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Fics terminées de Macetharmbell

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Macetharmbell
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MessageSujet: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 18:43

Alors voilà, depuis la fin de la série, j'ai imaginé la vie de Harm et Mac : ils sont ensemble, mariés, heureux! (shipper...shipper!)

J'ai écrit quelques bafouilles qui les mettaient en scène et au moment où je fais le ménage sur mon ordi, je les remets dans l'ordre et je vous les propose : merci Didine!

PS. Elles sont numérotées.

Je remercie Mr Bellisario de m'avoir fait connaître nos deux héros et de me permettre de les imaginer, encore et toujours malgré la fin de la série.
C'est tout public!



1 Avant le Mac Murphy’s…

« Le hasard pourrait nous laisser ensemble pour toujours ! »
Lui faisant ce signe des sourcils qu’elle aimait tant, il se pencha et reprit ses lèvres. Alors elle ne résista plus, elle entoura son cou de ses bras et se serra contre lui. A la fin de ce baiser plus que passionné, il lut l’acceptation dans ses yeux, il la souleva, et fermant la porte de l’appartement avec le pied, il l’emmena vers le lit, qui, heureusement, était toujours en place…
…………………
Allongés l’un près de l’autre le Capitaine Rabb et le Colonel Mackenzie tentaient de reprendre leur souffle. Elle avait glissé sa main dans celle de Harm mais elle ne bougeait ni ne parlait. Il entendait seulement sa respiration saccadée. Inquiet de son silence, il l’interrogea :
« Tout va bien ? »
« Oh oui ! Oh Harm… »
Le ton employé le fit sourire. Il se redressa pour mieux la regarder. Elle leva les yeux vers lui et ce qu’il lut dans le regard chocolat fit courir un frisson le long de sa colonne vertébrale. Il sut qu’il avait gagné…elle était toute à lui…enfin…
Toutes ces années à tergiverser, à douter, à se faire du mal, trouvaient leur aboutissement ce soir…
Irrésistiblement attirées, ses mains et ses lèvres recommençaient à courir sur la peau douce et dans un mouvement plein de grâce, elle abandonna son corps parfait à ses caresses…
Entre deux baisers elle demanda :
« Que veux-tu dire en parlant du destin qui pourrait nous laisser ensemble pour toujours ? »
« Tu veux m’épouser ? »
« Oui, oh !oui ! » Ce disant, elle immobilisa le visage de Harm et initia un nouveau baiser.
« Alors l’un de nous deux doit renoncer à sa carrière, si nous voulons vivre ensemble, si nous voulons que notre mariage soit un succès… »
« Je sais… »
« Voilà ce que je te propose…tirons au sort afin de savoir qui laissera sa carrière en suspens afin de suivre l’autre… »
« Ainsi nous n’aurons pas à choisir et il n’y aura pas de reproche possible… »
« Qu’en penses-tu ? »
« Tu connais une main innocente qui pourrait faire le tirage au sort ? »
« Bud possède une pièce du Jag que l’Amiral Chegwidden lui a remise avant son départ… »
« L’Amiral… » fit-elle d’une voix émue. »
« Nous trouverons le moyen de l’avertir… »
« Tu veux que Bud joue à pile ou face ? »
« Je suis certain qu’il en sera ravi, bien sûr après que nous l’aurons averti, ainsi qu’Harriet de notre nouvelle situation. »
« Quelle surprise pour eux ! »
« Pas pour toi ? »
Elle rit doucement en lui coulant un regard séducteur. Harm fut incapable de dissimuler le désir qui le submergeait de nouveau… elle l’attira vers elle…
…………….
Ils raccrochèrent leur téléphone en même temps. Harm revint vers le lit où il avait laissé Mac en conversation avec les Roberts…
« Alors ? »
« Harriet et Bud nous rejoignent au Mac Murphy’s comme je leur ai proposé. Ils sont fous de joie, Harriet pleurait au téléphone… »
« Pour ma part, je n’ai pas donné de détails à Jennifer, je lui ai simplement dit qu’il était indispensable qu’elle avertisse Sturgis et le Général…je me demande ce qu’elle va trouver comme stratagème pour amener Cresswell… »
« On peut lui faire confiance… »
Ils étaient nus tous les deux, se regardant sans gêne, heureux de lire dans le regard de l’autre un amour sans réserve. Harm se coucha de nouveau sur le lit et tendit la main afin que Sarah s’allongeât près de lui. Elle se lova contre le corps du Capitaine. Ils s’abandonnèrent à la douceur du moment, échangeant des propos légers en laissant leurs mains caresser le corps aimé. La complicité amicale qui était la leur depuis neuf ans se transformait en complicité amoureuse, et les baisers qu’ils échangeaient étaient pleins d’une tendresse infinie.
« Que vas-tu porter pour te rendre au Mac Murphy’s ? »
« Je n’y ai pas encore pensé… »
« Ton uniforme de cérémonie… »
« Tu crois ? »
« C’est peut-être la dernière fois que tu le porteras… »
« C’est vrai… »
« Enfin, après tu pourras toujours le porter seulement pour moi… »
« Des fantasmes, Colonel ? »
« Oui, je rêve de t’en débarrasser… »
« Et bien, que de surprises dans une même journée… » fit-il en riant. « Et toi, tu porteras aussi ton uniforme de cérémonie ? Personnellement j’ai le souvenir d’une robe rouge… »
« Oh celle-là ! je ne l’ai plus…mais j’ai une autre robe, d’un autre rouge, qui devrait te plaire… »
Il l’embrassa de nouveau passionnément avant de s’écarter un peu :
« Si nous ne voulons pas faire attendre nos amis, il serait bon que nous y allions… »
« Oui, je vais rentrer chez moi, me changer…on se retrouve là-bas ? »
« Tout-à-fait… »
Il la regarda se rhabiller puis l’accompagna à la porte. Dans les bras l’un de l’autre devant la porte ouverte, ils ne se décidaient pas à se quitter, échangeant baiser sur baiser. Finalement elle lui échappa en riant et se réfugia dans l’ascenseur. Lorsque la grille se referma elle lui sourit en lui faisant un dernier signe de la main. Tenté de la rappeler, il se souvint qu’ils étaient attendus et le cœur et le corps en joie, il se dirigea vers la douche.
Tandis qu’elle gagnait le rez-de-chaussée, le Colonel Mackenzie se revoyait quelques heures plus tôt, faisant le chemin inverse. Elle avait alors le cœur lourd, elle venait pour des adieux, des adieux qu’elle espérait tendres, mais des adieux quand même… et par la grâce de son partenaire et ami de neuf ans, elle repartait folle de bonheur, presque mariée…son corps comblé se chargeant de lui rappeler le plaisir que Harm lui avait dispensé. Elle savait que lui aussi était heureux. Il avait enfin retrouvé son sourire inimitable, ce sourire qui l’avait quitté depuis l’accident de Mattie. L’avenir s’annonçait radieux, puisqu’ils s’aimaient…
Parvenue dans la rue, elle leva les yeux vers les fenêtres de l’appartement, l’imagina sous la douche et elle fut tentée de le rejoindre. Mais ils étaient attendus…
Elle monta dans sa voiture, la mit en marche et éclata de rire, un rire en cascade de femme heureuse…
« Harmon Rabb Jr….je t’aime… »

FIN.
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Macetharmbell
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 18:50

