je suis Lieutenant Colonel du Corps des Marin’s de l’armée des Etats-Unis d’Amérique et qui plus est, je suis avocate. Je ne vous dirai rien de plus, je vous prie de faire votre travail de policiers, trouvez mon mari et tenez moi informée du résultat de vos investigations. De mon côté je vais faire aussi des recherches, je vous ferai part des résultats…essayons de travailler en bonne harmonie, pour le bien de tout le monde. »
Sans leur laisser le temps de répondre, elle quitta le bureau.
……………….
Les jours avaient passé, les semaines, puis les mois…
Harmon Rabb Jr avait bel et bien disparu. Rien…aucun indice…
Et Mac avait du faire face…seule…si seule…
La voiture de son mari avait été retournée de fond en comble. On avait bien retrouvé des empreintes qui n’étaient pas les siennes, mais ces empreintes là étaient inconnues de la police.
On avait refait le parcours qui avait été le sien depuis le jour où il avait quitté son domicile pour se rendre à la conférence. Rien d’anormal. Des avocats l’avaient rencontré, lui avaient parlé, avaient partagé les repas avec lui. Deux d’entre eux l’avaient même accompagné à sa voiture alors qu’il allait rentrer. Il était particulièrement heureux de retrouver sa famille. C’est sur le chemin du retour qu’il avait disparu…
On avait fouillé son bureau, ses dossiers. On avait rencontré les derniers clients qu’il défendait, en pensant à une vengeance…rien…
Leur maison avait aussi été visitée, inspectée, dérangée…heureusement David n’était pas présent…David, qui ne comprenait pas. Comment aurait-il pu comprendre, ce petit garçon tendre et sensible, que son papa, qu’il adorait, l’avait laissé. D’ailleurs il ne disait pas « laissé », il employait le mot « abandonné ». Ce triste mot traduisait à lui seul l’état d’esprit du gamin. Quand elle serrait dans ses bras le petit corps secoué de sanglots, Mac se sentait tellement impuissante…elle luttait pour ne pas s’effondrer en pleurs avec lui, n’ayant aucune réponse pour ses questions :
« Où il est Papa ? Pourquoi il ne revient pas ? Il ne m’aime plus ? Pourtant je suis sage et je l’aime moi… »
Elle le berçait :
« Bien sûr que tu es gentil, et il t’aime ton papa…il t’aimera toujours… »
Mais les jours passaient et elle voyait bien que le petit ne la croyait plus. Il finit pas ne plus poser de questions et c’est alors que les cauchemars hantèrent ses nuits. Il se réveillait en hurlant et en pleurant ou se précipitait dans sa chambre, persuadé qu’elle avait disparu elle aussi. Elle le gardait alors avec elle, le serrait dans ses bras, écoutait sa respiration redevenir normale, tandis qu’il se rendormait. Elle ne dormait pas, elle n’avait plus dormi une nuit complète depuis la disparition de Harm…comment dormir sans lui…
La première semaine elle gardait l’oreiller de son mari contre elle, afin de retrouver son odeur, et puis il avait bien fallu laver les draps, laver son t-shirt qu’elle enfilait dès qu’elle rentrait du travail, et elle s’était encore sentie dépossédée, comme si il disparaissait une nouvelle fois. Alors elle ouvrait le dressing, et perdait son visage dans les costumes, les vestes qui gardaient le parfum de son eau de toilette favorite. Elle avait l’impression de devenir folle…
Elle avait eu encore quelques rendez-vous avec la police, rendez-vous qui s’étaient espacés, jusqu’au moment où elle avait compris que son histoire ne les intéressait plus. Harmon Rabb était un adulte sain de corps et d’esprit, il pouvait disparaître s’il en avait envie…c’est d’ailleurs à cette conclusion qu’étaient arrivés le commissaire Gilbert et son fidèle lieutenant.
« Je sais bien que vous êtes un Marin’s Colonel, et que chez vous on ne laisse jamais un camarade derrière soi, sur le terrain…mais vraisemblablement Monsieur Rabb a simplement déserté… » avait fanfaronné le triste Warren.
« Comment pouvez-vous parler ainsi d’un homme que vous ne connaissez même pas ? »
« Il n’y a pas d’autre explication…on a retourné le bois où a été retrouvée sa voiture, on n’y a rien trouvé et il n’y a pas aux alentours de plan d’eau, ni canal, ni lac, pas même une mare où son corps aurait pu être jeté… »
Une nouvelle fois elle s’était enfuie, elle ne les supportait plus !
