
Forum sur David James Elliott, sa vie, sa carrière Le forum francophone sur David James Elliott |
| | Rien qu'un regard [Terminée] | |
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CATH93 Nouveau


  Age : 49 Inscrit le : 01 Jan 2008 Messages : 44 Localisation : QUELQUE PART EN ILE DE FRANCE OU AU FIN FOND DU CANADA Humeur : RÊVEUSE ...
 | Sujet: Rien qu'un regard [Terminée] Sam 26 Jan - 1:46 | |
| Rien qu'un regard
24 décembre - QG du JAG Bureau de Harm 11h18
Il la regarde marcher vers sa voiture...
Il venait juste de sortir du tribunal quand elle pénétrait dans l'ascenseur. Il n'avait pas eu le temps de la rattraper ni de dire son nom que déjà les portes se refermaient sur elle. Il était revenu dans son bureau et de la fenêtre, il avait découvert la silhouette de la jeune femme qui sortait du bâtiment. La voyant partir ainsi d'un pas décidé vers son véhicule, il se demande où elle peut aller en cette fin de matinée du 24 décembre. Harmon Rabb Junior sort précipitamment de son bureau et se dirige vers celui de Bud. Il est tellement préoccupé qu'il heurte sans le vouloir le Lieutenant Sims. - Oh ! Harriet, je suis désolé... - Ce n'est rien, Monsieur, nous sommes tous un peu dans la lune aujourd'hui : l'esprit de Noël … - Vous avez raison, Harriet ! Le Colonel... - ... Est partie, Monsieur. Elle s'est absentée pour le reste de la journée. - Ah ! Elle n'a pas laissé de message pour moi ? - Non, Monsieur. Vous aviez besoin d'elle ? - Oui... enfin non ! Mais... Vous ne savez pas où elle est allée, par hasard ? - Non, le Colonel m'a simplement dit qu'elle serait peut-être un peu en retard, ce soir pour le réveillon, sans doute avait-elle encore quelques achats à faire pour ses cadeaux de Noël. Il y a un souci, Monsieur ? - Non, Harriet... mais je pensais déjeuner avec Mac... justement un dernier petit cadeau pour AJ. - C'est gentil, Monsieur, mais comme toujours le petit AJ sera trop gâté par le Père Noël... - Sans doute, Harriet, sans doute.
Et aussitôt, le Capitaine Rabb, réellement perturbé par cet échange avec la charmante Madame Sims Roberts, tourne les talons et repart vers son bureau laissant la jeune femme très surprise par son attitude.
Quelque chose ne va pas chez lui ? s'interroge Harriet. Comme si, il y avait quelque chose entre le Colonel et le Capitaine ! Depuis le temps…
Avant que le Capitaine n'ait le temps de refermer la porte de son bureau, l'Amiral Chegwidden fait son entrée sur le plateau et annonce d'une voix presque joyeuse : - Mesdames, messieurs, je pense que nous avons tous hâte de rejoindre nos familles et nos amis pour fêter Noël, aussi je vous propose de refermer vos dossiers et de regagner vos foyers. Nous avons tous fourni un travail considérable durant ces dernières semaines et ce ne sont pas les quelques heures que nous passerons encore ici, aujourd'hui, qui changeront la face du monde. Joyeux Noël à tous !
Le brouhaha général lui assure que tout le monde est heureux de ces quelques heures de repos supplémentaire. Mais il se dirige vers le bureau de Harm qu'il trouve en train de composer un numéro sur son portable. Dés qu'il aperçoit l'Amiral devant lui, le Capitaine referme prestement son téléphone et se lève. - Amiral ! - Repos, Capitaine ! C'est la trêve de Noël, considérez que votre supérieur est lui aussi en vacances. - Oui, Monsieur ! - Nous nous retrouvons chez les Roberts, ce soir, n'est ce pas ? - Oui, Monsieur ! Comme tous les ans ! - Et le Colonel sera des nôtres ? - Je pense, Monsieur ! - Vous pensez ? - J'en suis certain. Enfin hier soir, il en était toujours question. - Et ce matin ? Demande AJ Chegwidden en scrutant le visage de son interlocuteur. - Ce matin, je n'ai pas parlé avec le Colonel Mackenzie. Elle était déjà partie quand je me suis … quand je suis sorti du tribunal. - Oui, c'est vrai, je le savais. Mais je pensais que vous aviez d'autres informations que moi. - Quelles informations, Monsieur ? demande Harm de plus en plus surpris par l'attitude de son supérieur. - Cela n'a pas d'importance, Capitaine. Je vous laisse, à ce soir. Profitez de votre repos avant la fête chez Harriet et Bud pour être plus convaincant. - Oui, merci Monsieur !
Et il regarde l'Amiral quitter son bureau cependant Harm n'a pas manqué de remarquer le sourire en coin de AJ.
Convaincant ? En quoi puis-je être plus convaincant ? Est-il possible que Mac… lui ait dit quelque chose sur nous ?
NOUS ! Ce "Nous" qui existait depuis quelques semaines déjà… Depuis ce 21 septembre, premier jour de l'automne, ou sous une pluie battante, la voiture de la jeune femme avait fait un tête à queue et avait terminé sa course dans un fossé. Harm suivait sa partenaire au volant de sa corvette et il avait assisté, impuissant à l'accident. Il était sorti comme un fou de sa voiture pour porter secours à la jeune femme. Malgré le choc, Mac tentait déjà de s'extirper de l'habitacle. - Non ! Mac, surtout ne bougez pas ! J'appelle les secours ! - Harm ? Que c'est il passé ? Oh ! Oooohhh.
Et la jeune femme s'était évanouie. Ce n'est qu'à l'hôpital qu'elle avait repris connaissance. Son esprit était encore un peu flou et elle ne savait pas trop où elle se trouvait. Un médecin était à son chevet.
- Que c'est il passé ? Où suis-je ? - Entre de bonnes mains, Colonel ! Je suis le Docteur Colls. Vous êtes aux urgences : vous avez eu un accident de la route et je peux simplement vous dire que vous avez eu beaucoup de chance. Juste une petite commotion et un magnifique hématome dû à la ceinture mais dans l'ensemble votre état est satisfaisant.
Mac avait écouté sans rien dire : en fait, elle ne se souvenait de rien sauf peut être du visage inquiet de Harm penché au-dessus d'elle alors qu'elle se sentait partir.
- Alors je peux sortir ? - Non, Colonel, c'est un peu prématuré, je vous garde encore quelques heures. Je vais laisser entrer l'énergumène en uniforme qui a failli défoncer cette porte à deux reprises pour vous voir. Sauf si vous ne le souhaiter pas, bien sûr ? - Energumène ? Oh oui ! Le Capitaine Rabb ! Oui, vous pouvez le laisser venir sauf si vous tenez à … Oh ma tête ! - Vous comprenez pourquoi je souhaite vous garder encore un peu. Ajouta le médecin d'un air entendu. Nous vous avons donner des calmants dans cette perfusion et je vous revois tout à l'heure. - Merci Docteur.
Le Dr Colls sortait de la chambre et aussitôt Harm faisait son entrée, presque sur la pointe des pieds. Il portait à la main le sac de voyage que le Marin's laissait toujours dans son coffre de voiture, au cas ou. - Mac ? Je peux ? J'ai votre sac. - Oui ! Harm vous pouvez entrer. Je suis un peu K.O. mais tout à fait lucide maintenant. - J'aime mieux ça ! Vous vous sentez bien ? - A part un mal de crâne terrible, on peut dire ça !
Il était venu s'asseoir à son chevet et lui avait pris la main. - Qu'est ce qui c'est passé ? Demanda Mac. - Vous rouliez un peu trop vite, à mon avis … - Trop Vite ? - Comme d'habitude, Mac ! Vous roulez toujours trop vite. - Harm, ce n'est vraiment pas le moment de me faire la morale : cela ne vous arrive jamais de faire de la vitesse autrement que dans un avion … Oh … ma tête ! - Oui mais moi je boucle ma ceinture sur terre comme dans les airs. - J'avais ma ceinture ! - Je sais ! Heureusement pour vous, sinon nous n'aurions pas cette conversation … amicale. - Ma voiture ?
Devant la moue dubitative de son partenaire, la jeune femme s'attendait au pire. - Disons qu'elle est beaucoup plus amochée que votre caboche de Marin's. Répondait le pilote. - C'est à ce point ? - Oh ! Elle va rouler beaucoup moins bien maintenant. On peut même dire qu'elle ne roulera sans doute plus jamais.
Mac ferma les yeux en soupirant : - On dirait que j'ai vraiment eu de la chance ! - Oui, Mac ! Et moi aussi. - Vous aussi ? Vous avez été pris dans l'accident ? - Non mais que serai-je devenu sans vous ? - Harm … - Mac ?
Elle ferma les yeux de nouveau : Harm ne lâchait pas sa main et elle sentait la chaleur de cet homme lui remonter jusqu'au cœur. Son esprit, quelque peu embrouillé, n'arrivait pas à faire la part des choses. Que venait-il de dire ? Que serai-je devenu sans vous ? Serait-il possible qu'il dise enfin ces mots qu'elle attendait de lui depuis si longtemps ?
Mac sentait ses paupières devenir de plus en plus lourdes : les calmants devaient commencer à faire de l'effet. Elle n'avait plus envie de parler, juste de sentir la présence de son pilote près d'elle et sa main dans la sienne. - Mac ?
Il sentait qu'elle s'abandonnait dans un sommeil réparateur et qu'elle était déjà loin de lui. - Sarah ? Je t'aime, Sarah Mackenzie ! Ne me fais plus jamais une telle peur !
Il l'a dit. Il m'a dit qu'il m'aimait ! Oh ! Harm, mon amour …
…………… |
|  | | Didine Administratrice