2 I love you Mac…

Le Colonel Mackenzie ferma la porte de l’appartement, ôta son blouson et gagna la chambre. Elle s’allongea toute habillée sur le lit et enferma l’oreiller de Harm dans ses bras. Elle ferma les yeux et respira. Elle éprouvait le besoin de retrouver son odeur : elle venait de l’accompagner à l’aéroport et il lui manquait déjà.
Chaque fois que Harm la rejoignait à San Diego, le rituel était le même. Elle l’attendait à la descente de l’avion. Ils couraient pour se rejoindre et se jetaient dans les bras l’un de l’autre. Harm la serrait contre lui, la faisait tournoyer comme une enfant et ils s’embrassaient avec fougue, sans tenir compte des autres voyageurs qui souriaient en voyant ce couple d’amoureux si manifestement heureux de se revoir. Après avoir récupéré le bagage du marin, ils se prenaient par la main et filaient à la voiture. Ils regagnaient l’appartement sans parler, pressés de refermer la porte sur eux. Mac se faisait l’effet d’être un chevalier enlevant sa fiancée. Mais sa fiancée à elle était le plus beau marin que la Navy américaine ait jamais compté dans ses rangs. Ils grimpaient les deux étages en courant, trop impatients pour attendre l’ascenseur et enfin claquaient la porte du logement. Et alors ils pouvaient se laisser aller : ils s’embrassaient…s’embrassaient…s’embrassaient…se déshabillaient à la hâte, investissaient le lit…et ils laissaient libre cours au besoin qu’ils avaient l’un de l’autre.
Et c’est seulement après, alors qu’ils reprenaient leur souffle dans les bras l’un de l’autre, qu’ils échangeaient les premières paroles. Et les sujets de conversation ne manquaient pas.
Mac avait pris ses fonctions à Dan Diego tandis que Harm était toujours à Washington, toujours en poste au Jag. Comme il lui avait promis, il avait présenté sa démission et il effectuait actuellement ses dernières missions pour l’armée. Entre les dernières affaires, la liquidation de son appartement, les dispositions au sujet de Mattie et la préparation du mariage, son temps était compté. Pourtant, chaque fois que c’était possible, il prenait un vol pour San Diego afin de passer le week-end avec sa fiancée.
Et chaque minute était consacrée à l’amour. Ils s’aimaient longuement, tendrement, prenaient leurs repas épaule contre épaule, faisaient quelques promenades en ville, main dans la main. Quelle joie d’être anonymes : plus de protocole, pas d’uniforme, la liberté et le bonheur d’être des amoureux libres. Et puis ils regagnaient l’appartement pour s’aimer, encore et encore…
Pendant neuf ans ils avaient vécu en amis, presque comme frère et sœur, et puis Harm avait prononcé la phrase magique : « Je t’aime Mac ! ». Ces quelques mots avaient ouvert les vannes du désir. Et ce désir, qu’ils avaient nié pendant tant d’années, ils s’y abandonnaient maintenant…
Et chaque rencontre était l’occasion de découvertes, d’expériences nouvelles, de plaisirs inconnus…
Le Colonel Mackenzie découvrait le bonheur d’être aimée par un homme qui mettait tout en œuvre pour la rendre heureuse. Non seulement il l’avait demandée en mariage, non seulement il avait accepté de quitter l’armée pour vivre avec elle, mais il se révélait être l’amoureux le plus fou, le plus ardent, le plus tendre qu’elle ait pu rêver.
Mais le week-end passait vite…le lundi matin ils se levaient très tôt, prenaient ensemble une douche prolongée puis, après un rapide petit déjeuner ils reprenaient le chemin de l’aéroport. Comme à l’aller ils ne parlaient pas, ou presque pas. Aucun des deux ne voulait laisser paraître sa tristesse. Ils détestaient être séparés. Avant de monter dans l’avion Harm la serrait contre lui avec force, tandis qu’elle s’accrochait à son cou, quémandant un ultime baiser. Et il la quittait…
Cependant les jours passaient et dans trois semaines elle serait sa femme !
Elle devait parfois se pincer pour y croire, mais il suffisait d’un appel téléphonique amoureux, d’un e-mail tendre, et la vie reprenait les couleurs de l’espoir…
Quand Harm ne pouvait pas la rejoindre, Mac passait le week-end à La Jolla. Encore un cadeau que son partenaire lui offrait : une famille qui l’accueillait les bras ouverts. Trish lui répétait à chaque rencontre combien elle était heureuse du mariage de son fils :
« Vous êtes la femme qui lui faut Mac ! »
Parce qu’il savait qu’elle avait à s’investir dans son nouveau commandement, Harm avait insisté pour que sa mère, avec l’aide d’Harriet, se charge de l’organisation du mariage. Sarah avait eu seulement à expliquer ce qu’elle voulait et elle avait été déchargée des tâches ingrates. En fait elle voulait un mariage en toute simplicité, seule la présence de leurs amis lui importait. Tout ce qu’elle voulait c’est devenir Madame Rabb, et vivre avec son amour.
Le Colonel se releva et commença de se préparer pour le travail. Elle imaginait Harm sur le chemin du retour. La semaine serait difficile : il partait en mission sur le Patrick Henri. Il leur serait difficile de communiquer, tout au plus quelques messages sur l’ordinateur…il souhaitait effectuer une nouvelle fois ses quotas d’heures de vol, le rendez-vous ayant été pris avant qu’il ne présente sa démission. Parce qu’il avait demandé à être réserviste, il espérait que le commandement lui accorderait ce privilège.
C’était peut-être cette perspective qui l’avait rendu pensif tout au long du week-end…
Mac se rassit sur le lit et s’obligea à faire face à ce qui l’avait ennuyée durant ces deux jours : Harm lui avait paru différent !
Oh ! il avait été aussi amoureux qu’à l’ordinaire, lui faisant l’amour avec fougue, inventivité, tendresse…de ce côté-là tout avait été parfait, c’est en dehors de l’amour qu’il lui avait paru…ailleurs…préoccupé…presque inquiet…elle avait surpris plusieurs fois son regard posé sur elle et l’avait interrogé :
« Tout va bien Harm ? »
Il s’était contenté d’un :
« Tout va bien ! » souriant mais bref.
Et puis, dimanche soir, il avait insisté pour lui offrir sa bague de fiançailles :
« Harm ! nous devions faire cela dimanche prochain chez tes parents, ta mère a déjà organisé un petit repas en présence de ta grand-mère… »
« Ca ne change rien au repas à La Jolla…je t’en prie Mac… »
Elle avait bien sûr accepté, elle adorait l’idée d’être liée à lui pour toujours et de le montrer au monde entier.
Mais n’empêche, son insistance l’avait surprise, comme sa visite d’ailleurs, visite qui n’était pas prévue. Il l’avait appelée au milieu de la semaine :
« Mac, j’aimerais venir te voir ce week-end… »
Elle avait ri :
« Harm ! tu n’as pas à demander voyons…je serai heureuse de te voir ! »
Une nouvelle fois elle se dit que quelque chose le tracassait, elle aurait du insister…le faire parler…ils avaient encore des progrès à faire dans ce domaine…malgré ceux qu’ils avaient déjà accomplis.
C’est qu’après l’amour, alors que leurs corps, charmés du plaisir partagé se reposaient, ils échangeaient des confidences, se faisaient des aveux, partageaient des rêves et des espoirs…
C’est d’ailleurs lors d’un de ces échanges qu’ils avaient abordé le délicat sujet des enfants.
Dans une conversation avec Mac, Trish avait évoqué la future famille de son fils et sa bru. Mac avait fait dévier le sujet de la discussion et s’en était ouverte ensuite à Harm :
« Tu n’as pas dit à ta mère qu’elle a très peu de chances de devenir grand-mère ? »
« Non ! nous ne sommes pas encore mariés ! »
« J’ai bien peur que le mariage ne change rien à l’affaire… »
Il lui avait souri gentiment et l’avait embrassée.
« Nos rencontres sont peu nombreuses Chérie, attends donc que je te fasse l’amour tous les jours… »
Elle s’était mise à rire.
« Pourquoi ris-tu ? Tu doutes ? »
« Non, bien sûr que non…c’est ton air gourmand qui me fait rire… »
Il avait laissé courir son regard sur son corps dénudé :
« La vision que tu m’offres n’est-elle pas destinée à me mettre en appétit ? »
C’est vrai qu’elle ne se lassait pas d’être nue entre ses bras. Dès qu’il posait ses grandes mains sur elle, elle avait l’impression de fondre. Et il le savait le bougre, il en usait et en abusait, et il se moquait :
« Colonel, imaginez la tête de vos subordonnés s’ils vous voyaient, et les hommes qui se sont frottés à votre volonté, qui ont eu peur de vos colères, de vos jugements… »
Et ses mains couraient sur la peau douce, enrobant un sein, s’infiltrant entre ses cuisses, caressant le ventre plat, soulignant le galbe parfait d’une jambe…des mains qui étaient partout à la fois, et surtout là où elle ne les attendait pas…
Les yeux fermés elle gémissait :
« M’en moque…arrête pas… »
Elle avait toujours aimé les mains de Harm et s’était parfois demandé leur effet sur un corps féminin mais ce qu’il lui offrait dépassait de loin tout ce qu’elle avait pu imaginer.
Après l’amour c’est lui qui avait reparlé des enfants :
« N’as-tu jamais demandé l’avis d’un autre médecin ? »
« Non ! »
L’annonce de l’endométriose et la probable stérilité qui en résultait l’avait laissée pantelante : ses espoirs de maternité étaient anéantis. Elle avait fait face, difficilement, douloureusement…avant d’accepter la sentence…
C’est vrai qu’à ce moment-là elle était seule.
Mais depuis que Harm l’avait demandée en mariage, le désir d’enfant était revenu, et avec lui la souffrance de devoir y renoncer. Elle avait si souvent rêvé d’un bébé du pilote…et elle savait qu’il désirait tellement être père…
Penché sur elle il avait suivi le cheminement de sa pensée, en lui caressant la joue, jusqu’au moment où elle avait repris conscience de sa présence.
« C’est vrai que de toute façon je dois me trouver un autre gynécologue… »
Il avait approuvé, la laissant continuer :
« Mais tu sais, le médecin de Béthesda m’a dit : 4% de chances de concevoir…c’est peu, en supposant qu’un autre m’accorde une marge supplémentaire, j’ai peu d’espoir d’arriver à 100%. »
Il avait posé la main sur son ventre et le caressant doucement :
« Ne m’oublie pas…j’ai peut-être les 96% qui manquent…il faut être deux pour faire un enfant…tu le sais ça ? non ?... »
« Harm…je ne peux pas te laisser espérer…la déception serait trop grande…mais je vais me trouver un autre médecin… »
« Attends que nous soyons mariés, je t’accompagnerai, tu ne dois plus être seule…tu ne seras plus jamais seule… »
Elle lui avait souri, émue de le voir si attentif. Même pour ces problèmes typiquement féminins il savait trouver les mots, les gestes qui la consolaient et la rassuraient. Elle l’avait attiré à elle et avait posé ses lèvres sur celles de cet homme qui l’aimait. Elle croyait bien le connaître mais son cœur lui livrait des trésors de bonté qu’elle ignorait encore.
Et il était tellement persuasif, elle avait tellement confiance en lui, qu’elle finissait par croire aux miracles : c’était déjà un miracle d’être bientôt sa femme, alors pourquoi pas le miracle d’un enfant…
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Macetharmbell
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 18:52

Suite et fin.

La semaine passa lentement. Le vendredi soir Mac partit pour La Jolla. Harm devait rejoindre la famille le samedi matin.
La circulation était dense, la route encombrée et elle mit plus de temps qu’à l’accoutumée pour arriver à la villa.
Après avoir arrêté la voiture elle sortit et ouvrit le coffre pour prendre son sac. C’est en refermant le coffre qu’elle le vit. Grand, beau, et un sourire éblouissant sur les lèvres, il venait vers elle. Elle laissa tomber son bagage et courut. Et elle sentit avec bonheur les grands bras se refermer sur son corps.
« Je ne t’attendais que demain ! »
« J’ai fini plus tôt que prévu et j’ai pu attraper un vol direct. »
Ravie, elle s’écarta pour le regarder.
« Quelle est la pensée qui fait briller tes yeux Marine ? »
« Je vais dormir dans tes bras cette nuit… »
« Je savais bien qu’il y avait une lueur lubrique dans ce regard-là ! »
Ils rirent tous les deux avant de se perdre dans un baiser aussi tendre que passionné.
Ils passèrent la soirée dans une douce quiétude familiale. Après le repas, alors qu’ils se séparaient pour la nuit, Trish se souvint de questions qu’elle voulait poser à Sarah en vue du mariage. Elle l’emmena dans le bureau tandis que Harm regagnait leur chambre.
Quand Mac rejoignit Harm, il était assis sur le lit, le dos bien calé par les oreillers, feuilletant une revue. Dès qu’elle entra il écarta la brochure et tendit la main à sa fiancée. Elle s’assit entre ses jambes, appuya son dos sur le torse du marin et immédiatement les bras de Harm l’entourèrent, la serrant contre lui tandis que leurs jambes se mêlaient.
« Tout va bien avec ma mère ? »
« Elle est adorable Harm, elle met tout en œuvre pour que le mariage soit une réussite. Mais j’ai quelques scrupules à lui donner tant de travail… »
« Elle en est ravie…et puis tu sais, elle prépare mon mariage depuis le jour où je suis né, alors, tout est prêt… »
« Ne te moque pas…moi je trouve très agréable d’être entourée de personnes si désireuses de m’aider… »
Elle n’avait pas connu la douceur d’une famille unie et elle se glissait avec bonheur dans la peau de la fille de la maison.
Une fois de plus elle fut reconnaissante à son fiancé de partager avec elle sa famille. Elle posa ses mains sur les bras qui l’entouraient et resserra encore l’étreinte. Elle ressentait un sentiment de plénitude. Outre la chaleur du corps et des bras de Harm, elle jouissait d’une impression de paix et de sécurité presque palpables. Un énorme soupir de bien-être lui échappa.
Le soupir inquiéta le marin et il demanda :
« Tout va bien ? »
« Tellement bien… »
« C’est parfait alors… »
« Et toi, tu vas mieux ? »
« Mieux ? »
« Tu étais tracassé le week-end dernier…non ? »
« Tu as vu ça ? Tu me connais bien n’est ce pas ? »
« C’est que je t’aime vois-tu…et nous avons neuf ans de vie commune… »
« C’est vrai… »
« Je suis amoureuse de mon meilleur ami et il n’a pas grand-chose à me cacher… »
Il passa un doigt léger dans l’échancrure de son tee-shirt :
« Je suis amoureux de ma meilleure amie et elle m’avait caché bien des trésors… »
« Et c’est moi qui ai un regard lubrique…mais n’essaie pas de détourner la conversation pilote… »
Il resserra à nouveau ses bras autour d’elle et posa quelques baisers légers sur sa tempe. Elle le sentait hésitant et cette hésitation confirmait son interrogation : quelque chose le contrariait.
« Dis-moi Harm… »

Flash-back
Bureau de Harmon Rabb, dix jours auparavant.