Elle s’était assise dans sa voiture, effondrée sur le siège, épuisée…
Elle ne pouvait pas raconter aux policiers les seize années de sa vie avec Harmon Rabb Jr. Les neuf années d’amitié fidèle, tendre et attentive. Ils n’auraient pas compris que malgré les disputes, les heurts, les séparations, le fil d’Ariane qui les reliait n’avait jamais été rompu. Ils n’auraient pas compris que la crainte d’être séparés les avait jetés dans les bras l’un de l’autre, enfin sûrs d’eux, sûrs de leur amour, sûrs de vouloir finir leur vie ensemble.
Ils n’auraient pas compris que depuis sept ans, leur mariage était un éblouissement permanent, couronné par la naissance d’un enfant miracle, tellement désiré, tellement choyé.
Pour comprendre ces choses-là il fallait une ouverture d’esprit, une tendresse de cœur dont les policiers lui semblaient dépourvus.
Elle aurait voulu leur raconter avec quelle fougue et quelle tendresse Harm lui avait fait l’amour la nuit précédant son départ, ses caresses, ses baisers, son désir de la rendre heureuse…
Elle aurait voulu leur raconter sa ponctualité dans ses appels téléphoniques à son fils…le matin, au réveil du petit garçon, le soir, avant son coucher…elle aurait voulu leur raconter le regard brillant de bonheur de David, alors qu’il décrochait l’appareil, sachant d’avance que l’appel était pour lui…et son plaisir à elle, le midi, pendant sa pause repas, quand elle entendait la voix chaude, tendre, amoureuse de son mari, une voix qui faisait courir des frissons de bonheur tout au long de sa colonne…
Trois jours durant il avait pris soin d’eux, à distance, jusqu’au matin du quatrième jour…et alors il s’était tu…mais est-ce qu’un homme qui a l’intention de disparaître, qui a l’intention de quitter sa famille agit de cette manière ? Pas Harmon Rabb Jr, ça elle en était sûre…
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 19:21

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Mais malgré ses certitudes, malgré sa confiance totale envers son mari, la vie était de plus en plus difficile pour le Colonel Mackenzie.
Elle avait dû convaincre Mattie de ne pas revenir à San Diego. La jeune fille avait lutté de longs mois pour retrouver ses forces et presque toute son autonomie. Elle avait été aidée dans son combat par des gens admirables dans le centre qui l’avait accueillie pour sa convalescence. Alors elle avait décidé qu’à son tour elle aiderait les autres. Elle avait poursuivi les études nécessaires, études couronnées de succès, puis elle avait effectué des stages dans différents centres. Après les Etats-Unis elle s’était rendue en Europe, en Angleterre, en Italie et actuellement elle était en France. Elle glanait dans tous ces pays ce qui se faisait de mieux en matière de rééducation. Elle non plus n’imaginait pas que Harm ait disparu volontairement. Elle avait voulu rentrer :
« Je reviens Mac, je veux être avec toi et David ! »
« Ne fais pas ça Mattie, Harm ne le voudrait pas. Tu rentreras comme prévu à la fin de ton séjour. »
La jeune fille avait consenti à finir son stage.
Mac se souvenait du mélange de sentiments qui avait agité son mari au sujet de Mattie. Il était immensément fier de ce qu’elle avait réussi, de ce qu’elle entreprenait, mais en même temps il était tellement inquiet. Pourtant il avait caché son inquiétude, s’en ouvrant seulement à son épouse. Chaque fois que des nouvelles de leur protégée leur parvenaient il demandait :
« Elle va bien n’est ce pas ? Elle est heureuse ? »
Et Mac le rassurait :
« Si quelque chose n’allait pas tu serais le premier à le savoir… »
Et puis Sarah s’était heurtée à Trish. Celle-ci, après avoir beaucoup pleuré, en était arrivée à la conclusion que l’histoire se répétait. Elle avait fait le parallèle entre l’âge de David et celui de Harm lorsque son père avait disparu. Elle avait expliqué à Mac que ce serait très dur de ne pas avoir de tombe sur laquelle se recueillir…
Le Colonel s’était emportée, incapable de se contenir :
« Harm n’est pas mort ! »
« Et vous avez une autre explication ? »
« Non…non…mais s’il était mort je le saurais…je le sentirais…il est vivant…il doit être vivant… »
Elle avait fait taire sa colère, comprenant le chagrin de sa belle-mère. Et puis David avait besoin de ses grands-parents, ce n’était certes pas le moment de fâcher avec eux.