  Age : 29 Inscrit le : 11 Mar 2006 Messages : 10022
 | Sujet: Re: Rien qu'un regard [Terminée] Sam 26 Jan - 9:42 | |
| Message du dessus, édité.
J'ai été trop vite ce matin, et en voyant deux fois le même sujet, je n'ai pas pensé que c'était la suite.
Mais deux fois le début.
J'ai effacé par mégarde sans regarder le deuxième.
J'en suis désolée.
J'ai éditée ton message en remettant la première partie.
Maintenant pour le comm tu sais ce que je pense de ta fic. Je suis fan.
J'aime beaucoup ton style.
Il ne te manquera plus que répondre en mettant la suite.
Je suis franchement confuse de cette erreur de débutant en tant qu'administratrice.  _________________

 "Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur."Julien Green |
|  | | cam Addict


  Age : 19 Inscrit le : 07 Jan 2007 Messages : 1830
 | Sujet: Re: Rien qu'un regard [Terminée] Sam 26 Jan - 13:45 | |
| trop super
j'ai hâte de lire la suite!!! |
|  | | CATH93 Nouveau


  Age : 49 Inscrit le : 01 Jan 2008 Messages : 44 Localisation : QUELQUE PART EN ILE DE FRANCE OU AU FIN FOND DU CANADA Humeur : RÊVEUSE ...
 | Sujet: RIEN QU'UN REGARD ... SUITE Sam 26 Jan - 14:03 | |
| Voici la suite ...
RIEN QU'UN REGARD... SUITE
24 décembre - QG du JAG
11H43
Bureau de Harm.
Cela fait trois fois qu'il tombe sur la messagerie de sa partenaire. Il y a juste douze minutes que l'Amiral est sorti de son bureau, laissant Harm un peu déconcerté par les questions qu'il lui avait posé.
Questions qui tournaient sans cesse dans la tête
Est-il possible que Mac… lui ait dit quelque chose sur nous ?
"NOUS", Sarah et moi, moi et Sarah …
Ce "nous" qui ne voulait plus tout à fait dire la même chose depuis presque quatorze semaines.
Quatre-vingt quatorze jours exactement aurait dit Mac avec son habituel sens du timing. Harm n'avait pas compté les heures, les minutes ou les secondes de bonheur qu'il avait passé près d'elle depuis que le Dr Colls l'avait laissée sortir de l'hôpital. Mais chacun de ces instants valaient tout l'or du monde à ses yeux.
Quand le docteur avait vu cet officier de l'Aéronaval faire le siège du bureau des infirmières pour retrouver la jeune femme que les secours venaient d'amener, il lui avait poser la question :
- Vous êtes de la famille ?
- Son ami, Docteur !
Ce cher Colls avait déduit que ce type était le "petit ami" de ce charmant colonel des Marin's. Quand il était revenu dans la chambre, il l'avait trouvé assis au chevet de la blessée, lui tenant la main alors qu'elle s'était endormie.
Pas de doute, ce Capitaine est raide dingue de cette femme !
OK ! Dit Colls en voyant Mac se réveiller. Je vous laisse sortir, Colonel, si vous me promettez d'être on ne peut plus raisonnable. Promis, Docteur. Et quand pourrai-je reprendre mon travail ? Pas avant une dizaine de jours ! De toute façon, même vous qui êtes un Marin's, vous en serez incapable avec le choc que vous avez eu. Vous allez souffrir encore quelques jours de courbatures qui vont disparaître petit à petit. Bien entendu, vous ne restez pas seule durant les prochaines 48 heures. Je vous aurai bien gardé mais … Je m'occupe d'elle, Docteur. Avait répondu Harm immédiatement. C'est bien ce que je pensais Capitaine. Je vais signer vos papiers de sortie, je vous envoie une infirmière pour vous aider. Je vous revois dans trois jours. Merci Docteur.
Colls allait passer la porte quand soudain il se ravise :
- Colonel, quand je dis "raisonnable", j'entends dans tous les sens du terme !
Les deux militaires n'osaient même plus se regarder. Mac avait retiré sa main de celle de Harm et ce dernier fixait la pointe de ses chaussures mais déjà le médecin était hors de la pièce.
- Il a cru que nous …
- Je sais ce qu'il a cru, Harm ! Avouez que cela ne vous déplaît pas qu'il pense que …
- Nous sommes ensemble ? Non, Mac ! Cela ne me déplaît pas du tout, au contraire, j'en suis même très flatté. Encore que …
- Pardon ?
- Ce cher Docteur Colls ne vous connais pas sous votre meilleur jour.
- Que voulez vous dire ?
- Il semblerait que vous ne vous soyez pas vu dans un miroir, Mac.
Devant l'air ahuri de la jeune femme, il continuait avec un léger sourire en coin :
- Je vous ai dit que vous n'étiez pas aussi amoché que votre voiture mais nous avons à déplorer quelques griffes sur votre joli front têtu et vous n'aurez plus besoin de vous maquiller les yeux pendant quelques jours
- Vous avez un don certain pour parler aux femmes … Dégagez de la zone avant que je vous arrange les yeux à mon tour, Pilote !
- A vos ordres, Colonel !
Déjà l'infirmière était là et une dizaine de minute plus tard, les deux amis quittaient le service. En les voyant partir, le Dr Colls ne pouvait s'empêcher de penser :
Un Colonel des Marin's et un Capitaine de l'Aéronaval … Si ces deux là font des enfants, pas de souci à se faire pour les Forces Armées des Etats Unis … Quel beau couple … Tout ce qu'on peut lire dans leurs yeux …
Harm était aux petits soins pour Mac, l'aidant à s'installer dans la corvette. La jeune femme eut une grimace de douleur, ce qui ne manqua pas d'attirer l'attention de son partenaire.
- Vous auriez certainement mieux fait de rester au moins une nuit ici …
- Non ! Harm, il n'en est pas question.
Déjà la voiture démarrait en douceur.
- Et puis, vous avez dit à Colls que vous alliez vous occuper de moi. Est-ce que vous vous défilez, Pilote ?
- Pas le moins du monde, Madame ! Chez vous ou chez moi ?
- Chez moi ! Je rêve d'un bon bain et vous n'avez qu'une douche.
- Certes, mais étant donné le mal que vous avez à vous asseoir dans ma voiture … Je vais être obligé de vous déposer moi-même dans votre baignoire ! Ajouta le Capitaine avec un léger sourire.
- Ne rêver pas, Harm ! Répondit Mac en rougissant.
- On verra !
- C'est tout vu !
- Hey ! Du calme, Mac … J'ai téléphoné à Harriet de l'hôpital, elle nous rejoint chez vous … Elle vous aidera à vous installer pendant que j'irai faire quelques courses pour le dîner et je prendrai ensuite mon tour de garde pour les prochaines heures.
- Vous avez pensé à tout !
- Surtout à votre intimité ! Vous avez faim ?
- Je n'ai rien dans le ventre depuis ce matin … alors oui, j'ai faim !
- Donc tout est pour le mieux … Je vais même vous offrir le plus gros steak possible pour votre repas de ce soir …
- Je ne sais pas si cela est raisonnable mais merci quand même, Flyboy !