« Salut Rabb ! »
« Webb ? Qu’est-ce que vous faîtes là ? »
« Il paraît que je dois vous faire mes adieux ? Dites moi que ça n’est pas vrai, vous n’allez pas faire ça ? »
« Faire quoi ? »
« Quitter l’armée, épouser Sarah ? »
« Qu’est-ce qui vous ennuie ? Que je démissionne ou que je me marie avec Mac ? »
« Je ne crois ni à l’une ni à l’autre de ces hypothèses ! »
« Ah non ? »
« Vous travaillez ensemble depuis neuf ans et il vous a fallu tout ce temps pour vous croire amoureux ? »
« Nous ne nous croyons pas amoureux Webb, nous nous aimons, et suffisamment pour vouloir vivre ensemble et fonder une famille ! »
« A qui voulez-vous faire croire ça ? »
« Peu importe…dites-moi plutôt où vous étiez passé ? Ca fait combien de temps que l’on ne vous a pas vu ? Qu’avez-vous fait tout ce temps ? »
« L’Agence n’est pas tendre Harm, après mes échecs, le Paraguay, Sadik, Simon, j’ai dû me battre pour retrouver la confiance de mes supérieurs et retrouver la place qui était la mienne. »
« Et ça a marché ? »
« Oui, mais voilà que je reviens et que vous m’avez pris ma place auprès de Sarah ! »
« Pris votre place ? Vous l’avez perdu tout seul votre place, vous avez disparu sans vous demander si Mac pouvait avoir besoin de vous ! »
« N’oubliez pas qu’elle m’avait congédié et puis le grand Harmon Rabb était là, le preux chevalier sur son destroyer, prêt à secourir la princesse en détresse, n’est ce pas toujours le rôle que vous avez tenu ? »
« J’aime ce rôle si je peux le tenir auprès de Mac ! »
« Et vous croyez que vous pourrez garder ce statut une fois que vous aurez quitté l’armée ? Sarah croit aimer le beau Capitaine de Vaisseau fraîchement monté en grade, je vous en félicite d’ailleurs, mais qu’en sera-t-il quand vous serez redevenu un civil : plus d’exploits, plus de gestes de bravoure, plus d’uniforme étincelant ni d’ailes dorées, croyez-vous qu’elle portera toujours sur vous le même regard ? »
« Vous faites affront à Mac en imaginant qu’elle est sensible à ce genre de choses. Mac désire seulement un homme qui l’aime et qui souhaite vivre avec elle… »
« Et vous êtes cet homme là ? »
« Oui ! »
« C’est drôle…je n’y crois pas… »
« Peu importe ce que vous croyez Webb, mais c’est ainsi…et voyez comme je vous connaissais mal, je ne vous croyais pas aussi mesquin… »

A ce moment, Turner vint chercher Webb, Cresswell désirait le rencontrer.

Fin du flash back.

« Je suis désolée Harm… »
« Ne le sois pas Chérie, tu n’y es pour rien… »
« C’est ce jour-là que tu m’as annoncé ta visite, pourquoi ne m’as-tu pas raconté ? »
« J’ai un peu de mal avec le passé… »
Elle se raidit imperceptiblement dans ses bras et parvint à articuler…
« Je ne suis pas très fière de mon passé…mais je ne peux pas le changer… »
Il posa à nouveau les lèvres sur ses cheveux :
« Il ne s’agit pas de ton passé ma douce, ni du mien d’ailleurs, mais de notre passé commun… »
« J’aime notre passé…la roseraie de la Maison Blanche…nos missions…la naissance du petit AJ…tant d’autres moments … »
« J’aime aussi ce passé là Chérie…mais…on s’est fait du mal quelquefois, il nous est arrivé de nous blesser…et je ne veux plus te faire de mal… »
« Et tu as peur de me blesser en parlant de Webb ? »
« Oui… »
« Harm, comment veux-tu que Webb me fasse du mal alors que je suis dans tes bras…alors que dans deux semaines je serai ta femme…alors que… »
« Alors que… »
Elle ne répondit pas. Comment expliquer en quelques mots que, pour la première fois de sa vie et grâce à lui, elle se sentait tout à la fois protégée, respectée, choyée, désirée, aimée…
Mais elle se fit le serment de lui avouer le bonheur qu’il lui apportait. Il était son meilleur ami et à cause de cela elle savait qu’il avait aussi ses doutes et ses blessures. Et elle savait qu’elle pouvait soigner ces blessures là par ses aveux. Elle dit les mots qui résumaient à eux seuls tous les sentiments qui l’habitaient :
« Je t’aime Harm… »
Mac sentit à nouveau les bras de son fiancé se resserrer autour d’elle et les lèvres de Harm se promenaient sur ses cheveux, sa tempe, sa joue…
« Et pourquoi t’es tu décidé à parler ce soir ? »
« C’est ma grand-mère… »
« Tu lui as parlé de Webb ? »
« Non ! » dit-il en riant.

Flash back

La Jolla, quelques heures plus tôt.
Harmon Rabb était assis sur la balancelle, scrutant la route par laquelle allait arriver sa fiancée. Sa grand-mère le rejoignit et il arrêta le fauteuil afin qu’elle prenne place auprès de lui.
« Tu attends Sarah ? »
« Oui, mais elle vient de quitter le bureau, elle ne sera pas là avant un bon moment… »
« Tu sais pourquoi je l’aime ? »
« Je peux te donner plein de bonnes raisons… »
« Harm…je suis une vieille dame, pas un fiancé amoureux ! »
Ils rirent tous les deux, complices à jamais, puis il prit la main de son aïeule :
« Pardonne moi…et dis moi pourquoi tu aimes Mac… »
« Pour ce qu’il y a dans ses yeux quand elle te regarde…elle t’aime vraiment mon petit…et parce qu’elle te rend heureux… »

Fin du flash back

« Est-ce que c’est vrai ? »
« Quoi donc ? »
« Que tu es heureux ? »
« Infiniment… »
« Est-ce que nous avons vieilli ? »
« Pourquoi ? »
« Nous parlons du passé et de Webb sans nous heurter… »
« Je préfère dire que nous avons grandi… »
« Ensemble ? »
« Oui ! »
« Et nous sommes mûrs pour le mariage ? »
« Tout à fait ! Cela dit… ma vie ne sera pas de tout repos. Je sais très bien que j’épouse une jolie femme, intelligente et ô combien désirable…Je sais que je vais faire des jaloux… »
« Et tu crois que ce sera facile pour moi ? Tu crois que je ne les vois pas toutes ces femmes qui se retournent sur ton regard séduisant, ton sourire irrésistible…et je ne parle pas de ta silhouette. Je t’assure que certaines souhaiteraient pourvoir me crever les yeux… »
Ils éclatèrent de rire en même temps et Mac sentit de nouveau les bras de Harm se resserrer autour d’elle.
Toute leur discussion avait été émaillée de baisers, de caresses, et il y avait tellement de tendresse entre eux…
Ils restèrent un long moment sans parler…Quelquefois les mots sont impuissants à exprimer l’amour et le bonheur…
Et les mains de Harm devinrent plus caressantes, ses lèvres se promenaient sur ses cheveux, sa joue, ses dents mordillaient le lobe de son oreille…tandis qu’elle déposait des baisers légers dans son cou, sur sa mâchoire, y promenant sa langue…le désir renaissait…
Une nouvelle fois Mac était surprise : avec quelle facilité ils avaient abattu les murs qu’ils avaient élevés entre eux pendant tant d’années, il avait suffi d’un aveu :
« Je t’aime Mac ! ».