Elle voulait se persuader que son mari était en vie. Régulièrement elle entrait en contact avec la morgue, les hôpitaux, rien… Elle avait essayé, comme lors du crash, la veille de son mariage avorté avec Brumby, de deviner l’endroit où il se trouvait. Des centaines de fois elle s’était concentrée, afin de le voir…mais ça ne marchait plus… le don avait disparu. Mais elle avait tellement changé depuis cette époque. Elle n’était plus le Marin’s dur et seul qu’elle était à l’époque, malgré Mic. Elle était maintenant une femme heureuse, follement amoureuse de son mari, sûre de l’amour de celui-ci…et elle avait abattu les murs qu’elle construisait alors entre elle et le bonheur. Elle pouvait se permettre la faiblesse puisque les bras de Harm étaient là pour la protéger. Elle était persuadée que c’était pour la vie et voilà que tout s’arrêtait…Elle oscillait entre découragement, quand elle se disait que décidemment elle n’était pas destinée à être heureuse…et espoir, puisque la vie continuait, avec David, cet adorable petit garçon qui ressemblait tant à son père. Sa présence la rassurait, il était la preuve vivante qu’elle n’avait pas rêvé toutes ces années de bonheur et elle savait que l’amour que Harm éprouvait pour son fils pouvait soulever des montagnes…
Il était celui qui avait toujours espéré. Elle même avait accepté la sentence des médecins de Béthesda qui lui prédisaient la stérilité, conséquence de l’endométriose. Mais Harm avait toujours cru au miracle. Elle se souvenait encore de son sourire le jour où le test avait été positif. Il avait soulevé les sourcils, l’air tout à la fois moqueur et sûr de lui :
« Je te l’avais promis, non ? Et je tiens toujours mes promesses ! »
Tout au long de sa grossesse il avait été là, disponible et rassurant, aux petits soins pour elle, faisant des projets d’avenir, alors qu’elle doutait encore.
Le jour de la naissance de leur bébé il n’avait pas quitté sa femme…présence ô combien réconfortante. C’est lui qui avait coupé le cordon ombilical. Puis il avait mis David dans les bras de sa maman, lui souriant avec tant d’amour :
« Regarde mon amour, regarde ton fils, comme il est beau ! »
Il l’avait embrassée passionnément, tandis qu’elle laissait couler des larmes de bonheur, de fatigue, d’amour, stupéfaite de recevoir tant de bienfaits.
La vie était si douce, si simple, si remplie d’amour…
En tournant et retournant dans le grand lit, trop grand, trop froid, trop vide, Mac, incapable de dormir longtemps, revivait, des nuits durant, ces scènes de bonheur
Et puis un matin, trois mois et dix-sept jours après que Harmon Rabb ait disparu, Gilbert et Warren se présentèrent au bureau du Colonel Rabb-Mackenzie. Le commissaire lui tendit à nouveau une photo : un homme, assis dans un lit d’hôpital…il avait les cheveux trop longs, sa barbe était mal taillée, mais Sarah le reconnut aussitôt, comment ne pas reconnaître ces yeux là ? Et pourtant le regard était vide, absent, sans expression, mais Mac sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine :
« C’est Harm, c’est mon mari ! »
Elle leva un regard interrogateur vers le commissaire.
« C’est une de nos patrouilles qui a trouvé cet homme errant…ils ont cru avoir affaire à un sans domicile fixe, un clochard…je ne sais pas. Pourtant il ne s’est pas enfui à leur approche, il s’est laissé emmener au poste. Il dit qu’il ne sait pas qui il est. Il n’avait aucun papier sur lui. Alors ils ont préféré le transférer à l’hôpital. Quand j’ai lu la main courante j’ai pensé à votre mari…mais êtes-vous sûre qu’il s’agit bien de votre mari ? »
« Certaine… » souffla-t-elle, la gorge serrée.