Mac avait présumé de ses forces et l'aide d'Harriet lui avait été des plus précieuse. Rien que le fait de se retrouver dans son appartement lui donnait le vertige. Harm avait laissé les deux amies juste le temps d'aller chercher des affaires chez lui et de faire quelques courses. En un temps record, il était de retour.
- Elle dort ! Avait dit Harriet en lui ouvrant la porte.
- Ça ne m'étonne pas ! Et l'opération "bain" de notre chère colonel ?
- Pas très facile, elle est couverte de bleu. Elle souffre beaucoup et croyez-moi, elle n'a pas rechigné pour prendre ses calmants.
- Merci Harriet ! Vous êtes une véritable amie pour nous … enfin pour Mac … Euh …
- Pour vous deux, Monsieur !
- Harm ! Harriet, nous ne sommes pas au JAG …
- Alors, Harm ! J'espère être une véritable amie pour vous deux, tout simplement.
- N'ayez aucun doute sur ce point. Répondit-il en déposant un léger baiser sur sa joue. Je prends le relais.
- Dans ce cas, je vais rejoindre ma petite famille. Heureusement que nous sommes vendredi, vous allez passer le W.E. avec elle ?
- Oui, demain j'aimerai m'occuper de sa voiture aussi, si vous pouvez lui consacrer un peu de votre temps pendant mon absence ?
- Sans problème, Harm … A demain.
- A demain, bonsoir à Bud et une grosse bise aux deux garnements. Merci encore !
Une fois seul, Harm jeta un œil dans la chambre où la femme de ses rêves dormait, assommée par les calmants. Il s'approcha du lit et passa doucement un doigt sur la joue de sa belle endormie.
- Demain, Sarah, tu vas ressembler à un boxeur mais ce n'est pas grave, tu resteras toujours la plus belle à mes yeux. Je t'aime !
Il se serait bien allongé près d'elle pour la prendre dans ses bras mais il n'était pas certain que ce corps délicat et meurtri ne souffre de sa tendre étreinte. Au lieu de ça, il lui restait le canapé. Ce n'est qu'une fois assis dans le salon qu'il prit conscience de sa propre fatigue. Il n'avait même pas le courage de se préparer quelque chose à manger et il s'endormit aussitôt que son grand corps eut trouvé sa place sur ce canapé trop petit pour lui.
Vers 1 heure du matin, au beau milieu son rêve, le pilote entendit une voix appeler : c'était Mac, il en était sûr mais il ne la trouvait pas. Soudain, il se réveilla tout à fait en tombant du canapé. Il était chez elle et elle l'appelait toujours d'une voix angoissée. Il n'était plus dans son rêve et il se rua vers la chambre en bousculant au passage une commode.
- Sarah ! Je suis là, tout va bien ma Chérie … ne crains plus rien !
- Harm ? Mais … la pluie … l'accident ?
- C'est fini, ce n'est plus qu'un mauvais souvenir !
- Je me souviens de tout …
- Je sais, Sarah !
- Quel choc ! J'ai mal partout !
- D'après Harriet, ton corps n'est qu'une multitude de bleu !
Il avait pris la jeune femme délicatement dans ses bras et elle retrouvait son souffle.
- Harm ?
- Oui, Mac ?
- Vous m'avez appelé "ma chérie" ?
- Oui Sarah !
- Vous m'avez dit "Je t'aime" ?
- Là, vous étiez sensée dormir …Dit-il en reprenant le vouvoiement habituel entre eux.
- Alors je rêvais ?
- Pas tout à fait je l'avoue …
- Alors il a suffit que je manque de me tuer pour que vous … Que tu me dises enfin ces mots là.
- Oui, je crois que j'en ai enfin eu le courage. Tu m'as fait une telle peur !
Elle retrouvait son calme dans les bras de l'homme qu'elle aimait depuis si longtemps en silence. Malgré les douleurs qui irradiaient tout son corps, elle appréciait le contact de ses mains sur sa peau. Il lui communiquait sa force dans cette douce étreinte.
- Ce n'est pourtant pas la première fois … que je risque de mourir sous tes yeux ?
- C'est certainement une fois de trop ! Plus que je ne pourrais sans doute en supporter.
- Alors c'est vrai ?
- Qu'est ce qui est vrai, Sarah ?
- Que … Que tu m'aimes ?
- Oui, je t'aime, Sarah Mackenzie. Et je suis fou d'avoir attendu tout ce temps pour te le dire enfin.
- Et qu'est ce que tu attends pour m'embrasser, Flyboy ?
Déjà leurs lèvres s'étaient trouvées pour le plus doux des baisers mais la passion aidant, l'étreinte de Harm se faisait plus forte et Sarah laissa échapper un gémissement de douleur.
- Je suis désolé, ma Chérie. Disait il en se séparant prestement de la jeune femme. Je te fais mal.
- Le moindre geste me fait souffrir. J'ai voulu me lever mais j'ai la tête qui tourne …
- Et où voulais-tu aller à 1 heure du matin ?
- … A la salle de bain … Et puis, j'ai faim ! Annonça-t-elle d'un ton ferme.
- Ah ! Oui, bien sûr. Si je t'y conduis, tu vas pouvoir t'en sortir seule ?
- Oui ! Enfin je crois … Quand même, je suis un Marin's … J'en ai vu d'autres !
- Hum ! Un Marin's un peu cabossé …
- OK ! Matelot, faites votre devoir de garde-malade ! On verra après …
Harm la souleva délicatement dans ses bras et la conduisit à la salle de bain.
- Tu m'appelles quand tu as terminé, pendant ce temps je vais voir pour nous préparer un petit quelque chose à grignoter. Ça va aller ?
- Je crois ! Merci … Mon Chéri !
- Pas de quoi … Ma Chérie !
Ils avaient ri tous les deux de ces petits mots si nouveaux pour eux.
Quelques instants plus tard, ils étaient installés dans le salon pour prendre le temps de manger les sandwichs que Harm avait préparés tout en buvant un verre de lait.
- Le gros steak attendra demain !
- Seigneur, j'aurai été incapable d'avaler un morceau de viande aujourd'hui …
- Sarah ! C'est toi qui dit ça, je ne te reconnais pas !
- C'est peut être l'amour qui me coupe l'appétit.
- L'amour ?
- Oui, l'amour ! Depuis le temps que j'attendais que tu te décides enfin …
- Et maintenant, tu sais ce qui t'attend ?
- Non ?
- Ton lit ! Aller oust Soldat ! Je te ramène dans ta chambre. Dit-il en la prenant dans ses bras.
- Oui, mais …
- Mais quoi ?
- Tu ne vas pas m'y laisser seule ?
- C'est une invitation ?
- A ton avis ? Et puis ce ne serait pas la première fois que nous dormons ensemble.
- Bien sûr, mais maintenant c'est différent : tu sais que je t'aime … et …
- Et alors ? Tu as peur de moi ?
- Non, de moi ! Et Colls a dit "raisonnable dans tous les sens du terme" …
- Harm ! Si ce n'est pas aujourd'hui, ce sera pour un autre jour … Bientôt … Nous avons attendu si longtemps !
- Je sais, nous rattraperons le temps perdu …
Et depuis quatre-vingt quatorze jours, ils avaient bien rattrapé le temps perdu !
…………
A très vite ... pour le 3e petit moment de lecture ...
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|  | | sedb Modératrice