FIN.
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 18:53

3 Heureux à San Diego…

Son bras enroulé autour de la taille de sa femme, Harmon Rabb Jr accompagnait cette dernière jusqu’à sa voiture.
« Je suis navrée Harm, j’avais pris une journée de repos pour aller avec vous chez le médecin et puis il a fallu que le Secrétaire d’Etat annonce son intention de me rencontrer cet après-midi… »
« Ne t’en fais pas ma douce, Mattie a très bien compris… »
« Et toi, tu ne m’en veux pas ? »
« Non voyons, je sais quelles sont tes responsabilités et j’imagine que si le Secnav désire te voir, c’est qu’il y a une raison impérieuse à la clef… »
« Je n’en ai aucune idée… »
« Une promotion peut-être…il va t’annoncer qu’il te nomme Jag… »
Elle éclata de rire :
« Je ne crois pas, non… »
« Et pourquoi pas ? Je serais très fier d’être le mari de la première femme Jag des Etats-Unis… »
Elle le regarda dans les yeux et fut convaincue de la sincérité de ses propos.
Il lui ouvrit la portière et avant de la laisser s’installer il la serra dans ses bras et prit ses lèvres…et de nouveau la magie opéra : dès qu’il posait sa bouche sur la sienne, elle était transportée dans un monde d’amour, de tendresse, de complicité qui semblait avoir été créé juste pour eux deux. Elle oubliait tout ce qui les entourait et se laissait emporter par la passion et le désir qu’il savait si bien faire naître…
Mais il mit fin au baiser en riant et ouvrant la portière en grand :
« Colonel, le Secrétaire d’Etat vous attend… »
Lui dédiant une moue coquine elle rétorqua :
« Tu ne perds rien pour attendre… »
« J’espère bien…à ce soir Madame Rabb… »
« Oui…et…Harm, appelle-moi…si il y a du nouveau… »
« Bien sûr…je t’aime… »
Avant de fermer la portière, il se pencha et déposa un nouveau baiser léger sur les lèvres de son épouse. Elle démarra, lui fit un signe de la main, et il la suivit des yeux jusqu’à ce qu’elle disparût de son champ de vision. Puis il regagnât leur maison où Mattie l’attendait.
Sarah regarda une dernière fois dans le rétroviseur afin d’apercevoir encore Harm…Harm, son ami, son mari, son amour… « Je t’aime » avait-il dit : comme à chaque fois, ces trois mots faisaient courir son sang plus vite dans ses veines…il avait été si long à les dire, elle avait même pensé ne jamais les entendre de sa bouche, mais depuis l’aveu, un soir, au milieu des cartons du déménagement, il était devenu familier de cette déclaration. Déclaration qui la transportait de bonheur, comme la vision qu’elle avait de la silhouette si mâle et si parfaite du pilote, comme l’idée qu’elle était sa femme, liée à lui pour le meilleur et pour le pire, et cela pour la vie.
Onze mois qu’ils étaient mariés et elle avait encore l’impression de rêver…
Quel fabuleux souvenir…cette pièce, propulsée par Bud, qui tournoyait en l’air, et qui, atterrissant dans la main de leur ami, scellait leur destin : San Diego…
Elle avait levé les yeux sur celui qui était encore Capitaine de Vaisseau et l’avait vu éclater de rire. Il l’avait serrée contre lui, l’avait embrassée avec fougue, face à toute l’équipe médusée et silencieuse, et s’était écrié :
« Colonel, vous voilà forcée de m’emmener dans vos bagages… »
Tous leurs amis avaient applaudi, tandis qu’elle restait muette, bouleversée de voir ce militaire accompli, si fier de servir son pays depuis tant d’années, prêt à renoncer à tout ce qui était sa vie par amour pour elle.
La nuit venue, après avoir quitté leurs amis, ils étaient rentrés à l’appartement de Harm. Alors elle avait interrogé :
« Tu es sûr de toi, c’est une décision très importante, irrémédiable même… »
« Et si ça avait été Londres ? »
« Je serais partie, je t’aime Harm, je veux vivre avec toi… »
« Alors tout est bien, je veux aussi vivre avec toi, faisons confiance au destin… »
Il l’avait prise dans ses bras et ils avaient tout oublié : l’armée, Londres, San Diego. Plus rien n’avait compté que leurs cœurs et leurs corps qui vibraient à l’unisson.
Et puis tout était allé très vite : le mariage, en présence de tous leurs amis. Trish et Frank avaient interrompu leurs vacances afin d’être présents. Seule Mattie était absente, les médecins n’ayant pas autorisé le voyage. Alors Jen avait tout filmé, afin que l’adolescente puisse assister à l’échange des vœux et des alliances en différé. Harriet s’était dévouée corps et âme, pour que ce beau jour soit une fête. Et elle avait réussi au-delà de toute espérance, si on tenait compte de la précipitation. Bien sûr, il n’y avait eu ni lune de miel ni voyage de noces. Mac était attendue à San Diego, tandis que Harm était retenu à Washington : il y avait sa démission, la liquidation de son appartement et les dispositions à prendre au sujet de Mattie. Il avait aussi à liquider les affaires que Mac n’avait pas eu le temps de régler.
Le Colonel Mackenzie avait pris ses nouvelles fonctions à San Diego. Elle avait fait la connaissance du personnel déjà en place, des locaux, de son bureau. Jennifer devait la rejoindre après avoir installé son remplaçant. Mais surtout Mac attendait son mari…tout avait été si vite que parfois elle doutait encore. Alors elle caressait son alliance et elle revivait la scène magique : Harm, les yeux plantés dans les siens, lui promettant de l’aimer toute sa vie…
Ils correspondaient par e-mails et se téléphonaient chaque fois qu’ils le pouvaient. Le soir venu, si les bras de Harm lui manquaient, Sarah se souvenait des paroles tendres et des mots d’amour qu’il lui susurrait à l’oreille, lorsqu’il l’appelait pour lui souhaiter une bonne nuit.
La mère et le beau-père de Harm étaient ravis de les voir se rapprocher d’eux et Frank s’était mis à la disposition de Mac quand celle-ci avait émis l’idée d’acheter une maison. Elle vivait dans un logement de l’armée mais envisageait de le quitter aussitôt que son mari la rejoindrait. De plus l’appartement était trop petit pour y accueillir Mattie. En compagnie de Mr Burnett, elle avait visité quelques maisons et l’une d’elles avait retenu son attention. De plein pied, sans étage, elle présentait tous les avantages nécessaires à l’adolescente qui, même si elle allait de mieux en mieux, ne pourrait se passer d’un fauteuil roulant. Frank avait usé de ses relations pour que l’agence immobilière gardât la maison libre en attendant Harm. De même, il avait posé des jalons auprès de personnages influents, afin de trouver un emploi à la hauteur des qualités et des aspirations de son beau-fils. Sarah pouvait voir comme il était heureux de se dévouer pour le tout nouveau couple. L’avenir s’annonçait serein.
Et Harm l’avait rejointe…
Elle l’attendait à l’aéroport et son cœur avait fait un bond dans sa poitrine quand la haute silhouette était apparue. Et le sourire radieux du pilote lui avait prouvé qu’il était aussi heureux qu’elle. Ils avaient passé le week-end dans l’appartement, à s’aimer, sans sortir, échangeant baisers, caresses, mots doux, confidences…ils avaient tellement d’amour à se donner…
Et la vie en commun avait commencé, bien facile en vérité, ils se connaissaient si bien…et leurs emplois du temps étaient tellement chargés : le commandement pour Mac, le choix d’un nouvel emploi pour Harm, et pour tous les deux, l’achat d’une maison. Pourtant ils se ménageaient des moments rien qu’à eux, des pauses au cours desquelles ils se répétaient inlassablement leur amour, leur bonheur d’être réunis. Et le désir, omniprésent entre eux, les entraînait dans des extases toujours renouvelées.
Ils achetèrent la résidence repérée par le Colonel. Elle avait plu au pilote et il avait apprécié la possibilité pour Mattie de se déplacer dans une demeure sans escaliers. Ils avaient eu seulement à aménager la salle de bains attenante à la grande chambre destinée à l’adolescente. Les travaux étaient juste finis quand l’hôpital avait décidé que Mattie pouvait rentrer chez elle.
Harm s’était envolé pour Washington, il avait rencontré le juge pour enfants en compagnie de Mr Jonhson. Ce dernier avait accepté de confier sa fille au couple Rabb. Il refusait seulement l’adoption mais Mattie avait confié à Harm que puisqu’elle serait bientôt majeure, ce serait à elle d’accepter d’être adoptée : « Si vous le souhaitez toujours, Mac et toi ! » avait-elle ajouté.
Mac se souvenait encore du sourire du pilote et de sa protégée lorsqu’elle les avait accueillis à leur descente de l’avion médicalisé qu’ils avaient emprunté grâce à son intervention. La jeune fille avait découvert, émue et éblouie, la chambre aménagée avec goût qui l’attendait. La salle de bains qui s’y ajoutait faisait de l’ensemble un appartement à part entière dans la grande maison. Elle pouvait ainsi s’isoler ou se joindre à eux tout à loisir. Les deux adultes savaient qu’ils accueillaient une adolescente qui pouvait avoir besoin de solitude.
Harm avait trouvé un emploi dans le cabinet d’avocats chargé de représenter la compagnie où travaillait Frank. Favorablement impressionné par les qualifications de son nouvel employé, le patron lui avait rapidement confié des affaires importantes. Et l’ancien Capitaine prenait plaisir à son nouveau job. A cause de son passé de militaire et de sa rigueur, il avait en charge les dossiers compliqués des hommes d’affaires, et cause de son physique et de sa prestance il était la coqueluche des jeunes femmes en divorce ou en butte au harcèlement.
Mais il prenait garde à ne pas se laisser dévorer par son travail, il aimait rentrer tôt et se détendre auprès de son épouse et de sa pupille.
« J’ai quarante ans Mac, je ne cours plus après une carrière. J’aime mon boulot mais je t’adore, toi, et rien n’est plus important que les heures que je passe en ta compagnie. »
Sarah Mackenzie était heureuse…au début de leur vie commune elle s’était souvent interrogée : pourquoi avaient-ils tant tardé à se trouver, pourquoi leur valse-hésitation avait-elle duré si longtemps, et puis, les semaines passant, elle avait petit à petit laissé le passé pour jouir pleinement du présent et envisager l’avenir.
Elle s’aperçut qu’elle était arrivée en vue de son bureau. Elle se souvint qu’elle était là pour le Secrétaire d’Etat. Mais en garant sa voiture elle admit que si son cœur battait la chamade ce n’était pas pour le Secnav, non, en fait elle attendait un appel téléphonique, un appel qui pourrait changer sa vie…leur vie…un appel dont elle n’avait pas parlé à Harm…
Et pourtant elle avait l’habitude d’être franche et honnête avec son mari…
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 18:55

Suite et fin.