…………………………
Mac était à présent à l’hôpital, assise face au médecin qui avait accueilli Harm :
« Avant de vous présenter mon patient je veux vous expliquer : il ne sait plus rien de son passé. Il a, sur le derrière de la tête, une cicatrice assez fraîche. Apparemment une blessure qui n’a pas été bien soignée. C’est peut être un coup qui est à l’origine de son amnésie. Je pense aussi qu’il n’a pas mangé de manière convenable durant de longues semaines. Je vais le garder hospitalisé afin qu’il reprenne des forces…je ne peux pas vous promettre qu’il recouvrera la mémoire dans le même temps…hormis cela mon équipe et moi-même avons imaginé immédiatement qu’il s’agissait de quelqu’un qui a reçu une bonne éducation. Les quelques propos que nous avons échangés dénotent d’une réelle facilité d’élocution, de qualités intellectuelles indéniables. J’aimerais que vous le regardiez à son insu…comprenez moi, je ne voudrais pas lui dire qu’il a une famille, si vous n’êtes pas sûre… »
Incapable de parler le Colonel approuva de la tête. Mais elle était sûre d’elle, son coeur lui disait qu’elle avait retrouvé Harm, qu’elle avait retrouvé son mari.
Et elle put enfin le rejoindre. Il était propre, rasé de près, les cheveux courts. Le personnel médical, sans le connaître, lui avait rendu l’aspect de l’homme qu’elle aimait. Il avait seulement les joues plus creuses, et il avait maigri.
« Connaissez-vous cette dame ? » demanda le médecin qui avait accompagné Sarah.
Harm fixa les yeux sur Mac et secoua la tête :
« Non… »
« Je suis ta femme Harm… »
« Je suis désolé… »
Mac sourit, elle avait entendu cette phrase si souvent…Elle s’assit sur le lit, lui prit la main…remarqua que son alliance avait disparu…elle le dévorait des yeux…son mari…il était vivant… il lui était rendu…c’est la seule certitude qui lui importait présentement…le reste viendrait après…
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 19:22

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Soigné, reposé, bien nourri, Harmon Rabb se remit facilement, physiquement au moins. Mais la mémoire ne revenait pas. Mac lui rendait visite dès qu’elle avait un moment de libre, et très vite elle s’aperçut qu’il l’attendait et qu’il était heureux de la voir. Comme les médecins lui avaient recommandé, elle ne forçait pas ses souvenirs, se contentant de répondre aux questions qu’il lui posait. Elle lui avait apporté une photo récente de David. Il avait observé longtemps le petit garçon, puis avait souri et posé le portrait sur la table de nuit.
Les jours passaient et bientôt le corps médical donna l’autorisation : Harm pouvait rentrer chez lui.
Sur le chemin du retour, Mac, le cœur battant la chamade, observait son mari. Il regardait autour de lui, cherchant visiblement un souvenir. Quand la voiture s’arrêta dans le jardin, la porte de la maison s’ouvrit et David sortit en courant.
« Papa, Papa, tu es rentré ! Je suis tellement content ! Mon Papa… »
Le bambin se précipitait, les bras ouverts. Harm, qui sortait du véhicule, n’eut d’autre choix que de s’agenouiller à hauteur du gamin, et ses bras se refermèrent sur le corps de son fils blotti contre lui. Pratiquement étouffé par l’étreinte de l’enfant il leva des yeux interrogateurs sur Mac. Celle-ci approuva de la tête, en souriant et en retenant difficilement ses larmes.
Toute la soirée David babilla. Il évita à ses parents un premier tête à tête délicat. Il exigea que Harm le mette au lit. Et conformément aux souhaits des médecins, Mac installa son mari dans la chambre d’amis.
Et la vie reprit, comme avant, enfin presque. Harm prit très vite ses marques dans la grande maison. Ses rapports avec David étaient excellents. Avec Mac aussi d’ailleurs, excellents mais tellement différents, tellement bizarres. Il la vouvoyait et l’appelait Sarah.
« Tu m’appelles Mac le plus souvent...c’est le nom que me donnent mes amis et tu sais, nous avons été amis très longtemps… »
« Si vous permettez, je préfère Sarah, à vrai dire…je ne suis même pas votre ami… »
Mac se souvenait des injonctions des médecins et évitait de le contrarier. Pourtant elle avait toujours aimé sa façon bien particulière de dire « Mac », sur tous les tons, du temps de l’amitié, et plus encore depuis qu’ils étaient mariés. Elle entendait dans ce petit nom toute la tendresse du monde et quand le désir les submergeait, le même nom, prononcé par la voix rauque de son mari, lui faisait les jambes tremblantes et la précipitait dans ses bras.