  Age : 20 Inscrit le : 08 Oct 2006 Messages : 10991
 | |  | | CATH93 Nouveau


  Age : 49 Inscrit le : 01 Jan 2008 Messages : 44 Localisation : QUELQUE PART EN ILE DE FRANCE OU AU FIN FOND DU CANADA Humeur : RÊVEUSE ...
 | Sujet: RIEN QU'UN REGARD ... SUITE Sam 26 Jan - 18:42 | |
| Voici la suite ... 3
RIEN QU'UN REGARD... SUITE
24 décembre - QG du JAG
11H57
Bureau de Harm.
Harm est toujours perdu dans ses pensées quand Harriet et Bud se présentent à la porte de son bureau.
- Monsieur ? Vous ne partez pas ? Demande Bud.
- Pardon ? Ah oui Bud ! Si, je vais y aller pour profiter moi aussi de cet après-midi de liberté. Encore quelques minutes …
- Il n'y a plus que l'Amiral et vous, Monsieur …
Le Capitaine jette son portable sur le bureau avec un geste d'impatience :
- Je n'arrive pas à joindre Mac …
- Elle avait sans doute un rendez-vous et elle aura coupé son téléphone. Se hasarde Harriet.
- Un rendez-vous ? Le 24 décembre ? Elle vous a dit quelque chose, Harriet ?
- Non, Monsieur ! Mais le Colonel ne me dit pas tout … Même si nous sommes de très bonnes amies.
- Pardonnez-moi, Harriet. Allez, vous avez raison tous les deux, il est temps de fermer la boutique et de penser à Noël …
Quelques minutes plus tard, il monte dans sa voiture. Sans vraiment savoir pourquoi, il se retrouve sur le parking du centre commercial que Mac et lui fréquentent pour faire leurs achats.
Après tout, elle avait encore des achats à faire, Mac me l'avait dit il y a deux jours. Harriet a sans doute raison…
Il y a un monde fou et il sait très bien qu'il ne trouvera jamais sa partenaire dans cette cohue. Alors il décide de battre en retraite et de rentrer chez lui. Sur le chemin du retour, il revoit les dernières semaines passées près de Sarah. Une certaine harmonie s'était installée dans leur couple : Ils étaient heureux de s'être enfin avoué leur amour même si au JAG, personne n'était au courant.
Harm ne peut s'empêcher de penser aux hommes qu'il a vu aux cotés de Sarah presque autant que les jolies femmes qui se sont pendues au cou du pilote sous les yeux de l'avocate. Il n'oublie pas non plus le nombre de fois ou il a pensé la perdre à jamais. Combien de fois, son cœur avait explosé dans sa poitrine quand elle était en danger. Il avait même démissionné du JAG pour aller la rechercher au Paraguay et tant d'autres choses encore.
Sarah avait été là aussi pour lui : elle lui avait sauvé la mise plus d'une fois. Elle l'avait accompagné dans sa quête pour retrouver son père. Elle l'avait soutenu quand il avait découvert la mort de celui-ci en Russie. Pour la garde de Mattie, elle avait dit au juge qu'il était le père qu'elle aurait souhaité pour ses enfants. Elle avait annulé son mariage avec Mic quand il était porté disparu en mer lors du crash de son F14.
Oui, Sarah avait toujours été là au bon moment pour lui.
Et maintenant qu'ils sont enfin réunis, Harm sent qu'il a toujours peur de la perdre, comme si rien n'était définitivement écrit pour eux deux.
Comme s'il manquait un engagement entre nous ?
Un engagement …
A vrai dire, depuis qu'ils étaient ensemble, aucun des deux ne s'étaient vraiment installé chez l'autre, à peine une brosse à dent et quelques vêtements laissés là par hasard. Ils passaient presque toutes leurs nuits ensemble mais ils repartaient le matin avec un sac de voyages en permanence dans le coffre de leur voiture.
Sarah dit souvent que je me défile … Pourtant, je lui donne chaque jour des preuves de mon amour ! Je n'arrive pas à comprendre ce qui se passe depuis quelques jours ?
En effet, depuis presque une semaine, Sarah paraissait un peu soucieuse et aujourd'hui, ce silence ne pouvait que l'interpeller un peu plus. Harm n'avait toujours pas réussi à joindre la jeune femme, ni sur son portable, ni chez elle : c'était toujours la messagerie. Il avait laissé un nombre incalculable de message sans aucun résultat.
Il avait passé l'après-midi à traîner dans son appartement, à lire un dossier, à jouer de la guitare sans vraiment arriver à se concentrer. Un seul mot occupait son esprit : Sarah
Il doit être environ 16h30 quand il jette enfin un œil dehors : Il neige et il ne s'en est même pas rendu compte. Il fait le tour de son appartement avec un certain vague à l'âme quand soudain son regard s'arrête sur une photo dans un cadre, c'est la photo de son père avec lui aux commandes de l'avion. Il sait enfin ce qu'il doit faire.
Harm remet son uniforme de Capitaine de Frégate avec ses décorations, enfile son manteau et quitte son appartement : lui aussi a un rendez-vous.
………….
24 décembre
17h15
War Vietnam Mémorial.
La circulation est dense en cette vielle de Noël et Harm met un certain temps pour atteindre le mémorial. C'est le rendez-vous de tous les 24 décembre depuis qu'il est à Washington.
Il vient se recueillir et retrouver le souvenir de son père, Harmon Rabb Senior, parce que le 24 décembre 1969, celui ci n'est pas rentré de mission.
Harm se souvient que Sarah était avec lui pour le Noël précédent : Elle avait tenu à l'accompagner, et ce n'était pas la première fois qu'elle le faisait. Elle avait mis sa main dans la sienne quand elle avait senti qu'il était au bord des larmes. Il faisait un froid terrible ce jour là, comme aujourd'hui, alors Harm avait passé son bras autour des épaules de sa partenaire et il l'avait serré contre lui. Ils avaient senti aussitôt une douce chaleur les envahir. Ce n'était qu'une illusion mais tellement réconfortante pour l'un et l'autre.
Harm n'est plus qu'à une dizaine de mètre de l'endroit où est écrit le nom de son père quand soudain il est stoppé dans sa marche. Son cœur bat la chamade mais il reste figé sur place : elle est là.
Sarah est devant le mur. Elle est encore en uniforme. Le Colonel Sarah Mackenzie du Corps des Marin's des Etats Unis est venue rendre hommage au Lieutenant Harmon Rabb senior.