Après avoir accompagné son épouse, Harmon Rabb Jr traversait la pelouse pour regagner leur maison. Il fut rejoint par Pepper, le labrador de couleur sable qu’ils avaient adopté trois mois plus tôt. Ce dernier, un bâton dans la gueule, espérait visiblement jouer avec son maître. En souriant Harm accéda à sa requête, l’heure du rendez-vous était encore éloignée. En lançant le bâton et en attendant le chien, il laissa son regard traîner sur son environnement. Toute cette verdure, cette grande pelouse, faisaient comme un écrin à la maison qui s’y nichait. En découvrant l’habitation Harm avait compris le coup de cœur de Mac.
Mac…comme à chaque fois qu’il pensait à son épouse, le cœur du pilote se gonfla d’amour et de tendresse…Bien sûr qu’elle avait pensé à Mattie en choisissant l’endroit où ils vivraient. Elle n’avait pas posé de questions, pas posé de conditions, elle savait que Harm avait fait des promesses à la jeune fille, alors elle les avait tenues avec lui. Tendre et généreuse, elle avait ouvert les bras à l’adolescente. Harm lui en était infiniment reconnaissant. Et Mattie retrouvait goût à la vie. Elle avait intégré le lycée près de chez eux, y travaillait bien et s’y était fait de nombreux amis. C’est avec eux qu’elle avait repris l’habitude de rire, et aussi avec Mac. La jeune femme et leur protégée partageaient des confidences et des fous rires dont il était exclu, et dont il faisait les frais, parfois. Il l’acceptait, ravi de l’entente qui régnait entre elles.
Il était heureux, tout simplement heureux, la vie d’homme marié lui convenait merveilleusement bien. Toutes ces années où il avait refusé l’amour qu’il ressentait pour sa partenaire lui semblaient loin. C’est peut-être de toutes ces années de frustration qu’était né le grand bonheur qu’ils vivaient depuis presque un an. Cresswell avait joué les bonnes fées le jour où il leur avait donné leurs nouvelles assignations. L’ancien Capitaine n’avait pas oublié le grand froid qui l’avait envahi alors : Mac à San Diego, lui à Londres, en Europe. Comment vivre sans elle ? Neuf ans qu’elle était à ses côtés, il n’avait jamais voulu imaginer leur séparation. La perte de Mac laisserait une plaie béante dans son cœur, un vide qu’aucune femme, jamais, ne pourrait combler.
Et elle était venue : « Parlons de vous et moi… »
Enfin il avait laissé parler son cœur. Ce n’était pas si simple…il y avait leurs carrières respectives…mais leurs tentatives de discussions étaient entrecoupées de baisers passionnés, des baisers qui faisaient passer au second plan tout ce qui n’était pas leur amour.
Car c’est bien l’amour qui les poussait l’un vers l’autre…jusqu’à les amener sur le lit, au milieu des cartons fermés…
Ils oublièrent la tristesse de l’appartement en déménagement et s’abandonnèrent à la passion…et la révélation leur vint à tous les deux : leurs corps étaient faits pour s’entendre, leur complicité amicale se transformait instantanément en complicité amoureuse. Harm comprit que Sarah était bien la femme de sa vie et Mac eu probablement la même pensée puisqu’elle accepta de mettre en jeu sa carrière pour pouvoir vivre avec lui. Nue entre ses bras elle accéda à son désir de laisser faire le destin…ils appelèrent leurs amis et leurs donnèrent rendez-vous au Mac Murphy’s…
En le quittant pour rentrer chez elle afin de se préparer, elle avait eu un sourire espiègle, et désignant les cartons alignés :
« Heureusement qu’ils ne peuvent pas raconter… »
Il avait approuvé en souriant : les heures qu’ils venaient de passer dans les bras l’un de l’autre avaient en effet été torrides…ils s’étaient aimés sans retenue, sans pudeur, seulement conscients du plaisir qu’ils se donnaient.
Et il en était ainsi chaque fois qu’il la tenait dans ses bras : le désir qu’il éprouvait pour le corps parfait de son épouse ne faiblissait pas et elle y répondait avec tant d’enthousiasme et de bonne humeur…et l’amour ajoutait la tendresse au plaisir.
………………………
Il était arrivé près de la porte et rappela le chien. Mattie était prête, elle l’attendait. Il vit qu’elle était un peu crispée. Ils avaient rendez-vous chez le professeur qui la suivait.
Quelques jours auparavant, lors d’une promenade, ils avaient été surpris par la pluie. Au retour ils s’étaient séchés et changés et Harm avait proposé un chocolat chaud pour chacun. Alors que Mattie soulevait sa tasse emplie du breuvage fumant, Pepper l’avait bousculée et le liquide s’était en partie répandu sur sa jambe. « Aïe ! » avait-elle lancé.
« Il t’a fait mal ? » s’était inquiété Harm.
« Pas vraiment, mais c’est chaud ! »
C’est Mac, encore, qui avait compris la première :
« Mattie, tu as senti la chaleur ? »
« Ben oui… » et Mattie s’était interrompue tandis que son tuteur comprenait à son tour…depuis son accident ses jambes inertes n’avaient plus de sensations de chaud, de froid, ni de douleur. Harm avait immédiatement pris rendez-vous chez le médecin qui les avait reçus très vite. Il s’était montré raisonnablement optimiste, avait pratiqué des examens complémentaires et aujourd’hui ils allaient chercher les résultats.
…………………………..
« Je suis agréablement surpris Mattie. Je n’espérais pas d’amélioration aussi rapide. Ta jeunesse et ta robustesse ont fait des miracles mais je suis certain que les séances de kiné que tu pratiques régulièrement y sont pour beaucoup. »
« Ca je le dois à Mac et Harm, reconnut la jeune fille, j’ai souvent eu envie d’arrêter… »
« Alors remercie-les. Tes muscles sont restés vivants malgré tout et ça va t’aider dans la suite de ta rééducation. Je ne te promets pas les jeux olympiques ou un marathon mais je pense que tu pourras petit à petit reprendre une vie presque normale. »
Mattie regarda Harm, les yeux brillants d’espoir.
Sur le chemin du retour elle essaya d’appeler Sarah mais Jen lui répondit que le Colonel était rentrée chez elle.
Mac les attendait en effet, assise sur le canapé de la grande véranda, triturant une feuille entre ses mains crispées. Elle écouta leurs explications et se réjouit des bonnes nouvelles mais Harm lui trouva l’air absent.
« Tout va bien chérie ? »
« Oui. »
« Tu es sûre ? demanda Mattie à son tour, tu as l’air contrarié… »
« Que te voulait le Secrétaire ? » interrogea le pilote.
« Rien de spécial, il voulait savoir ce que je pense de la nouvelle organisation…il me laisse carte blanche pour y apporter les aménagements nécessaires… »
« Mac, il y a quelque chose… » dit Harm en fronçant les sourcils.
« Quel est ce papier que tu malmènes ? » demandant Mattie à son tour.
« C’est le résultat de mes examens… »
« Quels examens ? »
« Ceux que j’ai passés à l’hôpital la semaine dernière… »
Harm interrogea, d’une voix à la fois inquiète et agacée :
« Des examens, l’hôpital, vas-tu nous dire, enfin… »
Sarah regarda son mari, puis Mattie, et enfin :
« Nous allons avoir un bébé… »
Un silence suivit cette révélation, puis l’adolescente s’écria :
« C’est génial, pourquoi tu n’en disais rien ? »
« Je n’étais pas sûre… »
« Et maintenant tu l’es ? »
« Oui, comme je ne voulais pas y croire, la gynécologue m’a faxé les résultats… » fit Mac en montrant la feuille qu’elle continuait à triturer.
Mattie applaudit à tout rompre :
« Chouette, la famille s’agrandit… »
Elle fut interrompue par un coup de klaxon :
« Bon sang, avec toutes ces bonnes nouvelles j’oubliais que je passe la soirée et la nuit chez Sandy. »
« Ton sac est prêt ? » demanda Harm.
« Oui, il est dans ma chambre, tu vas me le chercher s’il te plaît ? »
Mattie s’approcha de Mac et lui prit les deux mains :
« Ca va Mac ? » et sans attendre la réponse : «j’ai tellement rêvé d’avoir des frères et sœurs. »
Sarah sourit à la jeune fille qui montrait si ouvertement sa joie et l’embrassa chaleureusement.
Suivie de Harm, Mattie se dirigea vers la porte puis se retourna :
« J’emmène Pepper, il est amoureux de la chienne de Sandy et puis comme ça, vous serez seuls… » Elle leur fit un clin d’œil entendu : « A demain soir… »
Mac les suivit du regard à travers la grande baie vitrée, observant son mari qui aidait sa pupille à s’installer, qui saluait le père de Sandy…de nouveau ses mains se crispèrent sur la fax…il n’avait rien dit…
D’un coup l’angoisse montait dans sa tête et dans son cœur…si Mattie s’était réjouie de la nouvelle, Harm n’avait rien dit…son silence avait été si assourdissant que Mac n’avait même pas osé le regarder.
C’est vrai que depuis leur mariage ils n’avaient jamais parlé d’enfant…elle était persuadée être stérile…et puis tout avait été si vite…tout ça l’avait tellement surprise…Harm qui lui annonçait qu’il l’aimait, qui la demandait en mariage…éblouie, elle avait seulement dit : « Oui »…oui au mariage, oui aux bouleversements de leurs vies…mais surtout oui à l’amour qu’il lui offrait, oui à l’amour qu’elle avait pour lui depuis une certaine roseraie, même si elle avait combattu ce sentiment…et égoïstement elle était devenue une femme heureuse…la vie lui semblait si belle…elle avait presque oublié que l’amour pouvait avoir des conséquences.
Mais peut-être que Harm se contentait de ce qu’ils vivaient, peut-être que Mattie suffisait à combler son besoin de paternité, peut-être que l’adolescence de sa protégée lui convenait mieux qu’un bébé nouveau-né, peut-être la trouvait-il trop vieille pour porter un enfant…
Nerveuse elle se leva, et en déambulant dans la pièce elle relut une nouvelle fois le compte-rendu du médecin :

-Résultats des examens de Madame Sarah Rabb-Mackenzie :
- Tests de grossesse positifs.

Voilà, tout était dit, écrit, en quatre mots. Tout à l’heure, dans son bureau, après la surprise était venue la joie, et puis, d’un coup, parce que son mari ne semblait pas partager cette joie, elle était plongée dans une perplexité qui confinait à la peur…et s’il ne voulait pas de cet enfant ?
Repliant une nouvelle fois la feuille elle leva les yeux : il était là, dans l’encadrement de la porte ouverte. Perdue dans ses pensées elle ne l’avait pas entendu revenir…il la regardait…et tout redevint beau…il lui souriait…ce sourire inimitable, ces yeux si lumineux…et tout cet amour qui transparaissait dans le sourire et le regard qu’il lui dédiait…elle seule avait le pouvoir de faire naître cette expression sur le visage de l’avocat. En trois enjambées il fut près d’elle et l’enferma dans ses bras :
« Pourquoi est-ce que tu ne m’as rien dit ? »
« Je n’osais pas y croire Harm, tu te souviens du pronostic du médecin à Béthesda… »
« Oui, bien sûr, mais à l’époque elle ne savait pas que tu épouserais un champion… »
Redevenant légère elle éclata de rire :
« Toujours l’égo du pilote n’est ce pas ? »
Puis plus sérieuse :
« Est-ce que tu veux cet enfant Harm ? »
« Comment peux-tu en douter ? J’ai si souvent rêvé d’un enfant qui serait à la fois toi et moi…ton physique, ma matière grise…ou l’inverse…et d’ailleurs, est ce que je ne t’avais pas fait cette promesse ? »
« Nous n’en avons plus parlé depuis notre mariage… »
« C’est vrai…c’est de l’égoïsme peut-être…tu me combles tellement chérie…mais nous n’avons rien fait pour que ça n’arrive pas… »
« Non » fit-elle en rougissant au souvenir de leurs rencontres amoureuses, non, quand il la prenait dans ses bras, elle s’abandonnait, elle l’accompagnait dans ses délires, vivant enfin les fantasmes qui l’avaient si souvent tenue éveillée au temps de l’amitié. Elle oubliait alors que l’union d’un homme et d’une femme était destinée à la reproduction de l’espèce humaine.
Elle rit doucement…Harmon Rabb Jr l’emmenait dans des extases dont elle sortait en se souvenant à peine de son nom…alors l’espèce humaine et le reste…
Il la tenait bien serrée contre lui et elle sentait toute la tendresse dans les bras qui l’entouraient. Les grandes mains se promenaient sur son dos et déjà elle éprouvait le besoin de se débarrasser de son t-shirt afin de les avoir sur sa peau nue.
« Bon sang, ce qu’il est adroit avec ses mains ! » pensa-t-elle…
Elle s’abandonnait contre le corps dur et chaud, prête à se laisser aller…elle rougit à nouveau : elle était toujours surprise de l’intensité du désir qui la submergeait. Heureusement elle sentait contre son ventre le désir de Harm, aussi impétueux que le sien…
« J’ai des excuses, se dit-elle, il me rend si heureuse… »
Comme en écho à ses pensées, la voix du pilote lui parvint :
« Est-ce que je t’ai déjà dit que tu as fait de moi un homme heureux ? »
Elle leva la tête, lui sourit et un baiser dévastateur les unit…Il s’écarta d’elle, posa une main caressante et protectrice sur son ventre…
« Est-ce que ça pose problème si… » fit-il, presque timide…
« Non, au contraire, rien de tel qu’une future maman heureuse… »
Il lui sourit, l’enleva dans ses bras et l’emmena vers leur chambre…
Ils avaient à s’aimer, à choisir un prénom masculin, à s’aimer, à faire des projets d’aménagements, à s’aimer à nouveau, à choisir un prénom féminin, à s’aimer encore, à régler la logistique, à s’aimer toujours….la nuit n’y suffirait pas…