Harm éprouvait parfois le besoin de demander, d’apprendre ce qui avait été sa vie. Alors Mac racontait le passé, des heures durant, espérant une lueur, une étincelle…mais à chaque fois il secouait la tête, l’air désolé :
« Je vous demande pardon, je voudrais tellement… »
Elle cachait sa déception derrière un sourire. Pourtant le temps lui semblait long. Elle enviait son fils. Le petit garçon avait retrouvé son père, il en était heureux et ne se posait pas de questions. Ils renouaient avec leur complicité et pour David c’était un jeu de rappeler à Harm leurs activités en commun. Celui-ci faisait preuve d’infiniment de patience et de tendresse. Sans le savoir il redevenait le père attentif qui faisait le bonheur de son fils. Avec elle, Harm était prévenant, courtois, il l’aidait autant qu’il le pouvait. En fait il était le Harm des premières années, les années d’amitié, gentil mais distant, celui qui ne se livrait pas. Mais les jours passant, Mac avait de plus en plus de mal à s’en contenter. Elle avait envie de retrouver son mari, son ami, son amant et non cet étranger attentif et peu bavard.
Heureusement elle était à ce moment là submergée de travail. Elle instruisait le procès de deux jeunes marines qui avaient volé des armes à l’armée. Lors de l’enquête, le Colonel et son équipe avaient appris que les jeunes soldats étaient tombés sous la coupe d’une triste famille, une famille que l’on pouvait qualifier de mafieuse. Le problème était que les jeunes gens avaient reçu de nombreuses menaces, qu’ils étaient terrorisés et de plus les malfrats qui les tenaient en main disposaient de l’appui de personnages influents, peut être même liés au gouvernement. Mac avait à se battre tout à la fois contre les accusés, morts de peur, la famille mafieuse et ses supérieurs, troublés par les ramifications politiques de l’affaire.
Sarah rentrait chaque soir épuisée à la maison. Elle appréciait que Harm se chargeât des soins à David mais en fait elle aimait s’abrutir dans le travail et s’écrouler le soir dans son lit, écrasée de fatigue. C’est que, malgré le retour de Harm, ses nuits restaient agitées. Son corps, triste et sevré de caresses et d’amour se rappelait à elle. Il la tenait éveillée, lui rappelant que l’homme qui la comblait, qui la faisait exister, qui avait été créé pour elle, dormait tout près, à quelques pas. Plusieurs fois elle s’était levée, se retrouvant face à la chambre d’amis, désireuse de rejoindre son mari, à mais chaque fois les recommandations des médecins lui étaient revenues :
« Ne demandez rien, ne le brusquez pas, laissez le venir à vous…nous ne sommes pas en mesure de comprendre la nature de son mal… »
Et à chaque fois, le Marin’s, habitué à obéir, avait pris le pas sur la femme amoureuse. Et elle rebroussait chemin, retrouvant son lit vide, froid, hostile.
Elle devenait irritable et plusieurs fois elle rabroua David sans raison. Le petit garçon la fixait alors, sans comprendre, et se tournait vers son père, cherchant le réconfort.
C’est dans cet état d’esprit que Mac fut surprise par une visite, un soir, alors qu’elle finissait la vaisselle tandis que Harm couchait leur fils.
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 19:23

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C’est dans cet état d’esprit que Mac fut surprise par une visite, un soir, alors qu’elle finissait la vaisselle tandis que Harm couchait leur fils.
C’est elle qui ouvrit la porte, elle se trouva devant une jeune femme blonde. Assez maigre, les cheveux longs, pas très soignée, celle-ci eut l’air surpris en voyant Mac :
« Je croyais être chez… Harmo…Harmon Rabb. »
« Vous êtes chez Harmon Rabb, je suis son épouse… »
Harm arrivait à son tour :
« Tout va bien Sarah ? »
« John ! » s’exclama la visiteuse, « Enfin…je veux dire…Harmon… »
Mac et Harm échangèrent un regard surpris mais déjà la femme enchaînait :
« J’t’appelais John, quand t’étais chez nous… »
« Vous connaissez mon mari ? » demanda Sarah.
« Ben oui ! J’l’ai soigné ! »
« Comment ? » interrogea Harm à son tour.