Harm est incapable de faire un pas de plus. Il la regarde comme si plus rien d'autre n'avait d'importance dans sa vie que de la voir là, devant ce mur. Elle passe les doigts sur les lettres gravées comme il l'a fait si souvent. Et avec une extrême lenteur, elle pose sa main droite sur son ventre, puis sur ses lèvres pour un tendre baiser et de nouveau sur le nom incrusté dans la pierre. Elle baisse les yeux, recule d'un pas et exécute le salut militaire avec la grâce qu'il lui connaît. Encore quelques secondes et elle tourne les talons et elle s'en va dans la direction opposée.
Sarah n'a pas vu Harm et il n'a pas osé l'appeler.
……………
Malgré la neige et le froid, il y a beaucoup de monde devant le mur en cette fin d'après-midi mais enfin Sarah arrive à sa voiture. Elle remarque aussitôt la corvette de son amant garée à peine à une dizaine de mètre de son véhicule.
Il est là, bien sûr ! J'aurai dû m'en douter : cette sensation étrange de sentir un regard sur moi quand j'étais devant le nom de son père… Il est temps que je réponde à ses messages !
Elle prend son téléphone portable et compose un message qu'elle envoie sur celui de Harm.
"Je t'attends à 19 h chez moi. Je t'aime. Sarah."
Et elle démarre aussitôt.
Avec un peu de chance, j'aurai le temps de prendre un bon bain bien chaud avant qu'il n'arrive. Et puis de toute façon, il sera certainement en retard … comme d'habitude. Heureusement que j'ai déjà prévenu Harriet …
……….
24 décembre
18h55
Appartement de Sarah.
La jeune femme avait largement eu le temps de se préparer pour la soirée chez les Roberts. En rentrant chez elle, elle avait trouvé pas moins de 7 appels venant de Harm sur son répondeur.
Plus les 5 messages sur le portable … On dirait que vous ne pouvez plus vous passer de moi, Pilote ! Douze appels depuis ce matin, 11 heures 31 exactement, voilà de quoi ravir le cœur d'une femme …
Elle met une dernière touche à son maquillage quand elle entend les trois coups frappés à sa porte.
18h57 …Impossible ! Ce serai bien la première fois qu'il est à l'heure !
C'est pourtant Harm qui se trouve à la porte.
- Hey ! Salut Pilote ! Trois minutes d'avance …
- Comme quoi tout peut arriver, Marin's !
Elle remarque aussitôt qu'il n'est pas tout à fait dans son état normal.
- Tu ne m'embrasses pas ?
- Pardon, Sarah, je manque à tous mes devoirs …
- D'amoureux transi ?
- Par le froid, oui et par l'amour aussi !
Et il la prend dans ses bras et l'embrasse passionnément. Quand ils se séparent enfin après cette étreinte Sarah est un peu surprise d'une telle fougue.
- On dirait que tu ne m'as pas vue depuis une éternité !
- Depuis cette nuit, tu veux dire … Enfin, tu étais déjà partie de chez moi quand je me suis réveillé. Et je t'ai à peine aperçue quand je suis sorti du tribunal ce matin.
- J'avais beaucoup de chose à faire aujourd'hui, des rendez-vous importants …
- Au point de couper ton portable ?
- Oui ! Tu m'as quand même laissé 12 messages … Je t'ai manqué à ce point ?
- Tu n'as pas idée.
Il la regarde avec une telle passion qu'elle en est chavirée. Il faut qu'elle lui parle d'une chose importante mais elle ne sait pas si le moment est bien choisi.
- Sarah … Tu es magnifique. Dit-il comme s'il venait seulement de le remarquer.
- Merci, Tu n'es pas mal non plus ! D'habitude, tu ne portes pas ton uniforme de gala pour le réveillon chez Harriet et Bud ?
- Ce soir n'est pas un soir comme les autres …
- Ah bon ?
- J'ai pris une décision importante, sans doute la plus importante de ma vie … Et j'ai pris cette décision quand … je t'ai vu au mur. J'arrivais juste quand tu repartais … Nous aurions pu y aller ensemble comme l'année dernière.
- Oui, je sais mais … Il fallait que j'y aille seule … J'avais besoin d'un tête à tête avec ton père !
Harm est surpris que la femme qu'il aime, soit allée au Mémorial pour s'adresser à son père comme il le fait lui-même depuis si longtemps.
- Tu es allée te plaindre de moi. Dit-il avec un léger sourire en coin. C'est ça ?
- Pas tout à fait … Mais, dis-moi, cette décision importante me concerne-t-elle ?
- Oui, ma Sarah, elle nous concerne tous les deux. Et il sort de sa poche un écrin en velours rouge un peu vieilli par le nombre des années. C'est pour toi, ma Chérie !
- Tu m'offres déjà mon cadeau de Noël ?
- Ce n'est pas un cadeau, c'est autre chose …
Il ouvre l'écrin et présente à Sarah une bague ornée d'un diamant entouré par deux saphirs.
- Mon grand-père a offert cette bague de fiançailles à ma Grand-mère en 1939. Mon père l'a offert à ma mère quand il l'a demandée en mariage …
- Et ?
- Elles me l'ont donnée toutes les deux, il y a déjà quelques années, en disant qu'elle devrait être portée par celle qui deviendra ma femme …
- Harm ?
- Sarah Mackenzie ! Acceptes-tu de devenir ma femme ?
Sarah ne sait plus quoi dire : elle reçoit enfin cette demande qu'elle attendait depuis si longtemps.
- Harm ! C'est si … Mon Dieu … Je ne sais plus … quoi dire ?
- Il me semble que la réponse doit être … oui … ou non !
Alors elle se jette dans les bras de cet homme qui vient de lui demander sa main.
- Oui, Harm ! Cent fois … Mille … dix mille fois "Oui".
- Oui, quoi ?
- J'accepte. Tu fais de moi la plus heureuse des femmes …
Après une nouvelle étreinte très passionnée, les deux amoureux se séparent juste le temps de mettre de l'ordre dans leurs idées. Sarah a les yeux pleins de larmes tant l'émotion qu'elle ressent est grande.
- Mon amour, ne pleure pas. Ton maquillage ne va pas y résister.
- Et toi, tu devrais retirer le rouge à lèvres que tu as sur la bouche … Et pour le JAG ?
- Nous verrons ça avec l'Amiral mais il est peut-être temps de partir.
- Tu as raison, nous allons vraiment être en retard …
Mais Harm a toujours la même idée qui le chagrine :
- Et ton rendez-vous …
- Quel rendez-vous ?
- Avec mon père ?
- C'est entre lui et moi ! Mais il semble que cela a porté ses fruits …
- Comment ?
- Ne t'a-t-il pas inspiré de demander ma main ?
- Qui sait ?
Merci Papa, je crois que tu m'as fait signe juste à temps pour que j'aille au mur et que je découvre Sarah …
………… La suite 4 ... c'est pour demain ! Ce soir, je fais les 15 ans de ma fille Nathalie ...
Bonne soirée à vous tous !!! Cath
|
|  | | Didine Administratrice