FIN.
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 18:58

4 Rencontre

« Capitaine Rabb! Capitaine Rabb! » Harmon Rabb se retourne et cherche d'où vient la voix féminine qui l'appelle. La surprise lui fait ouvrir de grands yeux : « Professeur...Professeur Alicia Montes... » « Ravie de voir que vous ne m'avez pas oubliée! » dit la jeune femme blonde. « Bien sûr que non, je ne vous ai pas oubliée! Que faites-vous à cette convention d'avocats? Vous n'êtes plus dans l'enseignement? » « Si, je suis toujours enseignante, mais actuellement en vacances, et j'ai pensé que je pouvais encore apprendre quelque chose ici, à cette convention à San Diego. » Ils se serrent la main longuement, visiblement heureux de se revoir. Alicia reprend : « Je suis tout aussi surprise de vous voir ici. Je ne pensais pas que l'armée envoyait ses avocats aux conventions sur le droit civil. Mais puisque nous avons une pause, vous pourriez m'offrir un café? » « Volontiers, trouvons une table... » Ils s'installent à une table, commandent leur café et se regardent à nouveau, souriants. « Vous ne m'avez pas répondu Capitaine, l'armée souhaite que ses avocats soient au fait du droit civil ou est-ce que vous êtes là comme espion? » « Je ne suis plus dans l'armée Alicia... » « Quoi!!! Vous, l'icône de l'armée américaine, le héros sans peur et sans reproche, l'avocat militaire têtu, opiniâtre mais juste et brillant, ils vous ont laissé partir? » Harmon Rabb se met à rire : « Arrêtez, vous allez faire gonfler mon ego de façon disproportionnée...J'ai vraiment quitté l'armée... » L’air ébahi, Alicia Montes l'écoute...visiblement elle attend une explication. Harm reprend : « J'ai quitté la Marine américaine et Washington pour suivre mon épouse ici, à San Diego, où j'ai repris un emploi dans le civil...mais je suis toujours avocat. » La jeune femme blonde pose le regard sur la main de l'ancien Capitaine : « Ah!!! Et bien je n'avais pas remarqué votre alliance...Décidément vous êtes surprenant! » « Qu'est ce qui vous surprend : que j'ai quitté l'armée ou que je sois marié? » « Les deux je pense...et maintenant vous allez m'apprendre que vous êtes papa ? » « Et bien...notre fils viendra au monde dans quelques jours...mais nous avons déjà une grande fille...que nous allons adopter, la procédure est en cours... » Si c'était possible les yeux de Alicia Montes s'écarquilleraient encore davantage. « Stupéfiant! Je voudrais bien connaître la femme qui est à l'origine de tout ce bouleversement... » L'avocat rit : « En fait vous la connaissez...vous avez fait sa connaissance à Washington...mon épouse est le Colonel Mackenzie! » Le professeur de droit secoue la tête, elle sourit : « Vous me croirez si je vous dis que ça ne me surprend pas... » « Ah! Non? » « Vous savez Harm...j'ai cru un temps que j'avais une chance avec vous... » Harm ne dit rien alors la jeune femme continue : « Vous étiez charmant, à mon écoute, respectueux de mes idées... » « C'est qu'elle étaient intéressantes vos idées, pertinentes même, et vous même étiez charmante Alicia et j'ai aimé travailler avec vous. » «Moi aussi et j'aimais nos échanges, partager ces déjeuners et ces dîners avec vous...et le jour où vous m'avez invitée chez vous...j'ai bien cru que la soirée ne s'arrêterait pas au repas...si je vous dis que ma trousse de toilette était dans ma voiture, vous allez vous moquer de moi. » « Je ne me permettrais pas de moquer... » « Non, vous êtes bien trop respectueux...c'est une part de votre charme ça...vous êtes d'une délicatesse infinie avec les femmes...votre maman vous a bien éduqué! » Le regard de l'avocate se perd un instant sur le décor puis se reporte à nouveau sur Harm : « Mais j'ai compris que je m'étais fourvoyée quand le Colonel est apparue à votre porte...Oh! Elle n'est même pas entrée...vous n'avez pas couru à sa suite...du moins pas physiquement...mais j'ai eu l'impression que votre esprit et peut-être votre coeur l'accompagnaient dans sa fuite...et qu'ils restaient avec elle tout au long de la soirée. » « Je suis navré... » « Non, ne le soyez pas, vous ne m'aviez rien promis...c'est moi qui avais imaginé...mais vous étiez déjà amoureux d'elle n'est-ce pas? » « Oui! » « Et vous l'êtes toujours? » Harmon Rabb ne répond pas. Il se contente de sourire. Alicia Montes sourit à son tour : «Votre sourire et votre regard disent que vous très amoureux…et vous êtes heureux ? » « Oui! » Alicia Montes pose sa main sur celle d'Harmon Rabb : «Alors permettez-moi de vous souhaiter tout le bonheur du monde, à vous et votre famille? » Harm lui offre un sourire chaleureux : « Merci Alicia. » Et parce que la pause est finie, ils se séparent et repartent vers leur travail.
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Dernière édition par Macetharmbell le Dim 16 Mar - 19:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 18:59

Suite et fin.

En rentrant chez lui Harmon Rabb pense à la rencontre qu'il a faite aujourd'hui : comme la vie peut vous surprendre. Et il se demande ce que Mac va en penser. Mac...pourvu qu'elle ait passé une bonne journée. Toutes ces réunions l'ont empêché de joindre sa femme comme il en a l'habitude...heureusement qu'elle n'était pas seule! C'est sa mère qui l'accueille. Parce que l'accouchement est très proche et qu'il redoute la solitude pour son épouse il a demandé à Trish et Frank de venir habiter chez eux pendant quelque temps. « Où est Mac? » demande-t-il. « Elle se repose dans votre chambre. » Immédiatement inquiet, il fronce les sourcils : « Et ça va? » « Ca va très bien » dit sa mère « mais le médecin a recommandé beaucoup de repos et tu sais comme Mac suit à la lettre tous ses conseils. » « C'est vrai... » « Ne sois pas inquiet Chéri...ta femme souhaite plus que tout te donner un fils en pleine forme. » Il secoue la tête, pas plus rassuré... « Maintenant que tu es rentré, je vais rejoindre Mattie et Frank. Ils sont à la plage mais ta fille souhaite visiter la nouvelle boutique pour jeunes qui vient d'ouvrir. Je lui ai promis de l'accompagner. » « Ne lui offre pas la totalité du stock! » prévient-il en riant. « Harm, laisse-moi le plaisir de gâter ma petite fille. Tu sais Frank et moi avons longtemps pensé que tu resterais seul et nous avions fait le deuil des petits enfants. Nous voici avec une petite fille adorable et dans quelques jours nous accueillerons un petit fils...te rends-tu compte à quel point Mac et toi vous nous rendez heureux? » « Tu m'en vois ravi Maman! » « Et plus que tout, toi aussi tu es heureux mon fils...c'est tout ce que désire une mère... » Trish tend les bras à son fils et ils s'étreignent avec tendresse.
Et il va retrouver sa femme.
En entrant dans la chambre il voit tout de suite qu'elle dort. Sans faire de bruit il avance un fauteuil et s'assied au chevet de son épouse. Et son coeur se serre. Même endormie elle a l'air épuisé...ses traits sont tirés...ses yeux cernés de noir... C'est si dur! Quand la grossesse a été confirmée ils ont été fous de joie : c'était un miracle, les médecins s'étaient trompés ou peut-être que 4% étaient suffisants. Mac a mis quelque temps à croire la bonne nouvelle. Elle n'a souffert d'aucun malaise dont souffrent les femmes enceintes durant les premiers mois, et sa silhouette est restée svelte... C’est seulement quand son ventre s'est arrondi qu'elle y a vraiment cru. Alors il l'a surprise, debout devant le grand miroir, la tête penchée, le sourire aux lèvres et les mains posées sur la douce rondeur...elle parlait à leur enfant! Et ça a été quelques semaines de bonheur pur. Elle se portait bien, la grossesse se déroulait à merveille, ils faisaient des projets. Mais le poids de l'enfant a commencé à peser dans son utérus malade. Il y a eu les douleurs, les saignements, les contractions qui faisaient craindre un accouchement prématuré. Et il a vu la peur dans les yeux de sa femme...l'angoisse de ne pas pouvoir amener au monde cette petite vie si précieuse. Et sa marin's si courageuse, si apte à faire face au danger, se sentait impuissante, le destin serait le seul maître, il déciderait sans lui laisser un autre choix. Et c'est naturellement vers lui qu'elle se tournait pour être rassurée. Alors il cachait sa peur à lui aussi...la peur pour elle...la peur pour l'enfant tellement désiré. Parfois la colère le submergeait aussi : pourquoi devait elle encore se battre pour avoir ce qui est si naturel pour les autres femmes? Plus que quiconque elle méritait d’être heureuse. Il n’avait pas oublié sa détresse ce soir-là, au dining-out : elle lui annonçait que probablement elle ne serait jamais mère. Que faire d’autre alors que lui prendre la main et lui dire, lui redire encore, qu’il serait toujours là pour elle, qu’il existait d’autres moyens de fonder une famille. Mais elle n’était pas prête ! Et il lui avait laissé du temps…ce temps qu’elle lui demandait afin de chasser ses démons. Mais Dieu que ça lui avait semblé long ! Il était partagé entre son amitié : être présent, attentif, et s’effacer si elle le désirait, et son amour, qui le poussait à la prendre dans ses bras, lui avouer ses sentiments, son désir, son envie folle de vivre avec elle…avec ou sans enfant. Lui aussi se souvient de cette soirée où elle était apparue à sa porte. Apparition malheureusement malvenue : une autre femme s’apprêtait à partager sa soirée. Comme il a regretté ce soir-là d’avoir été bien éduqué par sa mère. Il aurait volontiers abandonné Alicia pour courir derrière Mac…et Alicia avait raison tout à l’heure : il n’avait cessé de penser à Sarah toute la soirée. Tout était si compliqué ! Et puis ils avaient fini par accepter leur amour…et tout était devenu simple…ils étaient heureux. Mais voilà que le sort, encore, combattait leur bonheur. Et pourtant le miracle est là malgré tout : l’enfant se porte bien…Malgré les difficultés, les craintes, les angoisses, il tient bon et résiste, il grandit dans le ventre de sa mère. « Il veut vivre celui-là ! Il est opiniâtre ! Et en plus il est parfait…il ne lui manque rien ! » dit le médecin, ravie de leur faire suivre la progression de leur enfant à chaque échographie. « Ce sera un marin’s ! » rit Harm.
Mac, qui ouvre les yeux, interrompt sa méditation. « Hé ! tu es rentré ! » Un sourire radieux lui barre le visage et elle lui tend les bras. Aussitôt il s’assied sur le lit et l’embrasse. Et il décide de taire la rencontre avec Alicia…ce sera pour plus tard…quand elle ira bien. « Alors, comment était la conférence ? » « Ennuyeuse… » répond-il, sans en dire plus. « Et ta journée ? » « Paresseuse…j’ai des scrupules tu sais, de laisser l’organisation de la maison à ta maman. » « Elle en est ravie…et tu dois seulement penser à toi et au bébé ! » « Et pas à toi ? » fait-elle, le regard espiègle. « Moi, je suis ton obsession…et c’est moi qui t’ai fait ça ! » répond-il en posant la main sur le ventre rebondi. Et l’enfant s’agite sous sa main…comme pour l’accueillir. « Lui aussi est content que tu sois rentré ! » L’émotion envahit le visage de Mac, ses yeux se mettent à briller plus que de raison. « Harm, est-ce que je te dis souvent à quel point tu me rends heureuse ? » Il lui sourit tendrement… elle est heureuse avec lui, il en est sûr. Tout en elle le dit : ses regards, ses sourires, ses élans vers lui, ses abandons dans ses bras…et son rire ! Un rire qui fuse à tout propos, pour tout, pour rien, un rire qu’elle ne retient pas…qu’elle ne retient plus ! Et l’émotion l’étreint à son tour, il enfouit son visage dans le cou de sa femme : « Tu me rends profondément heureux aussi Chérie…je suis si bien avec toi…mon amour…mon trésor. » Et ils s’embrassent…sans fin…avec passion, avec tendresse, des baisers voluptueux qui les comblent. Ils ne font plus l’amour : elle est fatiguée, douloureuse, fragilisée, alors ils ont trouvé d’autres façons de s’aimer…et ils patientent. Elles reviendront les longues nuits d’amour. Elle est cachée la folle passion amoureuse qui les porte l’un vers l’autre, pressés de se joindre, de s’éteindre, de ne plus faire qu’un. Elle est cachée mais elle attend son heure : bientôt elle reprendra toute sa place…ils ont encore tant à découvrir…tant d’amour à se donner.
Et le baiser parfait qu’ils échangent contient toute la promesse d’un avenir radieux
FIN.
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 19:01