« Ben, t’as bien une blessure derrière ta tête ? C’est moi qui l’ai soignée. »
Machinalement Harm passa la main sur la cicatrice, regardant Mac d’un air interrogatif. Celle-ci, imaginant qu’ils pouvaient peut être en savoir un peu plus sur la disparition de son mari, s’écarta afin que la visiteuse puisse entrer :
« Entrez voulez-vous, Madame ou Mademoiselle ? »
« Moi c’est Carol… »
Tous les trois se dirigèrent vers le salon, Carol s’assit dans un fauteuil tandis que Harm et Mac s’installaient face à elle, prêts à l’écouter.
« Voyez vous Carol, mon mari a disparu pendant un peu plus de trois mois et quand il est revenu il ne se souvenait de rien…il ne se souvient toujours de rien d’ailleurs… »
« J’peux vous aider alors…et se tournant vers Harm : tu t’rappelles pas de moi ? »
« Non… » dit Harm, désolé.
« V’là : j’m’appelle Carol, mon copain s’appelle Tony et nous vivons dans le squat là-bas…fit-elle avec un geste vague de la main. Vous savez l’usine automobile désaffectée…on vit comme on peut…des petits boulots, la manche, l’armée du salut et pis…temps en temps…on pique deux-trois p’tites choses…c’est pas facile tous les jours…c’est la vie…le plus gros problème c’est Tony…y joue…poker…un vrai vice…dès qu’on a deux ou trois petites pièces, y faut qui les joue…et y perd en plus… »
Elle but une gorgée du verre de jus de fruit que Mac lui avait offert et continua :
« Y’a queq’ temps il a joué toute la nuit avec trois gars qu’y connaissait même pas…et il a perdu…et il avait plus rien à donner…alors quand je suis arrivée pour le récupérer…y’a un des gars qu’a décidé que c’est moi qui allais payer…comme j’avais pas le sou, il a dit que je pourrais payer de ma personne…si vous voyez c’que j’veux dire…il a dit que si j’étais gentille avec les trois, et ben après ils partiraient…j’étais pas d’accord, Tony si, c’t’enfoiré…qu’est ce que vous voulez que j’fasse…z’étaient quatre…costauds…j’me suis sauvée…y m’ont couru après…J’courais plus vite qu’eux, vu qu’ils étaient saouls et j’me suis cachée dans le petit parc John Kennedy…mais Tony y m’connaît bien, y m’a r’trouvée tout de suite…y m’ont attrapée, y m’ont j’tée par terre, j’ai commencé à m’débattre, j’criais comme une folle et c’est à ce moment-là que John est arrivé…y m’a dit :
« Je peux vous aider Madame ? »
« Madame…y’a des années qu’on m’a pas appelée Madame…Y faisait pas bien clair…le jour se levait tout juste…mais quand même…l’était grand…l’était beau…j’me suis dit : ça, Carol, c’est ton ange gardien. »
A nouveau elle but une gorgée de jus de fruit, tandis que Mac et Harm ne la quittaient pas des yeux, bien attentifs à ne pas l’interrompre.
« Et alors y’a un des trois gars qu’a ramassé une grosse branche et qu’a tapé un grand coup sur la tête de mon ange gardien. Il est tombé et aussitôt y’a du sang qu’a commencé à couler…on a cru que mon ange il était mort…alors les trois gars y se sont enfuis…y m’ont oubliée…et Tony y voulait se sauver aussi…vous comprenez, on est pas trop copain avec la police, on l’évite…mais moi j’ai pas voulu laisser mon ange comme ça…j’l’ai touché et j’ai bien vu qu’y respirait encore…alors j’ai dit à Tony : on l’emmène au squat, on va le soigner…et comme y commençait à dire non, j’y ai dit que je le dénoncerais aux policiers…il a eu peur, j’l’aurais fait vous savez…il a été chercher son copain Dino qu’a une remorque…et y z’ont ramené mon ange chez nous. »
Elle tendit son verre vide à Mac et quand celle-ci l’eut rempli à nouveau elle continua :
« J’l’ai installé sur des cartons et des loques, près de mon lit et pis j’y lavais sa blessure. On a pas de médicament, on pouvait pas faire venir un médecin bien sûr…temps en temps j’demandais des compresses aux gens de l’armée du salut, mais y posaient des questions…et mon ange y se réveillait pas…les autres disaient qu’il était dans le coma, qu’il allait mourir, qu’j’allais leur attirer des ennuis et que je devais l’emmener loin, mourir dans un coin, comme un chien…j’ai jamais voulu…mais j’voyais bien qu’il allait pas bien… »