  Age : 29 Inscrit le : 11 Mar 2006 Messages : 10022
 | Sujet: Re: Rien qu'un regard [Terminée] Sam 26 Jan - 18:47 | |
| Bon anniversaire à ta fille alors.
Et bonne soirée. 
En attendant j'aime beaucoup ta fic.  _________________

 "Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur."Julien Green
Dernière édition par le Sam 26 Jan - 18:51, édité 1 fois |
|  | | sedb Modératrice


  Age : 20 Inscrit le : 08 Oct 2006 Messages : 10991
 | |  | | cam Addict


  Age : 19 Inscrit le : 07 Jan 2007 Messages : 1830
 | Sujet: Re: Rien qu'un regard [Terminée] Dim 27 Jan - 12:49 | |
| Bon anniversaire à ta fille
J'adore Vivement la suite!!! |
|  | | CATH93 Nouveau


  Age : 49 Inscrit le : 01 Jan 2008 Messages : 44 Localisation : QUELQUE PART EN ILE DE FRANCE OU AU FIN FOND DU CANADA Humeur : RÊVEUSE ...
 | Sujet: RIEN QU'UN REGARD ... SUITE Dim 27 Jan - 13:30 | |
| Belle journée à vous tous, Voici une petite suite pour vous faire plaisir ... mais toute petite !!! Car si hier soir, c'était les 15 ans de Nath, aujourd'hui, c'est resto avec mon mari et ma fille pour nos 27 ans de mariage. Et oui !!! Le mois de janvier est terrible chez nous, on a juste fini les fêtes de fin d'année qu'on démarre avec les anniversaires ... 27 ans, vous ne croyez pas que j'ai droit à une médaille ??? A plus tard, bon dimanche
RIEN QU'UN REGARD... SUITE 24 décembre 20h05 Résidence des Roberts.
Harriet commence à se demander si Mac et Harm n'ont pas oublié la soirée de Noël quand soudain le carillon de l'entrée retentit. En arrivant pour ouvrir la porte, elle entend des rires.
- Ah ! Vous voilà enfin ! Dit-elle en voyant les deux amoureux. Entrez vite, il fait un froid terrible.
- Pardonnez-nous Harriet mais nous avons eu un problème de voiture … Répond le Capitaine.
- Pas du tout, c'est toi qui nous as mis en retard …
Tiens, ils se tutoient maintenant ! S'étonne la jeune femme. C'est nouveau !
Mais déjà ils rejoignent les autres invités. L'ambiance est déjà très joyeuse et le punch doit y être pour beaucoup. Il y a aussi le fait de se retrouver entre amis pour le réveillon, tradition instaurée par Harriet et Bud depuis quelques années.
L'amiral Chegwidden observe tout son monde avec le sourire aux lèvres mais très vite son attention est attirée par les deux fortes têtes de son staff. Un verre de punch pour le Capitaine, un jus de fruit pour le Colonel, ils font honneur au buffet, complimentent la maîtresse de maison, ils vont de l'un à l'autre, ayant pour chacun un mot pour souhaiter un joyeux Noël. Bref Mac et Harm se comportent comme de parfaits invités.
Il y a quelque chose de nouveau entre ces deux là …et depuis quelques temps déjà, il me semble …Mais ce soir, ils ne se quittent pas d'une semelle. Et les regards qu'ils échangent en disent beaucoup plus long qu'ils ne souhaiteraient en laisser paraître. Je vais en avoir le cœur net ! Se dit AJ en se dirigeant vers ses deux avocats.
Mais Harriet remarque la bague que porte Mac et s'exclame :
- Mac, cette bague est magnifique !
- Merci Harriet, c'est vrai qu'elle est très belle et très ancienne aussi …
Harm se rapproche encore un peu plus de Sarah et passe son bras autour de la taille de la jeune femme en disant :
- Oui, cette bague est très ancienne, Harriet ! Elle est dans ma famille depuis plus de soixante ans.
Le silence se fait et tous les yeux se tournent vers le couple qu'ils forment. L'Amiral est stoppé net dans sa progression et un petit sourire se dessine sur ses lèvres. Le regard de Harm croise celui de son supérieur et AJ hoche la tête comme s'il donnait son consentement à ce qui va suivre. Conforté par ce soutien quelque peu inattendu, Harm parle un peu plus fort pour s'adresser à tous :
- Sarah va devenir la troisième Madame Rabb qui portera cette bague …
Un "oh" général se fait déjà entendre mais le pilote continue :
- Ce soir, mes amis, j'ai demandé à Sarah de devenir ma femme et elle a dit "OUI"!
Harriet laisse échapper un cri de joie et tombe dans les bras des fiancés. Un certain tumulte s'est emparé de l'assistance et chacun se presse pour féliciter les futurs époux.
- Quel merveilleux cadeau de Noël, vous nous offrez là ! Dit Bud tandis que sa femme n'en finit pas de manifester sa joie.
Sturgis donne une grande tape sur l'épaule de son vieux copain et demande :
- Permission d'embrasser la future Madame Rabb ?
- Permission accordée !
- Félicitations à vous deux mais sérieusement, Mac, êtes vous vraiment consciente de ce que vous faites ?
- Oui, Sturgis et j'en suis très heureuse !
- Alors, je crois que l'office de Noël que mon père va célébrer ce soir ne pourra que bénir votre amour …
L'Amiral est enfin devant les deux amoureux. Sarah et Harm attendent la sentence de leur supérieur mais ils sont tellement heureux qu'ils n'arrivent même pas à être inquiets. Cependant AJ prend un air sérieux tout en croisant les bras :
- Serait-il possible de savoir depuis combien de temps cela dure entre vous ?
- En fait, Amiral … Commence Harm.
- Depuis trois mois ! Termine Sarah. Il s'est enfin décidé quand j'ai eu mon accident au début de l'automne.
- J'en étais sûre ! Triomphe Harriet.
- Et vous nous avez caché ça pendant des semaines mais j'aurai dû m'en douter, vos disputes étaient un peu moins virulentes au JAG. Cela en devenait presque monotone. Mais qu'est ce que je vais bien pouvoir faire de vous ?
- Amiral …
- Silence, Capitaine ! Puis se tournant vers les Roberts, AJ ajoute : Je crois que je trouverai bien un moyen de vous garder tous les deux comme je l'ai fait pour ces deux là. Mais pour l'amour du ciel, si d'autres couples doivent se former au sein du JAG … attendez que je sois parti en retraite !
……………
24 décembre
23h45
Résidence des Roberts
Le retour de l'Eglise où le Révérend Turner avait célébré l'office de Noël s'était fait sans encombres malgré la neige qui commençait à tout couvrir de son blanc manteau. Le moment était venu d'ouvrir les cadeaux déposés au pied du sapin qui ornait le salon des Roberts.
Sarah, Jen et Harriet se chargent de la distribution : il y a des paquets pour tout le monde mais le plus grand nombre portent les prénoms des enfants Roberts. Quand le calme est revenu et que la jeune troupe montent se coucher sous la garde de Jen et Harriet, Sarah se pose enfin sur le canapé.
Un peu de calme ! L'annonce de notre mariage a généré un moment de folie mais quelle belle façon de dire les choses. Ainsi, je vais devenir "la troisième Madame Rabb qui portera cette bague …" après Gram et Trish. Je suis heureuse, tellement Heureuse. Harmon Rabb Junior, tu es le plus beau rêve de ma vie …
A travers ses paupières mi-closes, Sarah contemple son pilote préféré. Pour la première fois de la soirée, il se trouve à l'autre bout de la pièce, complètement accaparé par l'Amiral et le Révérend Turner. Leur conversation est si animée que Harm semble ne pas avoir remarqué qu'elle n'est plus près de lui.
Tout en l'observant, elle pose doucement sa main sur son ventre et elle prodigue une caresse à son doux secret.
C'est à ce moment que Harm la cherche du regard à travers la pièce et la découvre tranquillement assise avec cette main sur son ventre. Leurs yeux se rencontrent et n'en finissent pas de se dire l'amour qu'ils ont l'un pour l'autre.
Rien qu'un regard …
Harm remarque le geste de Sarah.
Je l'ai déjà vue faire ce geste là … Aujourd'hui, au mur … Sa main droite sur son ventre … sur ses lèvres pour un baiser puis sur les lettres gravées dans la pierre …
Les yeux du pilote se font interrogateurs et sur la bouche de la jeune femme se forment quatre lettres : B - E - B - E … Bébé ? Un bébé !
Rien qu'un regard … Rien qu'un geste, quatre lettres mimées sur les lèvres d'une femme amoureuse et tout est dit …
Harm se demande comment il n'est pas tombé à la renverse, son cœur va exploser. Il plante là ses deux compagnons, se dirige vers Sarah et lui murmure à l'oreille.
- Sarah Mackenzie, drôle de façon d'annoncer les choses ?
- Harmon Rabb Junior, tu n'es pas mal non plus dans le genre !
- Et tu comptais me le …
- Chut, plus un mot ! Gardons ça pour plus tard ! L'annonce d'un mariage est bien suffisante pour un soir de Noël …
- Et comme vœux de Nouvel An ?
- Pourquoi Pas ?
…………
25 décembre
8h45
Appartement de Harm.
Sarah se réveille doucement dans les bras de Harm. Elle sent sur elle le regard de son amant.
- Bonjour Madame Rabb !
- Bonjour Monsieur Rabb !
- Bien dormi ?
- Peu, mais bien ! Je dors toujours comme un bébé quand je suis dans tes bras.
Harm pose sa main sur le ventre de Mac puis du bout des doigts, il trace des petits cercles qui font frissonner la jeune femme. Il se lance dans les questions qu'il n'a pas eu le temps de poser depuis qu'il a compris qu'il allait être papa.
- En parlant de bébé, tu comptais me le dire quand ?
- Je n'ai eu la confirmation qu'hier …
- Tu avais des doutes ?
- Bien sûr, depuis une bonne semaine !
- Je comprends mieux pourquoi tu étais un peu soucieuse. Mais tu n'as pas répondu à ma question : quand comptais-tu me l'annoncer ?
- Hier, j'avais pris ma décision au mur, devant le nom de ton père.
- Mon père ?
- Oui, ton père ! Et puis, après une telle demande en mariage, je ne pouvais plus douter de mon choix.
Ainsi, c'était ça : Comme s'il manquait un engagement entre nous ! Mais Sarah continue :
- Je voulais être certaine de ne pas te forcer la main … Tout a toujours été un peu compliqué entre nous !
- Et puis, je t'ai demandé en mariage ainsi tu es sûre de mon engagement envers toi … Et depuis quand avons-nous concrétiser notre deal …
- Sept semaines !
- Sept semaines ? Avec quatre pour cent de chance ?
- Quatre pour cent de chance d'avoir un bébé …
- Après sept semaines de travaux pratiques, ce n'est pas si mal : j'étais certain de réussir …
Sarah le repousse en riant :
- Pilote, tu es vraiment trop sûr de toi …
……………
Suite 5 à venir ...
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|  | | sedb Modératrice


  Age : 20 Inscrit le : 08 Oct 2006 Messages : 10991
 | |  | | cam Addict


  Age : 19 Inscrit le : 07 Jan 2007 Messages : 1830
 | Sujet: Re: Rien qu'un regard [Terminée] Dim 27 Jan - 16:38 | |
| trop trop super
vivement la suite!!! |
|  | | CATH93 Nouveau