5 Sourires…

Il est une heure du matin, la grande maison est plongée dans le noir. Seul le salon est faiblement éclairé. Deux lampes, disposées de chaque côté du canapé, diffusent une lueur douce et apaisante. Une jeune femme est confortablement installée sur le fauteuil, elle sourit…
Elle sourit à son fils…il s’est réveillé au cœur de la nuit et dès le premier couinement elle s’est levée, l’a pris dans ses bras et elle a gagné le salon : toute la maisonnée dort encore…
Elle sourit à son fils…dix jours aujourd’hui…elle plonge son regard noisette dans le regard bleu du bébé…elle sait pertinemment qu’il ne la reconnaît pas encore, probablement il ne la voit pas vraiment, la vision d’un nouveau né demande quelque temps d’ajustement…peu importe…
Elle sourit à son fils…il est beau…elle aime ses yeux bleus…des yeux qui la ramènent vers d’autres yeux bleus…Mattie se moque d’elle, souvent :
« Mac, tous les nouveaux nés ont les yeux bleus… »
« Non ! David n’a pas les yeux du même bleu que les autres… »
La jeune fille s’esclaffe :
« C’est pas croyable ce que l’amour peut faire d’une femme intelligente… »
Soit, elle est amoureuse…et heureuse de l’être…si heureuse…
Elle sourit à son fils…il ressemblera à son père…elle le sait, elle l’a rêvé durant neuf mois…non, pas durant neuf mois…durant des années :
« Avec votre physique et ma matière grise il sera parfait… »
« Et si elle a votre physique et ma matière grise ? »
« Ce sera pas mal aussi… »
Elle sourit à son fils…elle aime la petite bouche qui s’arrondit sur son téton…elle n’a jamais imaginé que le fait d’allaiter son bébé puisse apporter tant de plaisir…il a besoin d’elle…elle l’a porté…elle l’a mis au monde…elle est sa mère…il est son fils…
Elle sourit à son fils…un mouvement dans la pièce lui fait lever la tête…
Il est là…celui par qui tout ce bonheur est arrivé…
« Ne faites pas de promesses que vous ne tiendrez pas… »
« Ca ne m’est jamais arrivé ! »
Il a tenu sa promesse…il s’est moqué des médecins, de leurs prévisions pessimistes…il a tenu sa promesse…il lui a fait un petit…
Elle lui sourit…il s’avance…
« Je ne voulais pas te réveiller… »
« Tu n’étais plus là… »
« Ton fils avait faim… »
Il s’assoit près d’elle, près d’eux…il passe un doigt précautionneux sur le duvet qui recouvre la tête de leur enfant…elle sourit…
Quelques fois elle se dit qu’elle doit avoir l’air stupide et niais à sourire ainsi…tant pis…elle n’a pas toujours souri…une enfance et une adolescence trop tristes pour sourire…la lutte pour entrer dans la vie adulte…lutte contre l’alcool…lutte pour devenir respectable…pour réussir…pas le temps de sourire…et puis, une bonne carrière, un homme bien…pas facile à trouver celui-là…ils se sont succédés les hommes…pas tous si mauvais…tous la désiraient, certains l’aimaient vraiment…mais elle ? Elle a distribué des sourires…des sourires de convenance…des sourires gentils…des sourires pour remercier…pour faire plaisir…
Le petit garçon s’écarte du sein maternel…il est repu…elle se tourne vers son mari :
« Tu te charges de la digestion ? » demande-t-elle dans un sourire.
Immédiatement il tend des mains avides, des mains tendres, caressantes, protectrices…
Elle sourit…elle aime la façon dont l’enfant s’abandonne sur l’épaule de son père…si confiant…comme s’il savait déjà que l’amour de ce père là sera infaillible, indestructible…
Elle reprend sa rêverie…il y a un peu moins de deux ans déjà…un appartement encombré de cartons fermés…un militaire sur le départ…et pour elle, rien que pour elle, un aveu…une demande…
« Je t’aime Mac…épouse moi… »
Et depuis, des sourires…à foison…comme s’il en pleuvait…des sourires qui viennent du cœur…des sourires qui éclosent comme des fleurs au printemps…des sourires qui éclatent comme des bulles dans une coupe de champagne…
Des sourires mouillés de larmes parfois…trois fois…le jour du mariage…le jour où le test de grossesse s’est révélé positif…et il y a dix jours, quand Harm a déposé leur fils dans ses bras :
« Regarde mon amour, regarde ton fils, comme il est beau… »
Ses amis lui disent que le bonheur lui va bien…et Harm prétend qu’elle est encore plus jolie quand elle sourit…son miroir aussi…alors pourquoi se priver…
La digestion est terminée…il se lève, son fils toujours blotti contre lui, il part vers la chambre…elle suit…éteint les lumières du salon.
Il couche délicatement le bébé dans son berceau…ils sont face à face, de chaque côté du petit lit…ils se regardent…ils se sourient.
Il tend la main vers sa femme…caresse les cernes qui soulignent ses yeux :
« Tu es fatiguée mon amour… »
Certes, elle est fatiguée : une grossesse difficile, un accouchement délicat, l’allaitement…
« Viens vite te reposer… »
Il s’allonge dans le grand lit…lui tend la main…elle se blottit contre lui…il l’enferme dans ses bras.
Elle s’enroule autour de son corps : la tête sur son épaule, les bras autour de son torse, les jambes mêlées aux siennes…elle s’enroule autour de lui comme une liane autour d’un arbre…c’est là qu’elle puise des forces nouvelles…
Il pose les lèvres sur son front :
« Dors bien mon ange, je t’aime… »
« T’aime… » dit-elle dans un souffle.
Elle a déjà fermé les yeux…elle s’endort…elle sourit…

FIN.
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 19:02

6 Le passé est le passé !

« Bonjour Quartier Maître ! »
« Monsieur Webb ! »
La jeune femme est manifestement surprise de me voir.
« Je peux voir le Colonel Mackenzie ? »
« Le Colonel est en repos pour une semaine Monsieur… »
« Je suis de passage à San Diego… »
Elle hésite un peu…et puis :
« En fait elle vient tous les jours pour prendre son courrier…et elle devrait arriver dans quelques minutes…vous savez comme elle est ponctuelle ! »
Oh ! oui, je sais, et sans avoir besoin d’un réveil ou d’une montre d’ailleurs…étonnante Sarah Mackenzie !
« Je peux peut être l’attendre dans son bureau…je vous promets de ne toucher à rien… »
A nouveau elle hésite puis se décide et m’ouvre la porte…et je pénètre dans l’antre du Colonel…
Il est très proche, dans son installation, du bureau de Sarah à Washington…même son parfum flotte dans l’air…je m’assois dans un fauteuil…je laisse les souvenirs m’envahir…
Je tourne le dos à la porte mais j’entends Mac qui rejoint Coates. Tout de suite après avoir salué son supérieur le Quartier Maître l’informe :
« Vous avez un visiteur Madame… »
Je me tourne doucement au moment précis où elle entre dans son bureau. D’abord surprise elle marque un temps d’arrêt puis elle sourit gentiment et passant près de moi elle rejoint son fauteuil de l’autre côté de la table :
« Bonjour Clayton ! »
J’ouvre la bouche pour lui répondre mais aucun son ne sort de ma gorge…elle est… sublime ! Elle a toujours été très jolie, mais elle a aujourd’hui un éclat que je ne lui ai jamais vu. Elle porte une robe légère et colorée qui met en relief sa silhouette parfaite, sa peau est hâlée par le soleil de San Diego et ses cheveux viennent caresser ses épaules…en quelques secondes je l’ai reconnue et en même temps je mesure comme elle a changé. Elle lève la main pour repousser une mèche de cheveux et le soleil qui entre par la fenêtre fait briller son alliance. Ma gorge se noue un peu plus…je sais pourtant qu’elle est mariée à Rabb depuis quelques trois ans…mais au fond de moi, j’espérais que le mariage ne durerait pas…que ces deux-là étaient trop différents…en fait je ne sais pas ce que j’espérais en venant ici…
Elle est véritablement magnifique…elle me sourit gentiment…elle semble avoir oublié ses griefs à mon égard :
« Qu’est ce que tu fais à San Diego Clay ? »
En parlant elle commence à prendre connaissance du courrier que son assistance a déposé sur le bureau. J’ai l’impression que ma réponse ne l’intéresse pas…
Etonnée par mon silence elle lève la tête et me regarde…et de nouveau je suis subjugué par le changement qui s’est opéré en elle : elle n’a plus la rigueur sévère du marin’s, elle n’a plus l’air perdu de la jeune femme seule, en quête d’amour et de bonheur, elle est belle, sereine, heureuse…voilà, le mot est lâché, elle est heureuse : il n’y a que le bonheur qui puisse donner à une femme une telle expression de plénitude. Rabb est donc capable de la rendre heureuse !
Son regard me quitte et passe au dessus de ma tête. Et voilà que ce regard change : tant de douceur, de tendresse…à ce moment là elle ressemble à une de ces madones qui trônent sur les tableaux des peintres italiens, ces madones qui fondent d’amour pour l’enfant qui est à leur côté ou dans leurs bras. Je me tourne à nouveau vers la porte…bon sang ! Un Rabb miniature !
Le Quartier Maître se tient dans l’embrasure de la porte, un enfant sur les bras…un enfant qui a quoi…entre six mois et un an…je n’y connais rien aux enfants…
Mais ce qui ne peut m’échapper c’est sa ressemblance avec Rabb : même forme de visage, même regard, même sourire…car il sourit à sa mère…ça, je ne le savais pas…j’avais été informé de leur mariage bien sûr, mais j’ignorais qu’il y avait un enfant…
Elle prend son fils des bras de Coates. Il niche sa tête dans le cou maternel, elle l’embrasse, le caresse, il ronronne…elle sourit…c’est lui aussi qui a provoqué ce changement en elle…il a aussi contribué à faire d’elle une femme nouvelle…
Elle me regarde :
« Clayton, je te présente notre fils David…David, dit-elle au gamin en lui agitant la main, dis bonjour à Clay… »
Le bambin me regarde, sourcils froncés, ses yeux ont foncé…mais il ne sourit plus.
Coates, qui est toujours derrière moi, s’esclaffe :
« Comme c’est drôle, lui qui distribue des sourires à tout le monde… »
Je bredouille :
« Il est trop petit… »
« Il a presque dix mois ! » dit Mac.
Je suis tenté de penser qu’il a compris que mes rapports avec ses parents sont délicats…mais il est trop jeune pour savoir…
« Vous voulez que je le reprenne Madame ? »
« Non, Jen, merci, je le garde… »
Elle s’assied, son fils bien calé sur ses genoux, ses bras l’entourent tendrement…
« Alors Clayton, vas-tu me dire ce qui t’amène à San Diego ? »
Au moment où je vais répondre il y a du mouvement derrière moi et l’enfant et sa mère lèvent la tête simultanément…le bébé se met à rire, ses bras et ses jambes s’agitent frénétiquement...quant à elle, son sourire s’épanouit, son regard s’éclaire, un regard rempli d’amour et d’adoration…
Je me retourne…il est là…Rabb !
Il est surpris de me voir : « Webb ? »
Elle ne le laisse pas continuer :
« Alors ? » demande-t-elle en se levant.
Il s’approche de sa femme et de son fils, il sourit :
« Nous avons réussi…c’est maintenant une question de patience…les formalités, les papiers, les signatures…tout ça… »
« Oh ! » fait-elle. Ses yeux s’embuent, s’emplissent de larmes, malgré un sourire radieux. Une perle salée coule sur sa joue…
Il est maintenant près d’eux.
« Hé, tout va bien ! » dit-il en essuyant la larme…
« Je sais…mais je suis si heureuse… »
Il prend le visage de sa femme entre ses mains et dépose un baiser sur ses lèvres…elle a fermé les yeux…
Ils sont rappelés à l’ordre par le petit garçon qui pousse des petits cris de frustration et qui s’agite. Ils s’écartent et rient :
« Jaloux ! » fait Harm.
Il enlève l’enfant des bras de sa mère et l’élève au dessus de sa tête : l’enfant rit et se trémousse…il le pose sur son bras et l’embrasse tendrement…comme tout à l’heure avec Sarah, l’enfant niche sa tête dans le cou de son père. Rabb sourit…lui aussi a changé…il a quitté son air arrogant et trop sûr de lui…lui aussi est transformé…
Pendant ce temps Mac m’explique :
« Nous avons l’autorisation d’adopter Mattie…c’est la jeune adolescente dont Harm avait obtenu la garde à Washington. » Elle se tourne vers son fils : « Ta grande sœur va porter le même nom que toi ! Tu as déjà téléphoné à Mattie ? » demande-t-elle à son mari.
«Non, je me disais que si tu avais fini ici nous pourrions la rejoindre au centre de rééducation et l’inviter à déjeuner… »
« Quelle bonne idée ! »
Ils ont oublié ma présence, tout à leur vie familiale.
C’est Harm qui me regarde :
« Alors Webb, qu’est ce qui vous amène à San Diego ? »
Je réponds, évasif… :
« Le boulot… »
« Tout va bien, à l’agence ? »
« Ca va…ça va… »
Sarah a reposé les papiers sur le bureau. Elle se lève, reprend le bébé des bras de son père. Ils me regardent, ils ont l’air de se demander ce que je fais là. Je me lève à mon tour :
« Je vais vous laisser.. »
« Oui ! » font-ils en chœur.
Visiblement je ne les intéresse pas…
« Et bien peut être à une autre occasion… »
« Salut Webb ! »
« Au revoir Clayton ! »
Ils ont répondu en même temps. Arrivé à la porte je me retourne : Harm a passé les bras autour de sa femme qui porte leur fils : ils forment un tout, une famille…il me sourit gentiment, lui aussi a oublié les rancoeurs passées. Il est serein, il est heureux…on le serait à moins : une épouse superbe, un enfant adorable…il possède un trésor et il le sait !
Mais je ne peux pas être jaloux : il les mérite : pour cela il a abandonné ce qui faisait sa vie, il a sacrifié sa carrière pour l’amour d’une femme…
Un geste que je ne ferais jamais… quoique…peut-être pour Sarah Mackenzie…est ce que j’aurais pu le faire ?
Mais ça je ne le saurai jamais…
« Au revoir Quartier Maître ! »
« Adieu Monsieur Webb… »