Elle se tourna vers Harm :
« J’t’avais appelé John parce que j’t’avais trouvé dans le parc Kennedy…et pis un jour, quand j’me suis réveillée, t’avais les yeux ouverts…alors j’t’ai parlé, mais tu répondais pas…j’ai continué à t’soigner, ta blessure a guéri…et pis j’t’ai nourri…quand j’avais d’quoi…ça a duré…ça a duré…et pis ma copine Kerry elle a accouché, alors j’suis partie passer deux jours avec elle, au squat le long de la voie ferrée…et quand j’suis revenue, et ben Tony y t’avait remis à la rue…j’crois bien qu’il était jaloux…y m’a dit qu’il avait vu la police te ramasser… »
Mac demanda :
« Vous n’aviez pas trouvé les papiers de mon mari ? »
« J’y arrive…Tony avait trouvé le téléphone de John, il l’avait écrasé avec son pied et il l’avait jeté dans une bouche d’égout…voulait pas avoir d’ennuis…mais l’avait pris, sans que j’vois, le portefeuille et l’alliance… »
En parlant elle avait en effet sorti de sa poche le portefeuille de Harm et son alliance. Elle les lui tendit :
« En ce moment l’est à l’hôpital, l’a encore joué, l’a encore perdu, l’est tombé sur plus fort que lui…l’est bien amoché…j’ai profité pour fouiller ses affaires et j’ai trouvé ça…il a pris l’argent, si y’en avait…mais t’as d’la chance l’avait pas encore mis la bague au clou…c’est comme ça que j’ai trouvé ton vrai nom et ton adresse…et me v’la… »
Elle les regardait à tour de rôle…Mac allait parler quand elle vit Harm glisser doucement l’alliance à son annulaire, puis il leva les yeux sur elle et lui sourit.
« En fait mon mari n’était pas très loin…mais pourquoi est-ce que l’on a retrouvé sa voiture dans la direction opposée ? »
« C’est les trois gars qui l’ont prise pour se sauver plus vite…Tony les a vus… »
Ils se taisaient maintenant tous les trois, Carol avait fini son histoire et Harm et Mac digéraient doucement le récit. La jeune femme se leva :
« Bon, ben j’vais vous laisser…j’suis contente que t’ai retrouvé ta famille… »
Après qu’elle eut refusé toute l’aide que Mac lui proposait, elle quitta la maison. Ils l’accompagnèrent à la grille. Elle se tourna à nouveau vers Harm :
« Tu t’souviens vraiment pas de moi ? »
« Non, dit Harm, je suis désolé… »
Elle haussa les épaules, sourit et s’éloigna. En la voyant disparaître dans la nuit, Mac se dit que le charme de son mari avait encore frappé. La jalousie la frappa de plein fouet et elle murmura :
« De toute façon tu n’as jamais eu de chance avec les blondes ! »
« Pardon ? » fit Harm, qui n’avait pas compris.
Mac ne répondit pas mais un frisson la parcourut. Il s’en aperçut :
« Oh ! Mais vous avez froid… »
Prestement il se débarrassa de la veste qu’il avait enfilée en quittant la maison, tandis qu’elle était sortie en t-shirt…et Sarah replongea plus de dix ans en arrière, chez l’Amiral, un soir de printemps, un soir de fiançailles…il posa la veste sur ses épaules, l’enveloppant délicatement dans le tissu et son odeur…et deux larmes coulèrent sur les joues de la jeune femme. Il les chassa à l’aide de ses pouces puis l’attira plus près, comme pour la réchauffer. Elle se laissa aller contre lui, leva les yeux pour rencontrer son regard et sentit avec bonheur les lèvres de son mari rencontrer les siennes. Ses lèvres douces, gourmandes, qui dévoraient sa bouche, et sa langue, qui forçait le barrage de ses dents, qui caressait la sienne…elle s’abandonna au baiser retrouvé…les baisers d’Harmon Rabb…elle aurait pu mourir sous ses baisers, perdue qu’elle était dans le plaisir, s’il ne s’était pas écarté pour reprendre son souffle.
Etourdie mais décidée à être heureuse, elle écarta la pensée des médecins insensibles à l’amour, elle prit la main de son mari et l’entraîna vers la maison.
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Macetharmbell
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GémeauxBuffle
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 19:24

Suite et fin.

Quand Mac s’éveilla elle fut surprise de voir que le jour était déjà levé. Elle sourit au souvenir de la nuit…à la perspective du jour qui s’annonça