  Age : 49 Inscrit le : 01 Jan 2008 Messages : 44 Localisation : QUELQUE PART EN ILE DE FRANCE OU AU FIN FOND DU CANADA Humeur : RÊVEUSE ...
 | Sujet: RIEN QU'UN REGARD ... SUITE Dim 27 Jan - 20:11 | |
| Voilà la suite de ma petite histoire ...
RIEN QU'UN REGARD... SUITE
21 mars, l'année suivante,
15h55
Eglise du Révérend Turner
L'Amiral Chegwidden fait les cent pas devant la porte de ce salon où les femmes de son équipe se sont retranchées.
Mais que font-elles là-dedans, Mac est pourtant d'une ponctualité à toute épreuve et un jour comme aujourd'hui elle va être en retard pour la première fois de sa vie.
Il a d'abord entendu des rires, des murmures et depuis quelques secondes des exclamations puis la porte s'ouvre sur Harriet qui semble un peu paniquée.
- Amiral, pouvez-vous demander à Dave Colls de venir, vous savez l'ami de Jen, s'il vous plaît ?
- Mais personne n'a le droit de voir la ma …
- Oui, mais lui, il est médecin. Et si possible, discrètement, inutile d'affoler tout le monde … Surtout le Capitaine !
Trouver ce Dr Colls dans cette chapelle et le faire venir, sans éveiller l'attention, c'est mission impossible …Se dit AJ.
Harm attend avec Bud, Sturgis et Sergueî près de l'autel. Dans son uniforme de parade, le fringuant Capitaine de frégate semble ne plus tenir en place, il jette des regards nerveux dans l'allée centrale de la chapelle puis sur sa famille. Gram est là, près de Trish et Franck, elle observe son petit-fils avec une certaine fierté.
Heureusement pour AJ, Dave Colls se trouve dans les premiers rangs près de la porte d'entrée. Avec le sourire, l'amiral se penche vers lui.
- Docteur Colls, votre voiture gène le passage, il faudrait la déplacer, s'il vous plaît !
- Ma voiture ? Oh ! Mais oui, Amiral, je vous suis.
Dave Colls comprend tout de suite que l'Amiral a trouvé cette excuse pour faire appel au médecin plus qu'au conducteur de ce magnifique coupé Mercédes.
- Un problème avec Mac ? Questionne le docteur.
- Je n'en sais strictement rien. Harriet m'a juste dit de venir vous chercher.
- Amiral, voici les clés de ma voiture, ma sacoche est toujours dans le coffre, pouvez-vous aller la prendre. Je vais voir ces dames.
Me voilà relégué au rôle de bagagiste maintenant ! Soupire l'Amiral en exécutant la mission confiée par Colls.
Quand il revient devant la porte du salon où les femmes de son Staff sont installées, AJ entend la voix de Mac qui clame haut et fort :
- Je vais bien, pas la peine de jouer au docteur avec moi, Dave. Vous aviez largement le temps de faire ça, il y a six mois quand je suis arrivée dans votre service des urgences.
- Mais Mac …
- Non ! Je vais être en retard à mon propre mar …Et elle ouvre la porte pour tomber nez à nez avec son supérieur qui s'apprête à frapper. Oh Amiral !
- Mac ? Vous allez bien ?
- Oui, AJ ! Je n'ai eu qu'un étourdissement … le stress … un peu de fatigue, ce n'est vraiment rien …
- Mais dans votre état, Mac !
- Quoi, mon état ? Je suis un Marin's, j'en ai vu d'autre ! Dit-elle en s'énervant un peu plus.
- Oui, mais un Marin's enceinte de presque cinq mois, il me semble.
L'Amiral Chegwidden décide de prendre les choses en mains pour calmer le jeu.
- Dr Colls ? Votre avis sur la question ?
- Je ne peux rien faire de plus, Amiral. Mac est très nerveuse et ce léger malaise est … pour ainsi dire normal. La tension des derniers jours et …
- Merci Docteur ! Mesdames, je vais vous demander de me laisser quelques minutes avec Sarah, s'il vous plaît et vous aussi Docteur. Allez prendre vos places, nous arrivons pour que cette cérémonie puisse enfin commencer.
Quand la porte se referme sur eux, Sarah semble se détendre un peu mais son visage reste soucieux : elle craint d'entendre l'avis de son supérieur.
- AJ, je suis désolée … mais …
- Mac, vous n'avez pas à être désolée ! Je comprends beaucoup de choses, vous savez ! Je sais bien que vous êtes un Marin's et je ne suis pas prêt de l'oublier. J'aimerai savoir … de quoi avez vous peur ?
- Peur ? Mais AJ, que voulez vous dire ?
- Ce que je veux dire, Sarah, c'est que là-bas, dans cette chapelle, il y a un homme qui attend. Il est au bord de l'évanouissement lui aussi.
- AJ …
- Laissez-moi parler, Sarah ! Cela fait combien de temps que vous vous tournez autour tous les deux … Le jeu du chat et de la souris … Oh ! Ne dites rien, ce n'est pas la peine, j'ai largement eu le temps de vous observer. Il y a six mois, jours pour jours, qu'il vous a enfin avoué son amour. Le 24 décembre il vous a demandé de devenir sa femme et il me semble me souvenir que vous avez accepté. Aujourd'hui, vous portez son enfant … Et vous êtes là devant moi, merveilleusement belle dans cette robe de mariée, à deux doigts de devenir Madame Harmon Rabb. C'est ce que vous attendez depuis si longtemps … N'est ce pas ?
L'Amiral vient s'asseoir près de la jeune femme et lui prend la main. Puis il continue d'une voix douce et paternelle :
- Seulement voilà ! Vous avez peur qu'il se dérobe encore … Comme à chaque fois que vous avez pensé qu'il allait enfin se déclarer !
- J'y pense encore parfois.
- Savait-il pour le bébé quand il vous a demandé d'être sa femme ?
- Non, j'avais l'intention de lui dire mais pour une fois, il avait un peu d'avance sur moi …
- Vous voyez ! Cet homme qui vous attend ne se dérobera pas … Oh ! Je sais que vous pensez que les hommes qui ont traversé votre vie n'ont pas eu de chance avec vous, qu'ils n'ont pas réussi à vous conduire jusqu'à l'autel. A part Mic … mais ce fichu australien ne vous méritait pas !
- Je n'en suis rendue compte trop tard : Harm occupait trop mon esprit … Et puis, c'était comme une vengeance.
- Et lui ? Savez-vous qu'il avait peur de reproduire ce que son grand-père et son père ont fait avant lui : laisser une veuve et un orphelin ? C'est la raison pour laquelle il refusait de s'engager …
- Oui, je sais tout cela.
AJ s'interrompt un court instant pour lui laisser le temps de réfléchir.
- Sarah, je ne vous ai jamais demandé quelque chose de personnel. Que dis-je, ce n'est pas une demande, c'est plus une prière : Oubliez ce que vous avez été tous les deux. Imaginez plutôt ce que vous allez devenir : une épouse et son mari, une mère et un père, bref une famille aimante et heureuse. N'avez vous pas envie de connaître ce qui vous à fait cruellement défaut dans votre jeunesse.
- Je n'y croyais plus !
- Je sais, Sarah ! Aujourd'hui, je vous demande d'oublier que vous êtes un Marin's, un Devils Dog ! Oubliez votre devoir de soldat ! Vous n'êtes plus au sein d'une armée en campagne … ni dans un combat loin de votre pays. Vous êtes en sécurité. Soyez tout simplement la femme qui se cache sous votre uniforme et vos décorations, celle qu'il attend d'épouser pour le meilleur et pour le pire. Laissez-vous porter par son amour ! Préparez-vous à devenir une maman ! Pour Harm et pour votre enfant, vous serez tout d'abord celle qui leur offre sa vie et son amour avant d'être le Colonel Sarah Mackenzie du corps des Marin's des Etats Unis. D'accord ?
- Oui, AJ ! Merci !
L'Amiral Chegwidden se lève et prend le bouquet qui attend sur une table. Sarah vérifie une dernière fois son maquillage dans le miroir, arrange son voile et se dirige vers lui.
- Sarah, en me demandant de vous conduire à l'autel, vous m'avez fait l'honneur de me donner le rôle d'un père et je considère Harm comme un fils. Vous êtes tous les deux les meilleurs éléments que je n'ai jamais eus sous mes ordres même si vos éternelles disputes m'ont fait hurler, si vos réconciliations encore plus étonnantes que le reste m'ont donné envie de vous envoyer chacun à l'autre bout du pays. Croyez-vous qu'un père digne de ce nom laisserait ses enfants se perdre dans un mariage sans aucun avenir …
- Non, AJ !
- Alors, nous y allons ?
- Oui, je suis prête. Conduisez-moi vers ma nouvelle vie ! Grâce à vous, je n'ai plus peur. Merci … Papa !
Ce dernier mot fait naître un grand sourire sur le visage de l'Amiral Chegwidden et il dépose un baiser sur la joue de la jeune femme. Il ouvre la porte, tend le bouquet à Sarah et lui propose enfin son bras.
L'orgue retentit dans la chapelle et tous les regards se tournent vers l'entrée : Chloé ouvre la marche, puis c'est Mattie, viennent ensuite Jen et Harriet. L'amiral Chegwidden entre fièrement, droit comme un i dans son uniforme de parade, pour conduire Sarah vers celui qui l'attend près de l'autel.
Harmon Rabb junior voit venir vers lui la plus belle des mariées qu'il ait jamais vue.
Rien qu'un regard …
Rien qu'un regard entre ces deux là et on peut lire tout l'amour qui les uni.
Quelques instants plus tard, quand les nouveaux époux se tournent vers l'assistance, Harm remarque une silhouette un peu flou qui les observe depuis la tribune. Trish et Gram suivent le regard du jeune marié et découvrent, elles aussi, cette apparition d'un pilote d'un autre temps, figé dans son éternelle jeunesse. Le père et le fils ont le même sourire mais déjà la vision a disparu.
Emu, Harm se penche vers sa femme et murmure à son oreille :
- Il était là, Sarah …
- Oui, je sais ! Mon amour, il sera toujours là pour nous …
Un peu plus tard dans la soirée.
AJ Chegwidden lève son verre à la santé des jeunes mariés et prononce les quelques mots d'usages en de telles circonstances puis ce sera le tour de Bud même Franck Burnett, le beau-père de Harm ira de son petit couplet. La fête bat son plein et tous sont heureux du bonheur que l'on peut lire sur le visage de Sarah et Harm.
Un peu avant minuit, alors que beaucoup de couples se trouvent sur la piste de danse, le Docteur Dave Colls rejoint l'Amiral près du bar. Ils observent Sarah et Harm qui dansent amoureusement les yeux dans les yeux.
- Belle soirée, Amiral ! Beau couple ! N'est ce pas ?
- En effet, très beau couple mais ce soir, il n'y pas d'Amiral, seulement AJ, Docteur !
- Bien AJ et moi c'est Dave … Quand je les ai vus la première fois dans mon service, il était impossible d'ignorer la force de cet amour qui les unissait. Et étant donné leur personnalité, je me suis dit qu'avec ces deux là, la vie ne devait pas être monotone …
AJ se tourne vers Dave avec un léger sourire en coin.
- Vous n'avez même pas idée ! Au JAG, nous avons souvent cru qu'ils allaient déclencher la troisième guerre mondiale rien que tous les deux et les avoir sous mon commandement m'a donné pas mal de fil à retordre. Mais ceci dit, ils sont certainement les deux meilleurs avocats que j'ai connus.
- Vous les aimez tous les deux, n'est ce pas ?
- Oui, Dave !
- Comme un père ?
- Presque !
La fin arrive ... |
|  | | CATH93 Nouveau