FIN.
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MessageSujet: Re: Fics terminées de Macetharmbell   Dim 16 Mar - 19:03

7 C’est merveilleux…

Le Colonel Mackenzie s’assied sur un banc que l’on a installé au bord de cette si jolie plage de San Diego.
Elle passe le doigt dans le col de sa chemise qui l’étrangle. Sa main ne rencontre que sa peau. C’est vrai qu’en sortant du bureau, plus tôt qu’à l’ordinaire, elle est passée chez elle et a revêtu une jupe courte, un tee-shirt décolleté et des sandales légères : plus adéquat qu’un uniforme de Marin’s pour la plage.
Alors pourquoi cette impression d’étouffement ?
Cet appel de Washington !
Sarah laisse son regard courir sur la plage. Cet après-midi on y a organisé un concours de cerfs-volants. Probablement le public est venu nombreux mais la foule s’est dispersée et il reste seulement quelques petits groupes de badauds qui profitent de ce soleil de fin de journée.
Ses yeux se posent sur un couple de personnes âgées qui sont assises à même le sable. Ils sont appuyés l’un contre l’autre, elle les voit échanger quelques propos mais elle voit surtout les sourires qu’ils se lancent : radieux. Elle ne sait pas, bien sûr, depuis combien de temps ils sont ensemble mais ils semblent ravis de l’être.
Pourquoi Cresswell lui joue-t-il ce tour pendable ?
Elle a essayé de décliner son offre :
« Sauf votre respect, Général, mon personnel ici peut se charger de l’enquête… »
« Je sais Colonel mais j’ai promis au Secrétaire d’Etat. Il préfère qu’un membre de mon équipe soit à San Diego. Cette affaire de fraternisation implique un très haut gradé et demande toute notre attention. »
Mais pourquoi justement LUI ? Elle aurait préféré s’impliquer elle-même dans l’enquête. Le commandement n’a pas émoussé ses qualités en matière d’investigation ni ses qualités d’avocate...
Son regard balaie à nouveau la plage : un homme et une femme se disputent. Ils semblent avoir oublié qu’ils sont en public. Ils sont flanqués de deux gamines qui ont entre douze et quinze ans. Mac peut voir, de là où elle est, comme ces fillettes sont mortifiées de l’attitude de leurs parents. L’une tient un magazine très haut devant elle. Elle ne peut pas lire ainsi mais elle se cache derrière le journal. L’autre est assise, un gros chien est installé entre ses jambes écartées. Elle a passé les bras autour du cou de l’animal et posé la tête sur la sienne. Vraisemblablement c’est là son confident.
Elle ne veut pas LE voir ! Elle croyait en avoir fini avec Washington… elle est de mauvaise foi…elle a de bons souvenirs là-bas…elle y a même encore des amis…mais sa vie a tellement changé depuis cinq ans qu’elle vit à San Diego !
Elle est heureuse ici…elle n’a pas envie que ses vieux démons la rejoignent…
Elle pose maintenant les yeux sur un groupe de jeunes écervelés, garçons et filles, qui parlent très fort, trop fort…leur musique braille, sans respect pour la tranquillité de leurs voisins. Visiblement ils ont copieusement arrosé l’après-midi au soleil, comme en témoignent les bouteilles vides qui sont éparpillées autour d’eux.
Elle aurait dû refuser SA visite à LUI !
Mais quelle raison aurait-elle pu donner à son supérieur ? Cresswell connaît tout, sûrement, sur les rapports qu’elle entretenait avec cet officier lorsqu’ils travaillaient ensemble. Il sait beaucoup de choses Cresswell, même s’il fait preuve de discrétion.
Par exemple il n’a jamais abordé ouvertement le sujet de sa liaison avec John Farrow. Il lui a bien laissé entendre qu’il l’avait reconnue, qu’il se souvenait mais il n’a jamais utilisé cette aventure contre elle.
Elle aurait dû lui faire confiance et lui demander d’envoyer Bud ou Sturgis…
Mais elle ne pouvait pas faire ça : elle sait très bien que Bud quitte difficilement sa si jolie famille, et Sturgis doit rester auprès de Varese qui va mettre leur fils au monde dans quelques jours. Leur petite fille vient d’avoir dix-huit mois et ils sont si heureux d’attendre un petit garçon !
Alors il ne restait que LUI !
Ses yeux continuent de se promener sur la plage et s’arrêtent sur un nouveau couple : un père et son fils. Ils admirent tous les deux les derniers cerfs-volants qui ondulent dans le ciel : les derniers représentants du concours qui offrent aux spectateurs encore présents leurs ultimes cabrioles.
L’homme et le bambin suivent d’un même mouvement la danse gracieuse des objets volants…à chaque nouvelle trajectoire l’enfant applaudit et rit…le père est assis sur le sable, son fils, trois ans environ, se tient debout près de lui.
Lorsqu’un objet volant vient terminer sa course à deux pas de l’endroit où ils sont, le petit garçon lance ses bras autour du cou de son père. De son poste d’observation Sarah ne peut pas voir s’il est heureux de le voir de près, s’il est déçu de la chute colorée ou s’il a eu peur, mais elle peut voir la tendresse dans le geste de l’adulte qui place un bras protecteur autour du corps du gamin. Ces deux-là sont heureux d’être ensemble !
Et de nouveau son esprit s’égare…Washington !
Elle ne sait plus grand-chose de ce qui se passe au Jag, sauf à lire les rapports. Quand elle parle à ses amis restés là-bas ils ont tant à dire sur leurs vies privées et familiales !
Pourquoi le fait de devoir retravailler avec LUI la perturbe-t-il autant ?
Que va-t-il se passer dès qu’elle aura croisé SON regard ? Est-ce qu’IL va amener avec LUI le passé qu’elle croyait avoir abandonné ?
Depuis ce fichu coup de téléphone elle n’a plus réussi à garder toute son attention à son travail et c’est la raison pour laquelle elle a quitté son bureau avant l’heure. Mais cet arrêt sur ce banc ne résout rien.
Lasse de retourner sans fin des questions sans réponses Mac se lève. Elle se dirige vers la plage, ôte ses sandales, le sable fin caresse ses pieds nus.
Elle passe derrière le couple de personnes âgées : la femme a posé la tête sur l’épaule de son compagnon, sa main repose entre les mains masculines…il se dégage d’eux un tel sentiment de douceur et de sérénité !
Le père agressif se dirige vers la mer. Il a laissé derrière lui sa femme en pleurs. Seul le chien, qui a maintenant la tête sur l’épaule de sa compagne d’infortune, lance un regard vers Sarah, un regard lourd de tristesse.
Les jeunes gens, abrutis par l’alcool, sont endormis, enchevêtrés les uns dans les autres. Un garçon ouvre un œil à son passage. Il tente d’émettre un sifflement admiratif mais sa grimace est pitoyable.
Elle arrive derrière le couple formé par le père et son rejeton. Elle laisse tomber ses sandales dans le sable et se laisse glisser à genoux à leur suite. De son bras gauche elle entoure les épaules solides de l’homme et elle enferme l’enfant dans son bras droit :
« Bonjour mes amours ! »
Aussitôt elle sent l’étreinte ferme de son mari autour de sa taille, ses lèvres dans son cou :
« Hé ! Bonjour Belle Dame ! »
Son fils noue ses petits bras autour de son cou, plaque un baiser sonore sur sa joue :
« Bonjour Maman ! »
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