  Age : 49 Inscrit le : 01 Jan 2008 Messages : 44 Localisation : QUELQUE PART EN ILE DE FRANCE OU AU FIN FOND DU CANADA Humeur : RÊVEUSE ...
 | Sujet: RIEN QU'UN REGARD ... FIN ... Dim 27 Jan - 20:21 | |
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SUITE ET FIN ...
EPILOGUE
4 juillet, une vingtaine d'année plus tard.
Résidence des Rabb, près de Washington.
Aujourd'hui, l'Amiral en retraite AJ Chegwidden se rend comme chaque année depuis 15 ans au barbecue du 4 juillet qu'organisent Mac et Harm. C'était devenu une tradition comme le fameux réveillon de Noël chez les Roberts et celui du nouvel an chez les Rabb. Les deux familles étaient restées très proche, presque indissociable comme une seule et même tribu.
AJ est devenu un vieux monsieur mais il veille toujours sur les anciens membres de son équipe. Il note les changements chez les uns et les autres et découvre avec plaisir les progrès de la nouvelle génération.
La famille Roberts s'était agrandie avec la venue des jumeaux, Steve et Andy, qui devaient bientôt fêter leurs 18 ans. Le jeune AJ Robert étudie le droit comme son père et son parrain. Jimmy, son frère cadet est en deuxième année de médecine. Harriet continue de mener les hommes de sa famille avec le même entrain que du temps du JAG. Bud devrait bientôt prendre sa retraite.
Sturgis s'en est allé depuis presque trois ans, laissant seule sa femme Bobby et la jeune Mackenzie. Mais pour rien au monde, la mère et la fille ne manqueraient les fêtes organisées par Mac et Harriet.
Jen avait quitté le JAG pour épouser Dave Colls, ce médecin qu'elle avait rencontré vingt ans plus tôt en accompagnant Mac pour une visite à l'hôpital quelques jours après son accident. Ils avaient trois adorables filles. L'ancienne secrétaire de l'Amiral, au passé un peu mouvementé, était devenue la parfaite épouse qu'attendait Dave et une véritable dame patronnesse.
David Harm Rabb était né le 21 juillet juste quatre mois après le mariage de ses parents et AJ Chegwidden était son parrain. C'était un solide jeune homme avec le même sourire ravageur que son père, les mêmes yeux aussi, mais un savoureux mélange des traits de ses parents. Du haut de son mètre quatre vingt dix sept, il adorait soulever sa "petite marraine" Harriet dans ses bras jusqu'à ce qu'elle demande grâce, ses pieds s'agitant à plus de trente centimètres du sol. Harriet disait de lui qu'il était le sixième homme de sa vie et qu'elle ne pouvait rien lui refuser. C'est elle qui avait plaidé sa cause près de Mac quand le jeune homme avait décidé de devenir le quatrième pilote de la famille.
Trois ans après la naissance de son frère David, Patricia Sarah Rabb avait bien faillit venir au monde au QG du JAG comme AJ Roberts. Mac avait perdu les eaux en plein tribunal alors qu'elle officiait comme juge. Harm, oubliant la défense de son client, avait porté sa femme dans ses bras jusqu'au bureau de l'Amiral sous les yeux effarés de celui-ci. Pour une fois l'ambulance était arrivée à temps. Cette charmante jeune fille ne savait pas très bien quoi faire de son existence, mais à juste 17 ans, Patricia n'avait vraiment qu'une envie : profiter de la vie et s'amuser avec ses amis. Alors pourquoi s'engager dans l'armée comme ses parents et son frère.
Mac avait quitté le JAG et le Corps des Marin's depuis une dizaine d'années pour se consacrer à sa famille. C'était pourtant une chose qu'elle n'avait jamais imaginé en épousant Harm. Elle était devenue juge mais elle décréta un jour qu'elle avait fait le tour de la question et que Harm et les enfants étaient beaucoup plus important que sa carrière. Avec Harriet et Jen, elle formait un trio d'amies inséparables et terriblement complices pour le plus grand bonheur de leurs époux. Madame Harmon Rabb conservait cette beauté qui avait séduit le fringuant pilote lors de leur première rencontre dans la roseraie de la Maison Blanche et ils étaient toujours aussi amoureux qu'aux premiers jours de leur liaison.
Harm avait pris sa retraite depuis presque deux ans : il avait fini par devenir JAG avec le grade d'Amiral. Il disait qu'il avait beaucoup appris sous le commandement de Chegwidden et qu'il lui en serait éternellement reconnaissant. Il avait eu lui aussi dans son équipe deux ou trois fortes têtes du même genre que Mac et lui dans leur jeune temps : il comprenait ce que l'Amiral avait enduré avec eux. Il pilotait toujours son Stearman et depuis sa retraite, il donnait des cours de pilotage dans la petite société d'aviation que Mattie avait créé avec son mari. Avec à peine quelques fils argentés dans ses cheveux et son éternel sourire de Flyboy, Harm voyait encore des femmes se retourner sur lui et cela le flattait. Il n'y avait plus qu'une seule femme dans sa vie et il bénissait le jour ou il avait enfin avouer son amour à Sarah.
Ce soir du 4 juillet, AJ Chegwidden est un vieux monsieur très heureux. Il regarde autour de lui ses "anciens" comme il les appelle, ceux qui sont devenus sa seule famille depuis de longues années. Il est fier comme un patriarche au sein de sa tribu.
Il sait aussi que ce traditionnel barbecue est sans doute le dernier car son cœur est bien fatigué. Alors qu'il parle avec le jeune David, il croise le regard de Harm …
Rien qu'un regard … Sans doute, un peu plus las qu'avant pour l'Amiral mais tellement reconnaissant pour tout ce qu'ils ont partagé depuis près de trente ans.
Harmon Rabb junior a compris… Il sait lui aussi !
Rien qu'un regard a suffit.
Ce soir là, l'Amiral AJ Chegwidden s'est endormi avec le sourire aux lèvres et il est parti pour un dernier voyage … Heureux …
FIN
Voilà c'est fini ... J'espère que vous avez aimé Pour moi, c'est une grande première ... Oui, ma première fic mais je n'ai pas dit mon dernier mot.
Bonne semaine à toutes et à tous ...
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|  | | sedb Modératrice


  Age : 20 Inscrit le : 08 Oct 2006 Messages : 10991
 | |  | | | Rien qu'un regard [Terminée] | |
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